Brèv’vertes n°12

Un an déjà que Lucas nous régale avec ses « Brèv’vertes » mensuelles.

Voilà donc la livraison n°12 en billet spécial en l’honneur de cet anniversaire !

Elles sont toutes archivées comme des trésors précieux dans la rubrique « Sauvons la Planète ? » Rubrique qui, avec l’élection du gros con peroxydé,  pourrait être renommée beaucoup plus justement « Dans ton cul la Planète ! » d’après Lucas. Mais l’optimisme est dans l’action et dans nos coeurs

Signalé à l’occasion du présent billet, le papier récemment publié en rubrique « Le DECOD’AC » sous rubrique « Les DOCS » de l’ami Loïc Nicolas sur la confiance en politique. Précieux par les temps qui courent.

Mais assez bavardé, ne retardons pas davantage le plaisir à tirer des Brèv’vertes :

Brèv’vertes n°12

Cette rubrique souhaite apporter de l’eau (ou ce qu’il en reste) au moulin des informations traitées en une ligne dans les bandeaux des chaînes continues. Comprendre les liens entre les mobilisations locales et les actions internationales, entre les idées géniales et les absurdités, entre les phénomènes climatiques isolés et l’avenir de la planète, tel est l’objectif de ces « brèv’vertes ».

  • La sève qui monte et la grosse élection…

Ça aurait pu être le titre d’une fable de La Fontaine (ou de sa femme), sans fausse modestie. Du coup, j’aurais pu esquisser une fresque politico-romantique empreinte de bienveillance envers la Nature, sur le thème de l’incompréhension intrinsèque des enjeux économico-institutionnels du carcan éducatif capitaliste développé par un courant centripète de mystification post-moderne… Ça ressemble à du Macron ! Avec du fond.

Mais finalement, est-on en capacité d’élever un débat flirtant avec un plafond flottant très bas? Sommes-nous collectivement en mesure de faire surgir des forces jamais exprimées? On pense forcément à la puissance de la vérité, à la puissance de la transparence, à la puissance de la légitimité, et surtout à la puissance du Port du Havre (et sa culture de la betterave)! L’absurdité de l’actualité aurait pu être un moteur pour tous les commentateurs que nous sommes, jonglant avec les débats, les sujets, les discussions comme un chat joue avec sa balle. C’est amusant, très vite lassant, et propice à trouver une autre mouche à chasser. Sauf que l’absurdité tient bien au chaud, tout contre elle, la dangerosité d’une situation que l’on peine à imaginer.

Alors que plus de 80 associations se sont réunies pour répondre « Présent! » à l’appel des solidarités, soutenues par des milliers de citoyens, on assiste à un combat d’égoïsme et d’entre-soi pour administrer ces mêmes personnes qui émettent leur besoin d’unité pour améliorer le monde, ensemble.

D’un autre côté, ce sont d’autres citoyens qui vont afficher leurs envies du passé, déshumanisées, et autocentrées autour d’une chimère : l’étranger. « On se fait toujours des idées exagérées de ce qu’on ne connaît pas », écrivait Camus. Et comme lui, « on sait maintenant qu’il n’y a pas de bonheur dans la haine », constat amer tiré de « Les Justes ». La justice, ou plutôt l’injustice, est désormais au croisement de toutes les réflexions. Il faudra expliquer aux simples d’esprit que nous sommes que la justice peut être invoquée pour différencier des personnes en fonction de leur culture, religion, couleur de peau, ou revenu mensuel, mais qu’elle peut être piétinée en raison d’un supposé complot fomenté dans l’ombre.

Il faudra expliquer comment nous n’avons pas respecté les valeurs universelles qui ont fondé notre nation. Il faudra expliquer pourquoi « droit-de-l’hommiste » est devenu une insulte et « autiste » un enfermement psychologique. Alors oui, il faudra à un moment répondre « Présent! », présent pour la solidarité, présent pour l’humanité, présent pour la transition vers un monde que l’on souhaiterait et que l’on désirerait, et que l’on ne nous offre que pour nous appâter. Autant aller le chercher soi-même ! On nous sert des frontières, de la refonte de la sécurité sociale, de la flexi-sécurité, de la macroéconomie ? Répondons-y par de l’ouverture, de la solidarité, et un désir de société ! Pas une société cotée en bourse pour vider les nôtres, mais une Société, un ensemble d’êtres humains organisés par eux-mêmes et pour eux-mêmes.

Instant bobo : une société où la Culture et l’Ecologie valent mieux que 25 secondes dans un débat présidentiel. La culture coûte cher ? Essaye l’ignorance ! L’écologie est une mode ? Va boire de l’essence ! La société civile et civilisée répond « Présent! » lorsqu’elle est menacée, et elle ne se met pas en marche, mais elle se met en action avant même que le danger ne soit présent.

La morale de l’histoire : au lieu d’agiter ton élection pour espérer des étincelles, secoue-toi la sève un bon coup, et laisse gérer la forêt pour le reste.

« L’optimisme est dans l’action ! »,  fondateur des Brèv’vertes. »

Texte des Brèv’vertes en fichier joint :  Brèv’vertes 12