Billet d’Actu 30/03/2016

Billet d’Actu « minute »

La réforme constitutionnelle à la trappe…

Le Président de la République a dû annoncer l’abandon du projet de réforme constitutionnelle.

Plus d’état d’urgence inscrit dans la Constitution, ce qui va permettre toutes les QPC[1], possibles et imaginables, à répétition, et la déstabilisation permanente des mesures prises dans le cadre d’un Etat d’urgence décidé et mis en œuvre sur la base d’une loi ordinaire. Bravo, le barbu vous remercie bien.

Plus de déchéance de nationalité, ce qui va réjouir tous les complices des terroristes assassins (des dizaines, voire des centaines comme on a pu le mesurer depuis les attentats de Paris et de Belgique), même si ces derniers, les terroristes, dès lors qu’ils ont décidé de mourir, n’en ont rien à foutre de la nationalité et d’un passeport qu’ils ont déjà brûlé, ce qui fait bien sûr, en bonne logique, qu’on doit les garder dans le giron national ! En outre, pour leurs complices cela avait un sens concret[2]. Sens profond pour tous : en France, on doit pouvoir rester français même quand on prend les armes, avec ses ennemis, contre son pays. Ça c’est champion en consumérisme ! Magnifique.

Plus de réforme constitutionnelle de notre justice et de ses Parquets, alors que la Cour européenne des droits de l’homme nous enjoint de les rendre plus indépendants. Ce ne sera pas fait et on continuera à être la risée des démocrates et des cours supranationales de justice.

Tout cela, par la « grâce » de la mise en lambeaux des restes d’union nationale sous les coups conjugués d’une partie de la gauche et la droite dite républicaine.

Cette dernière a joué un coup de cochon qui restera dans les annales en votant à l’Assemblée nationale la réforme constitutionnelle, puis en la refusant ensuite au Sénat quinze jours plus tard en retenant une rédaction inacceptable par l’Assemblée nationale. Et en ajoutant, officiellement via le Président du Sénat, qu’une navette entre les deux chambres serait inutile, le Sénat assurant qu’il ne changerait pas de position. La gauche de la gauche, quant à elle, a campé sur une vision mystique du droit du sol au prix de mensonges éhontés et s’est faite, une fois de plus, l’alliée objective et complaisante des islamistes.

Les médias ont surfé sur la vague des scoops en continu qu’ils faisaient naître et ont le culot de dire, in fine, devant le feu qu’ils ont allumé et entretenu et qui s’est éteint : « quatre mois pour rien ».

Tous les savonneurs de planche, sans distinction, méritent les compliments de la République et les remerciements de la Nation qu’ils bafouent en disant que ce désastre est la faute de Hollande. Il s’y serait mal pris, peuchère, les pauvres chéris. Qu’ils se regardent dans une glace.

Bref, un bien beau pays auquel on souhaite des lendemains qui chantent sous les bombes des islamistes ou/et les joyeusetés que lui promet le Front national. Marine, ses sbires et ses soudards, s’en pourlèchent déjà les babines.

Notes de bas de page

[1] Question Prioritaire de Constitutionnalité qui permet en permanence à n’importe quel citoyen de remettre en cause une loi ordinaire à l’occasion de tout procès ; ce sera le cas de toutes les lois qui décrèteront ou prolongeront l’état d’urgence ; lorsqu’un dispositif est inscrit dans la constitution il est de ce point de vue sécurisé et le risque QPC disparaît

[2] L’effet dissuasif pour tous les complices et comparses des terroristes islamistes, et ils sont nombreux, était réel quoi qu’on en ait dit chez les benêts : risquer de se retrouver renvoyé vers le pays de leur seconde nationalité n’étant pas une perspective engageante même pour eux

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