Billet d’Actu post 2ème tour des départementales

On a marché sur la laine… et on est pas débarrassé des vieilles hunes

Une fois de plus le front républicain a fonctionné, à gauche mais aussi à droite puisque les infâmes consignes de notre petit ancien président (Ni-Ni, puis FNPS) n’ont pas été appliquées à la lettre par les électeurs de l’UMP et du centre.

Bilan des courses, of course, zéro conseil départemental gagné par le FN, 31 binômes estampillés extrême droite élus (sur plus de 2000 à élire, soit moins de 1,5%), un nombre de voix portées sur le FN qui ne progresse pas en volume… A part ça, les médias louent les progrès du FN, l’ancrage de la marine (ouaf…) et continuent à vous prendre pour des cons.

Franchement, ici on s’en tape que l’UMP et le PS s’échangent grosso modo leurs apparts départementaux respectifs (40/60, puis l’inverse ou à peu près). Sauver les barons locaux du PS n’était pas notre combat principal qui reste, même à ce type d’élections, un combat contre l’extrême droite. Pourquoi ? Parce que notre combat est contre la bêtise depuis celle des tarés de racistes, au crane rasé ou pas, jusqu’aux costards cravates qui vous enfument sur les bienfaits d’une sortie de l’Europe et de l’Euro, en passant par les crétins qui pigent que dalle et utilisent leurs carte d’électeur comme une zappette. Voilà, comme ça c’est clair ! Même si Sarkozy ment sur son soi-disant triomphe hors norme aux départementales des 22/29 mars dernier, puisqu’il fait un moins beau résultat que Copé aux municipales de l’an dernier et que la gauche avec 34 départements fait mieux qu’en 1992[2], on s’en fiche, notre ancien président reste encore un républicain et son alliance est au centre et pas avec le FN.

Pour décider de qui gère les routes, les collèges et le social, UMP/UDI/PS et leurs alliés, ce sont tous a priori des républicains et, donc, même si on aime pas le programme national de l’UMP car il privilégie les nantis, les plus aisés, les intérêts des puissants au motif de la recherche d’une plus grande réussite économique, le principal est que le FN soit resté très bas, hors des manettes, à l’issue de ces élections et que les partis républicains ne soient pas affaiblis vis-à-vis de l’extrême droite, conduisant à un risque d’alliance contre nature.

Une fois de plus, malgré ces résultats qui sonnent pour tous ceux qui ont un cerveau comme une défaite de l’extrême droite par rapport à ses objectifs et les promesses de médias serviles, le FN fanfaronne encore un peu, mais les nez se tordent et les bouches se déforment sous la haine et le ressentiment. Hein Jean-Marie ? Niqué le FN par rapport à tout ce qu’ils, médias, sondeurs et même le FN lui même, avaient claironnés depuis des semaines (soi-disant 1er au premier tour avec 30%, soi-disant des centaines d’élus au second, soi-disant plusieurs départements conquis…). On se gondole bien. Longue vie à l’UMPS, car c’est celle de la République !

Malgré tout, dès le soir du second tour, la « gauche de la gauche » a cru bon de refrapper et de remarquer contre son camp, en réclamant une inflexion politique de la ligne gouvernementale dans un sens qu’une large majorité de français manifestement rejette. Il faut être un peu naze pour prétendre qu’il y a une majorité électorale en France pour une inflexion à gauche du candidat et programme élu en 2012.

En plus, en se fondant toujours sur les mêmes vieilles lunes très minoritaires au sein même du PS, face à une large majorité qui ne croit pas que le programme du candidat Hollande en 2012 ait pu être fixé par le meeting du Bourget[3]. Allez comprendre ? Comment peut on être aussi consternants ? Il n’y a qu’une explication ces gens là ont perdu tout sens collectif et des réalités, et ne jouent plus que leurs carte et idées personnelles et, ce, au détriment des intérêts de ceux qu’ils prétendent défendre… En fait ils s’en tapent.

Ils vont faire gagner le gros lot à notre pays, en 2017 : le programme de l’UMP et son désastre social annoncé (précarisation extrême des travailleurs, réduction drastique des services et dépenses publiques, notamment sociales) pour rétablir, alors là pour de bon, la compétitivité et la rentabilité du capital des syndiqués du Medef.

Bravo les gars, là, vous allez voir ce que « libéral » veut dire ! Mais c’est peut être au fond ce que vous souhaitez pour vous refaire une cerise majoritaire… ça s’appelle la politique du pire. Nous, on n’en mange pas.

Notes de bas de page

[1] Contrepètrie de première lettre d’un mot, de mots et des deux

[2] Elle n’en avait que 20 à ma connaissance

[3] Ou qui se refusent à travestir les propos qui y ont été tenus en substituant « ennemi » à « adversaire », car dès lors en effet aux alentours du mot « ennemi » le mot « trahison » peut roder… malins, non les zozos qui veulent vous faire croire que c’est le programme de l’aile gauche du PS, voire celui de Mélenchon, qui a été élu en mai 2012 ?

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