Dernier Edito

Edito du numéro 60 (15 décembre 2017)

Un beau matin fatigué…[1]

Il fallait que cela arrive : je suspends après ce numéro 60 et cinq années pleines – putain, cinq ans – la publication du billet mensuel de DECODA. J’arrête, parce que plus envie. C’est dit.

Ca me pesait grave, vous ne pouvez même pas imaginer. Malgré le succès qui ne se dément pas avec ses 250 abonnés, ses dizaines de milliers de vues sur le Net dans près de 40 pays (eh oui !) et plus d’un millier de pages noircies depuis 2012… Grosse fatigue…

N’essayez pas une grève, surtout pas de la faim et encore moins de la soif, vous perdriez votre temps. N’adhérez pas à la « FI », hein ? Ca ne changerait rien… Même à « En marche »… Rien n’y fera !

Vous ne pouvez pas savoir la corvée qu’est devenu le devoir de sortir dix pages (ou plus, ou moins) à date convenue et de remplir mes huit ou dix rubriques obligées et, ça, chaque mois…[2] J’ai l’impression d’aller au bureau et ça ce n’est pas possible ! Pas ça, Stop !

En plus, l’indignation, les coups de gueule, les coups de cœur, s’articulent mal avec une périodicité à date fixe et peinent à se ranger en huit ou dix rubriques, de « l’Edito » à la « P’tite Biblio » en passant par le bonheur du « Crétin du mois », même entouré de toute l’affection de sa centaine de lauréat.e.s sur cinq ans.

Les pains, les parpaings, je veux pouvoir les distribuer par tous temps, dès qu’il le faut, à la minute où il le faut, sans attendre le 10 ou le 15 du mois. Dans ce monde, il n’y a plus que l’immédiat qui peut peser et je ne veux pas seulement pisser dans un violon…

Donc exit DECODA mensuel, on fait une pause, on arrête la publication rythmée comme la lune. On reverra ça plus tard, qui sait ? Peut être qu’on y reviendra lorsque la matière le justifiera pour de grands sujets de fond, un numéro de temps en temps comme un cadeau, mais plus selon une périodicité fixe. Sinon, ça devient la marguerite effeuillée dans le pot au feu du bon Brassens.

Du même coup je libère de sa besogne mensuelle mon admirable Comité de publication qui fut héroïque à relire sans faiblir mes élucubrations. Mais ne vous réjouissez-vous pas trop mes cher(e)s[3], y aura encore les billets à se coltiner ! Et souvent dans des délais encore plus brefs, mais en plus succinct que les numéros mensuels, ça c’est sûr. Promis.

Chers abonnés, de votre côté non plus, pas d’affolement pour l’heure, ou de joie excessive à cette mise en extinction du mensuel, les « Billets » impromptus vont fleurir et ils ne seront pas doux. Ils vont fleurir sans contrainte comme au printemps les mille fleurs ! On continuera aussi, bien sûr, les Brèv’vertes du bon Lucas. L’enjeu « Planète » est là et bien là, il ne faut donc pas mollir. Vous allez pouvoir continuer à vous en régaler. Tous ces futurs Billets sortiront du bois comme les « bourre-pif » du Lino des Tontons Flingueurs pour les cons lorsqu’ils ouvrent leur porte ou leur gueule, comme Blier, sans s’y attendre.

Et puis, après tout, les billets impromptus constituent les plus beaux succès d’audience de ce blog avec le record du millier de vues sur le Net au printemps dernier pour « La Blonde, la brute et le truand ». D’autant, en même temps dirait notre Jeunot, que l’audience du billet mensuel devient un peu poussive. Comme si vous vous emmerdiez vous aussi. On jurerait que, comme moi, vous fatiguez. Alors, qu’est ce qu’on attend pour être heureux ?

Un tout petit peu triste certes, mais quand même : enfin libre, bordel !

Joyeux Noël !

 

Notes de bas de pages

[1] D’après le bon Souchon :

« Tu verras bien qu’un beau matin fatigué

J’irai m’asseoir sur le trottoir d’à côté,

Tu verras bien qu’il n’y aura pas que moi

Assis par terre comme ça… »

[2] Sortir un papier argumenté et qui se veut de qualité prend du temps ! Ce travail devrait être fait par des gens dont c’est le métier, à temps plein et avc des moyens autres que ceux d’une personnes seule. Le billet mensuel de DECODA a existé parce que ce type de publication n’existe que très peu dans l’ensemble du paysage médiatique

[3] A., A., M., J.M. et L. en vous remerciant par vos seules initiales pour préserver votre anonymat et votre sécurité d’avoir mensuellement ainsi lié votre sort à mon billet !

 

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