DECODA(NA)GES n°37 – 15 novembre 2015

Une fausse manoeuvre a fait disparaître du blog la publication du jour, désolé. Je dois la rétablir et elle vous sera à nouveau notifiée…

DECODA n°37 est paru, en une ou deux colonnes bonne lecture !

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4 Commentaires

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4 réponses à “DECODA(NA)GES n°37 – 15 novembre 2015

  1. Lucas Bodet

    Les climato-sceptiques représentent 5% (éparpillés) du consensus scientifique, pourquoi leur donner de l’importance?
    Mais voilà, s’il faut en parler, ils sont généralement grassement rétribués par les dirigeants des industries fossiles, mais bénéficient aussi de soutiens politiques de premier ordre (Bush fils notamment pendant tout son mandat, le très riche Tea Party aujourd’hui…).
    A côté, on a le GIEC qui pâtit d’un déficit de crédibilité depuis ses conclusions volontairement surévaluées dans ses 3è et 4è rapports, mais qui ne remettent toutefois nullement en cause la responsabilité de l’activité humaine dans le changement climatique (nous serions ainsi entré dans une nouvelle ère : « l’anthropocène »).
    La COP 21 (communication, publicité, déclarations de ministres…) est gênante parce qu’elle culpabilise la société et les citoyens, et dédouane la politique de ses obligations et de ses responsabilités. Il faut noter le travail exceptionnel et inédit dans l’histoire (tous sujets confondus) de la diplomatie française, menée en première ligne par Hollande, qui a arraché des engagements tout aussi exceptionnels notamment de la Chine, du Canada et des Etats Unis (comme par hasard ceux qui ont tiré la chasse du Protocole de Kyoto). Reste des cas litigieux, comme l’Australie, menée par un premier ministre aux mains des industries polluantes, mais qui est en train de se heurter à une société jeune, dynamique et ouverte sur cette « voie verte » (mes amis australiens m’indiquent une quantité astronomique d’initiatives citoyennes dans les grandes villes).
    Le plaidoyer « Osons » de Nicolas Hulot (hors considération du personnage), est au dérèglement climatique ce que « Indignez-vous » d’Hessel est à la citoyenneté, je ne peux que le recommander.
    Pour finir là dessus, la COP 21 s’annonçait comme un nouvel échec « politique », mais le vent semble tourner, peut-être sous l’effet des ultimes espoirs, mais encore une fois on ne peut que regretter ce système de décision par des clubs de gouvernements, sans présence dans la décision finale des ONG, associations, citoyens… Y’a encore du travail ! Et cela passe par un changement radical de paradigme économique, ce que la COP 21 sera incapable de faire dans le schéma actuel.

    Un peu de littérature pour alimenter le débat : « La Troisième Révolution Industrielle » de Jeremy Rifkin ; « Tout Peut Changer, Capitalisme et Changement Climatique », de Naomi Klein.

    Lucas

    • Faut il vraiment regretter le monopole des Etats dans cette négociation ? telle est la question. N’en suis pas sûr. J’observe que les Etats agissent aussi sous la pression de l’opinion publique; il faut donc que l’exigence citoyenne se développe encore davantage pour contrecarrer la pression sur les Etats des lobbys surpuissants qui s’opposent à des mesures plus drastiques cantonnant le réchauffement.
      Je préfère ça à un système où ce sont les lobbys qui sont directement aux manettes fut ce des ONG ou les citoyens directement ! La démocratie directe mondiale n’est pas encore à l’ordre du jour et je préfère le système représentatif qui rend des arbitrages entre des intérêts contradictoires.
      Aux électeurs aussi de se donner des représentants qui aient une vraie fibre environnementale et développement durable. Bref, des gens qui ne font pas le Grenelle de l’environnement pour ensuite déclarer que le développement durable passe après les contingences économiques circonstancielles… Suivez mon regard !

  2. BRUNO

    Une petite observation concernant les impôts locaux, en décalage avec l’approche médiatique majoritaire.

    Ce qui a été voté en 2008 était la suppression du bénéfice d’une demie part fiscale, pour le calcul de l’impôt sur le revenu, dont bénéficiaient les veufs et veuves.

    Moi-même, j’avais bénéficié de cette demie part depuis le décès de mon épouse en 2007 et je pense qu’elle n’était pas vraiment justifiée, hormis peut-être la première année suivant le décès, où le veuf/veuve devait payer les impôts sur les deux revenus de l’année précédente.

    S’agissant des personnes, veufs ou veuves, qui avaient des revenus faibles, mais imposables normalement, l’effet de cette demie part supplémentaire les rendait non imposables sur le revenu et, ipso facto, leur permettait de bénéficier aussi de l’exonération de la taxe d’habitation, accordée aux personnes non imposables à l’impôt sur le revenu.

    Dès lors qu’elles sont (re)devenues imposables du fait de la suppression de ce qui était une niche fiscale, ces personnes (pas nécessairement retraitées, je crois, même si c’est la majorité des cas probablement) n’ont aucune raison objective d’être exonérées à perpétuité de la taxe d’habitation.

    Ainsi un jeune travailleur ayant le même revenu qu’une veuve retraitée, devrait-il payer cette taxe d’habitation, et non celle-là.

    Je ne pense pas que la justice fiscale soit respectée et c’est pourquoi, me semble-t-il, le gouvernement avait prévu l’exonération de la taxe d’habitation pour les veufs et veuves uniquement à titre transitoire, jusqu’en 2015.

    Ce n’est donc pas une erreur de Bercy ni du gouvernement mais simplement la peur d’une exploitation populiste de ces cas particuliers avant les élections, qui a fait reculer le gouvernement face au déferlement médiatique, exploitant la détresse de petits vieux choisis pour le 20 heures, avec leur feuille d’impôt à la main.

    Sauf erreur de ma part, toujours possible, l’exonération ne concernait pas que les retraités et si tel était le cas, à quel titre les retraités devraient-ils payer moins d’impôts que les autres personnes disposant des mêmes revenus (jeunes travailleurs, chômeurs, etc.) ?

    Bruno

    • Bruno
      Tu as raison c’était un raccourci dans mon propos et ce n’est pas seulement les petits vieux bien entendu qui sont concernés.
      De même, sur le fond, cette niche fiscale est injustifiée au delà peut être de la première année suivant la disparition du conjoint.
      En revanche, le dispositif expirant en 2015 n’était pas un dispositif binaire (niche avant 2015/disparition de la niche en 2015) mais une progressivité de la disparition de la niche entre 2013 et 2015 pour en atténuer les effets qui avaient déjà explosé avant dans les médias et sur les feuilles d’impôt de 2012. Souvenons nous !
      En revanche encore, je ne peux pas croire que dans le contexte anti fiscal qui s’est aggravé depuis et que connaît bien le pouvoir actuel (contexte bien entretenu par les crétins des médias et les lobbys), il ait laissé cette abrogation de la niche arriver à son terme à l’automne 2015, comme prévu et sans rien faire, juste parce que cette suppression serait, comme nous le pensons tous les deux, justifiée… pour d’ailleurs ensuite reculer aux premiers cris sous la pression préélectorale !
      Tout ça serait parfaitement incohérent.
      Donc je persiste à penser à un oubli pur et simple ou une mauvaise appréciation des effets « compensateurs » (pour cette aggravation) des baisses d’impôt décidées par ailleurs… Mais bon, saura t-on un jour la vérité ?
      Plus globalement, depuis bien avant 2012, le pays est ingouvernable fiscalement : tous appellent au grand soir fiscal et sont prêts à raconter n’importe quoi (par exemple que la moitié des français ne paient plus l’IR ! alors que la CSG que tout le monde paie (majoritairement à 8%) n’est que le faux nez de l’IR).
      Mais à la première mesure significative tous hurlent, ricanent, diabolisent.. il n’est que de voir les réactions de l’usine à crétins (sans parler des politiques et des militants) sur l’étape 2 du rapprochement IR/CSG avec le récent amendement Ayrault abaissant la CSG pour les plus modestes (1ère étape de la progressivité de la CSG !), après l’étape 1 de l’instauration du prélèvement de l’IR à la source…
      Espérons juste que le Conseil constitutionnel ne censurera pas. Je vais aller voir la décision du CC rendue du temps de Jospin les médias font le parallèle et il faut vérifier… tout vérifier de ce qu’ils disent car ils sont incompétents et paresseux.
      Merci de ton commentaire aiguisé comme d’habitude et qui fait avance le débat !
      Tu nous prouves toujours, et c’est un plaisir sans cesse renouvelé, que pour longtemps encore, il faut souhaiter être jugé, quitte à devoir être jugé, par un magistrat plutôt que par un journaliste !

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