Bonjour la seringue…

 

Mais dans quelle seringue nous sommes nous donc mis à la fin du siècle dernier?

Par la ratification sans réserve du Pacte des droits civils et politiques de l’ONU, nous nous sommes assujettis à un Comité d’experts, dit Comité des droits de l’Homme, qui, sans aucune légitimité élective ou juridictionnelle s’avise désormais de remettre en cause la jurisprudence nationale et européenne sur la manifestation des convictions religieuses. Ce Comité l’a fait à l’occasion de la saisine qu’ont effectué Mme Afif, la salariée licenciée par la crèche Baby Loup pour non respect de son règlement intérieur, et ses soutiens.

En effet, ces messieurs, il ne doit pas y avoir de dames, s’avisent d’enjoindre la France de revoir sa législation et de dédommager la dame Afif…

C’est comme si, en matière d’environnement, les experts du GIEC pouvaient contraindre les Etats et les décisions souveraines de leurs tribunaux. Vous vous rendez compte ? Les dames voilées bénéficient ainsi d’un sort plus favorable que la protection de la planète. On croit rêver !

L’affaire Baby Loup revient ainsi, et par l’ONU mazette,  sur le devant de la scène car les islamistes, en bons fanatiques, ne lâchent jamais leur proie. Et là ils n’allaient pas lâcher, car, il faut dire, cette affaire c’est le Baby loup dans la bergerie islamiste !

En réalité, qui peut croire que par leur djihad judiciaire les islamistes et leurs soutiens défendent la liberté individuelle alors qu’ils veulent la détruire ? Personne.  L’islam radical et la charia sont la négation de nos principes et valeurs démocratiques comme l’a jugé déjà la Cour européenne des droits de l’homme dès le début des années 2000.

La soi-disant défense des droits de Mme Afif, la dame licenciée par la crèche Baby Loup avec la validation de la Cour de cassation française (en Assemblée plénière en 2014), n’est que le faux nez du prosélytisme nécessaire à la propagation de la foi musulmane radicale qui asservit les femmes et abrutit les hommes.

Il ne faut donc pas accepter les injonctions « onusiennes » du Comité Théodule et se battre. Ici on le fait et on vous donne les armes pour ne pas vous faire enfumer par des médias complaisants et/ou incompétents.

D’abord bien se souvenir de ce qu’avait décidé notre propre Cour de cassation. Il suffit de relire le communiqué de l’époque :

https://www.courdecassation.fr/jurisprudence_2/assemblee_pleniere_22/arret_n_29565.html.

Ensuite, comprendre pourquoi la dame déboutée n’a pas saisi la Cour Européenne des Droits de l’Homme si elle n’était pas satisfaite de la décision de la Cour de cassation française.

C’est pour une raison simple : elle n’avait aucune chance devant la Cour européenne car la décision de la Cour de cassation est conforme à la jurisprudence de cette Cour. De même, la loi française qui a fait suite à cette affaire et a ajouté un article au code du travail pour préciser ce que peut prévoir le règlement intérieur des entreprises en matière d’expression des convictions philosophiques, politiques ou religieuses en leur sein, est également conforme dans ses grandes lignes aux prescriptions de la convention européenne des droits de l’homme (article 9, 1 et 2).

En conséquence, il valait mieux pour la dame Afif saisir l’ONU pour espérer un traitement plus favorable par une instance, si ce n’est inféodée aux islamistes, largement imprégnée par les conceptions communautaristes anglo-saxonnes.   Le comité chargé de veiller à l’application du Pacte des droits civils et politiques, Pacte auquel la France est partie sans avoir émis de réserve pour préserver sa conception de la République et de la laïcité, n’a pas déçu de ce point de vue les attentes de Mme Afif.

DECODA vous fournit le texte de l’avis de ce Comité que les médias n’ont surtout pas produit car sans doute jugé par eux trop difficile pour leurs lecteurs… Il est édifiant.

Comité ONU Baby Loup CCPR_C_123_D_2662_2015_27597_F

Le Comité n’applique pas lui même toutes les dispositions du Pacte (au respect duquel il est pourtant chargé de veiller) lorsqu’elles le dérangent. Ainsi en va t-il de l’article 18.3 de ce Pacte très proche de l’article 9.2 de la CEDH et sur lequel le comité semble s’assoir gaillardement. Ce sont bien ces deux dispositions pourtant qui viennent au soutien de la décision de la Cour de cassation française et de notre loi nationale.

L’Ufal le démontre dans un article très complet de Charles Arambourou, article qui constitue par ailleurs un excellent rappel des données de fait et de droit face aux mensonges de nos ennemis et à la nullité généralisée des médias…

https://www.ufal.org/laicite/baby-loup-erreurs-et-non-dits-juridiquescomment-les-ennemis-des-associations-laiques-exultent/?utm_source=mailup&utm_medium=courriel&utm_campaign=flash

Avec ces éléments, vous pourrez ainsi mieux mesurer l’étendue du désastre qui nous guette. Les racistes et les populistes ont de beaux jours devant eux en Europe si nous nous inclinons devant un tel avis.

Mais Macron saura t-il résister ? Il le faudrait pourtant et en tenant bon jusqu’au conflit au besoin.

En attendant, il faut se battre et diffuser les informations exactes et vérifiées. Les médias ne l’ont pas fait comme le démontre Céline Pina dans le texte ci-après communiqué par l’ami Jean Petrilli.

Texte de Celine Pina sur Face Book

Il faut avoir vu également sur You tube son débat courageux contre l’avocat de Mme Afif à propos de l’avis du comité de l’ONU pour mesurer la dureté du combat qui est à mener sans relâche (le lien pour suivre de débat est dans le texte de Céline Pina). Le combat continue donc. Implacable.

L’idéal serait que la Cour de cassation française s’appuie sur la CEDH pour conforter sa position actuelle sur l’affaire Baby Loup et sans que son Premier président ne mollisse…

Il faudrait aussi que le gouvernement français soit courageux sur la conception française de la laïcité. Le Comité n’ayant pas appliqué convenablement l’article 18.3 du Pacte, si la situation perdure notre pays serait fondé à déposer une réserve nouvelle tendant à la protection de sa conception de la République et de la laïcité face à un Comité qui dérape.

Mais est-il courageux et a t-il encore une colonne vertébrale laïque ? Il a l’occasion de le prouver.

A défaut ce sera un vent fort dans les voiles de nos ennemis qu’il aura lui même soufflé ! Comme si le FN n’était pas assez haut dans les sondages…