Brèv’vertes – avril 2016

Les « Brèv’vertes », la rubrique animée par Lucas[1]

Cette rubrique souhaite apporter de l’eau (ou ce qu’il en reste) au moulin des informations traitées en une ligne dans les bandeaux des chaînes continues. Comprendre les liens entre les mobilisations, entre les idées, entre les phénomènes climatiques isolés afin d’en dégager une réflexion globale, tel est l’objectif de ces « brèv’vertes ».

  • Ebola c’est fini, bienvenue à Zika : Dans le showbiz de la virologie, une star en chute libre est rapidement remplacée dans le cœur et le corps des gens par un autre (mais aussi dans le cerveau, les poumons, les foies, et tout ce qui peut se flinguer en général). Au final, Ebola aura duré moins longtemps que les boys band, passés de mode mais tellement cultes… L’annonce du 29 mars par l’OMS de la fin de l’urgence de santé internationale concernant Ebola est une nouvelle encourageante pour l’Afrique de l’Ouest, qui devra néanmoins rester vigilante quant aux traces du virus présentes dans la biodiversité. Les pays de la région pourront ainsi se concentrer sur leurs autres problèmes : la pauvreté, la sécheresse, la malnutrition, les tensions ethniques… Pas sûr que le reste de la communauté internationale soit autant réactive à leur venir en aide pour ces phénomènes.
  • Le petit nouveau, Zika, est lui bien de son époque, puisqu’il s’appuie sur les réseaux sociaux (les vrais), et même désormais sur le sexe ! Le Chili a en effet recensé son premier cas de transmission sexuelle du virus Zika, alors même que le virus n’est pas présent dans le pays. On a beau dire, c’est quand même beau l’interconnexion… Hasard du calendrier ou clin d’œil du destin, une semaine avant cette annonce, les députés chiliens ont voté l’autorisation de l’avortement en cas de viol, de malformation fœtale et de risque pour la santé de la mère. La modernité frappe enfin à la porte du Chili à la mode Chuck Norris : « Je mets les pieds où je veux Little John… et c’est souvent dans la gueule. » 
  • Comment ça va l’Arctique ? Ça fond, la forme : C’est officiel, il y a désormais plus de glace dans le congélateur de Véronique Courjault qu’en Arctique. Des images satellites de la NASA nous montre le rude hiver qu’a passé l’océan arctique cette année, et autant dire que c’est pas la joie[2]. La surface glacée, selon le National Snow and Ice Data Center, n’a atteint que 14,52 millions de kilomètres carrés (ce qui la situe entre la superficie de l’Europe et celle de la Russie), soit le plus bas niveau depuis le début de l’enregistrement de ces données en 1979… En effet, « une partie record de l’océan Arctique n’a pas gelé cet hiver, alors que des températures extraordinairement hautes ont produit des changements majeurs, voire irréversibles, dans le grand Nord »[3]. Après la pluie vient le beau temps, mais après l’hiver vient aussi l’été (oui j’ai sauté le printemps, et alors ? Y’a plus de saison !), or un hiver aussi calamiteux signifie que d’ici 20 à 25 ans, il n’y aura pas de glace du tout pendant les mois d’été en Arctique… Alors même qu’on pouvait commencer à sortir en terrasse boire un p’tit pastis avec des glaçons,, ils nous flinguent le moral ! C’est bien connu, les scientifiques n’ont pas de cœur, et puis de toute façon ils tiennent pas l’alcool.

Le mois prochain, je reviendrai avec de bonnes nouvelles. Promis juré !

« L’optimisme est dans l’action! », fondateur des Brèv’vertes.

Notes de bas de page

[1] Master2, Sciences Politiques-Relations Internationales, Parcours Francophonie et Mondialisation, Spécialité Développement Durable et Economie Sociale et Solidaire; Université Jean Moulin, Lyon 3, toujours en recherche d’emploi…. à bon entendeur salut !

[2] http://www.courrierinternational.com/video/planete-la-surface-glacee-de-locean-arctique-se-reduit-inexorablement

[3] http://www.theguardian.com/environment/2016/mar/28/arctic-sea-ice-record-low-winter