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Mezetulle rejoint Decoda !

Signalé :

La philosophe Catherine Kintzler publie notre article « Islamophobie, un racisme ? » sur son blog MEZETULLE
Article co-écrit avec l’ami Bruno B.

Voir :

« Islamophobie » : un racisme ?

Quelle en soit remerciée !

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« Islamophobie », un racisme ?

NDLR :

Les idées contenues dans ce texte ont été, dans un premier temps, exposées en commentaires sur un article de Catherine Kintzler, publié sur « Mezetulle » et qui a fait l’objet d’une vive discussion et d’observations juridiquement discutables. Compte tenu de l’importance de la question posée qui irradie le débat public, ces analyses ont été regroupées en un seul texte avec l’aide précieuse de B.B., magistrat, Président de chambre correctionnelle d’une Cour d’appel, qui le cosigne avec votre serviteur.
Pour lire l’article de C. Kintzler et les commentaires dont il a fait l’objet, voir sur le blog « Mezetulle » : http://www.mezetulle.fr/soutien-a-henri-pena-ruiz-vise-par-une-tribune-dans-liberation/

Depuis l’article ci-dessous  a été republié sur le blog de Catherine Kintzler, Mezetulle. Voir  à ce sujet : https://www.mezetulle.fr/islamophobie-un-racisme/

 

 

 

Au-delà du soutien qu’il fallait légitimement apporter à Henri Pena-Ruiz à la suite de la publication par « Libération » de la Tribune du 4 octobre dernier (« Islamophobie à gauche : halte à l’aveuglement, au déni, à la complicité »), il est également indispensable de traiter la question juridique fondamentale que cette Tribune soulève (1).

Faut-il considérer que « l’islamophobie EST un racisme » ? Telle est la question. Si l’on répond positivement à cette question comme le font les signataires de cette Tribune, il faut alors tirer les conséquences du fait qu’on ne peut pas laisser un racisme impuni. Or l’islamophobie n’est pas aujourd’hui un concept connu de notre droit pénal qui protège néanmoins les croyants des actes et propos discriminatoires qu’ils peuvent subir (2). Donc, si « l ‘islamophobie » n’est pas dans notre code pénal alors qu’elle serait un racisme, il faudrait l’y introduire ?

La protection des croyants musulmans contre les actes ou propos discriminatoires à raison de leur confession ne relèverait plus ainsi de la législation générale anti discrimination applicable à la protection notamment de tous les croyants mais d’un délit spécifique réprimant tout ce qui pourrait être capté par le concept attrape-tout «d’islamophobie» ? Certains semblent le soutenir. D’autres le chantent sur tous les toits. Cette question appelle un traitement juridique sérieux, précis et documenté.

Les signataires de la Tribune précitée affirment très péremptoirement que « l’islamophobie EST un racisme ». L’affirmation étonne. D’abord, par son inexactitude intellectuelle qui est de taille. En effet, être catholique, juif, musulman ou de tout autre confession, n’est pas une appartenance à une race. La protection pénale des croyants relève de la discrimination envers les pratiquants d’une religion, pas du racisme à proprement parler. Mais passons sur ce « détail ».

Ensuite, les signataires jouent avec leurs propres mots pour soutenir postérieurement à la publication de leur Tribune qu’ils ne demandaient pas la création d’un nouveau délit « d’islamophobie »…. Que peut-on vouloir désigner, signifier ou demander par l’assertion « l’islamophobie EST un racisme » si cela reste sans conséquence pénale ? On ne voit pas très bien sinon au minimum une terrible ambiguïté, si ce n’est une honte pour l’esprit.

En effet, en France et aujourd’hui, tout ce qui est un racisme est puni pénalement, s’il s’agit d’actes ou de propos discriminatoires ou provoquant à la discrimination ou la haine s’en prenant à des personnes à raison de leur supposée ou prétendue race. C’est en effet le cœur du réacteur de notre législation contre les discriminations dont l’incrimination et les peines ont été étendues progressivement au fil du temps à la protection d’autres catégories d’intérêts (par exemple la discrimination en fonction d’une religion, d’une orientation sexuelle, etc.) – délits qui ne relèvent pas pour autant du concept de racisme quand bien même ils seraient punis des mêmes sanctions (4).

Il se trouve ainsi que «l’islamophobie» n’est pas susceptible aujourd’hui d’être poursuivie pénalement en application de notre droit. Au demeurant, personne ne l’a définie et surtout pas le législateur mais comment ne pas voir qu’elle confond (en un tout effrayant par son totalitarisme intrinsèque) le fait de s’en prendre aux pratiquants d’une religion et celui de s’en prendre à une confession qui s’en trouverait ainsi sacralisée.

« L’islamophobie », qui pénalement n’existe pas, ne peut dès lors être considérée comme un racisme, ni une discrimination. Elle ne le pourrait qu’à la condition d’avoir été définie et érigée en un délit « d’islamophobie ». Ce qui n‘est pas. En conséquence, soutenir que « l’islamophobie est un racisme » revient à demander la création d’un nouveau délit ou, pire encore, à faire comme s’il existait déjà. Au mieux à parler pour ne rien dire. Et le lecteur peu averti est censé avaler cela tout cru… Ajoutons que ce n’est pas parce que les musulmans peuvent être discriminés, stigmatisés voire odieusement attaqués par certains nervis fascistes comme encore récemment à Bayonne, que cela légitime l’assertion.

Ainsi, peut-on penser que le terme de racisme est volontairement utilisé pour tenter de couvrir, en disant que « l’islamophobie » est un racisme, dans une même approche la protection légale et légitime qui est due aux pratiquants d’une religion et l’instauration d’une protection légale de la religion elle-même, qui consisterait à (re) créer un avatar du délit de blasphème, rebaptisé « islamophobie ».

Ce sujet n’est pas une plaisanterie mais une affaite très sérieuse dans laquelle nous jouons nos libertés. Il y va de la protection des uns et des libertés des autres. Il faut donc être précis. Et notre droit a su l’être.

Il faut aujourd’hui que les conditions du délit de discrimination, ou de l’injure, ou de la diffamation ou de la provocation à la discrimination ou la haine (5) soient constituées pour qu’un acte ou un propos (dit «islamophobe» par ceux qui reconnaissent un sens à cette notion), puisse recevoir une qualification pénale. De la sorte, les musulmans et leur confession sont traités par notre droit pénal comme les autres croyants et confessions et ne sont pas pénalement essentialisés (6).

Rappelons aussi, et c’est essentiel, que nos textes répressifs en ce domaine s’appliquent TOUJOURS (et seulement) lorsqu’une personne, ou un groupe de personnes, est VICTIME d’un acte prohibé par la loi, en raison de son appartenance réelle ou supposée à une religion et, ce, qu’il s’agisse de la discrimination, de l’injure, de la diffamation et de la provocation à la discrimination ou la haine.

Donc, actuellement, tout citoyen de confession musulmane qui est victime d’une discrimination prohibée, d’une injure, d’une diffamation ou d’une provocation à la discrimination ou la haine en raison de son appartenance à la religion musulmane est protégé par la loi et l’auteur des faits ou propos interdits par la loi peut être poursuivi de ce chef pénalement. Les textes actuels protègent les pratiquants de toutes les religions de façon suffisante, depuis de nombreuses années. Et les musulmans comme les autres. Ils ne protègent pas en revanche les confessions et leurs dogmes eux mêmes.

Dès lors, et c’est ce qui peut être perçu comme un piège, ce qui est proposé avec « l’islamophobie » érigée en racisme est en fait un délit d’opinion critique envers une religion, sans exiger qu’une PERSONNE ou un groupe de personnes soient directement victimes d’un agissement ou propos quelconque (discrimination, injure, provocation à la haine).

On quitterait donc le terrain de l’acte objectif causant un préjudice (qui peut être prouvé ou au contraire dénié lors d’un procès pénal) pour une notion purement subjective par la « grâce » de laquelle un plaignant pourrait demander la condamnation de l’auteur de propos parce que subjectivement, il les ressentirait comme «islamophobes» et en serait affecté ou offensé. C’est exactement ce qui avait été réclamé lors du procès des caricatures de Mahomet et que certains ont bien intégré en s’auto – interdisant, sur le terrain de l’opportunité, de choquer les croyants.

Il ne s’agirait donc au fond que de faire taire les critiques de l’islam puisque toute critique, toute caricature, pourra toujours être jugée offensante, blessante voire blasphématoire par certains fidèles ou ceux de leurs amis qui s’empresseraient d’en saisir les tribunaux.

Une telle évolution serait contraire aux principes les plus fondamentaux de notre législation anti-discriminatoire, qui protège les adeptes d’une religion et non la religion elle-même, laquelle n’a pas lieu d’être protégée par la Loi ou l’Etat en tant que corpus dogmatique et idéologique susceptible, par définition et au contraire, d’être discuté, critiqué, voire même caricaturé.

Si nous avons en France, par un long combat, soustrait notre liberté de pensée et d’expression critique à l’emprise castratrice de l’église catholique et aboli le délit de blasphème, ce n’est pas pour céder aux désidératas de ceux qui admettraient de soumettre celle-ci à la menace permanente d’une obligation de silence face à l’islam.

Il n’est donc pas question de céder à une quelconque tentative de communautarisation de notre droit pénal et de créer, ou de considérer qu’existe, un nouveau délit «d’islamophobie», non plus même que de dire que « l’islamophobie » est un racisme. Pas un seul instant. Mais, en même temps, ce sera pour nous sans le moindre renoncement dans le combat contre le racisme. Mais pour cela, on a déjà tous les outils juridiques nécessaires, nul besoin d’en ajouter.

Ce que nous critiquons, avec Henri Pena-Ruiz et beaucoup d’autres, ce n’est bien évidemment pas la pratique de la religion musulmane (prières quotidiennes chez soi ou à la mosquée, jeûne du Ramadan, pèlerinage à La Mecque, abstention de manger du porc, etc.), ni d’aucune autre d’ailleurs dès lors que sont respectées les lois de la République, pratique qui a toujours été acceptée en France et que personne chez les républicains et les démocrates de ce pays, de gauche et de droite, ne remet en cause.

Ce que nous dénonçons, c’est l’offensive des islamistes utilisant les manifestations prosélytes pour renforcer leur influence sur les musulmans par des provocations répétées que n’impose pas d’ailleurs le Coran. Et nous entendons bien dénoncer aussi ceux qui n’y voient rien à redire, quand ils n’affichent pas leur soutien.

Les exemples de cette offensive sont légion : voile couvrant le visage des femmes en entier, voile des fillettes, invention du burkini, revendication par des femmes militantes du port du voile permanent dans les services publics et même à l’école jusque dans les sorties scolaires, pression sur les commerçants musulmans pour qu’ils ne vendent pas de porc ou d’alcool y compris à des non-musulmans, etc. Toutes choses que nous ne voulons pas voir protégées de la critique qu’elles peuvent mériter par un nouvel avatar du délit de blasphème.

Par ailleurs, rappelons aussi qu’il est légal et légitime dans notre République d’interdire certains préceptes religieux tels la polygamie ou de manière générale l’application de la Charia et tout ce qui ne respecte pas, comme l’a jugé la Cour Européenne des Droits de l’Homme, nos valeurs démocratiques et nos principes fondamentaux (7). Pourquoi pas, tant qu’on y est, dans une logique de «tolérance religieuse totale», ne pas en arriver à taxer « d’islamophobie » ceux qui s’élèveraient contre la lapidation des femmes musulmanes adultères ?

Notre République est universaliste et, face au droit, elle place tous les citoyens sur un même plan, qu’ils soient ou non croyants. Elle n’en distingue aucun et ne communautarise surtout pas la nature et l’étendue de la protection pénale qui est due identiquement à chacun d’entre eux. Rêvons un peu : les propos de comptoirs, de salons ou de tribunes devraient s’inspirer de la même exigence de rigueur.

F.B. Inspecteur général honoraire des affaires culturelles
B.B. Magistrat, Président d’une chambre correctionnelle de Cour d’appel

 

Notes de bas de pages

(1) https://www.liberation.fr/debats/2019/10/04/islamophobie-a-gauche-halte-a-l-aveuglement-au-deni-a-la-complicite_1755455

(2) Pour ne pas encourir le grief de ne pas documenter notre analyse, on précise ci-après les bases légales des incriminations que notre droit pénal qui permettent de protéger les croyants, sans discrimination ni essentialisation d’aucune confession : la discrimination (délit prévu à l’article 225-1 du code pénal), l’injure publique (délit prévu à l’article 29, alinéa 2 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse), l’injure non publique (contravention de l’article R.625-8-1 du code pénal), la diffamation publique (délit prévu à l’article 29, alinéa 1er de la loi du 29 juillet 1881 précitée), la diffamation non publique (contravention de l’article R.625-8 du code pénal), la provocation à la discrimination ou la haine (article 24 de la loi du 29 juillet 1881 et contravention de l’article R.625-7 du code pénal), avec, le cas échéant, la circonstance aggravante raciste ou liée lié à l’appartenance à une religion prévue par l’article 132-76 du code pénal. Il s’agit donc d’un véritable arsenal qui fonctionne parfaitement de manière égale en droit et identique pour toutes les confessions…

(3) Pour une énumération complète des intérêts protégés par notre législation anti discrimination telle qu’elle résulte de la loi n°2016-1547 du 18 novembre 2016 dont l’article 86 a modifié l’article 225-1 de notre code pénal, voir le texte de cet article :
Article 225-1, alinéa 1er : « Constitue une discrimination toute distinction opérée entre les personnes physiques sur le fondement de leur origine, de leur sexe, de leur situation de famille, de leur grossesse, de leur apparence physique, de la particulière vulnérabilité résultant de leur situation économique, apparente ou connue de son auteur, de leur patronyme, de leur lieu de résidence, de leur état de santé, de leur perte d’autonomie, de leur handicap, de leurs caractéristiques génétiques, de leurs mœurs, de leur orientation sexuelle, de leur identité de genre, de leur âge, de leurs opinions politiques, de leurs activités syndicales, de leur capacité à s’exprimer dans une langue autre que le français, de leur appartenance ou de leur non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une Nation, une prétendue race ou une religion déterminée. »
Dans les mêmes termes, l’alinéa 2 de ce même article instaure une protection identique en faveur des personnes morales ; en conséquence, la protection contre la discrimination en raison de la religion s’applique aussi aux personnes morales et, donc, aux sociétés ou associations ouvertement liées à la religion musulmane

(4) Sanctions prévues par l’article 225-2 du code pénal : 3 ans d’emprisonnement et 45000 euros d’amende

(5) La provocation publique à la haine est définie à l’article 24 de la loi du 29 juillet 1881 :
« Ceux qui, par l’un des moyens énoncés à l’article 23, auront provoqué à la discrimination, à la haine ou à la violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée, seront punis d’un an d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende ou de l’une de ces deux peines seulement. »
La provocation non publique est définie à l’article R625-7 du code pénal :
« Article R625-7- La provocation non publique à la discrimination, à la haine ou à la violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une nation, une prétendue race ou une religion déterminée est punie de l’amende prévue pour les contraventions de la 5e classe.
Est punie de la même peine la provocation non publique à la haine ou à la violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes à raison de leur sexe, de leur orientation sexuelle ou identité de genre, ou de leur handicap, ainsi que la provocation non publique, à l’égard de ces mêmes personnes, aux discriminations prévues par les articles 225-2 et 432-7.

(6) Il n’existe pas dans notre législation pénale de crime ou de délit spécifiquement antisémite ; les juifs, comme les adeptes des autres confessions, bénéficient de la protection des mêmes textes que l’on a cités ; même le négationnisme de la shoah est puni par un texte qui réprime toutes les négations d’un crime contre l’humanité ; même si cela est soutenu parfois, il serait inacceptable d’envisager la création d’un délit « d’islamophobie », au motif d’un parallélisme idiot avec l’antisémitisme…
Il est assez rassurant au fond de pouvoir vérifier en parcourant toutes les dispositions de notre code pénal par une recherche par mot dans LEGIFRANCE, que l’on n’y trouve ni le mot « antisémitisme » ni le mot « islamophobie » !

(7) Voir l’arrêt de la CEDH rendu en Grande Chambre dans l’affaire Refah Partisi c/ Turquie le 13 février 2003 :
cedh-arr_c3_aat_20refah_20partisi_20c_3a_20turquie_20_28grande_20chambre_29_20du_20_3a2003

ou encore sur :

https://francoisbraize.files.wordpress.com/2019/11/cedh-arr_c3_aat_20refah_20partisi_20c_3a_20turquie_20_28grande_20chambre_29_20du_20_3a2003.pdf

 

 

 

Texte de l’article en fichier PDF :
Islamophobie, un racisme _ VDef

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Immersion numérique avec les gilets jaunes !

En ce samedi 2 novembre tristounet, les gilets jaunes se réunissent à Montpellier pour s’interroger sur l’avenir de leur mouvement. On ne peut qu’inviter cette infime fraction/faction du peuple(1),  à se plonger dans l’étude de Romain Bornstein qui a été conduite par une immersion numérique complète dans la réalité que sont les gilets jaunes. Leurs soutiens et sympathisants sont invités à lire aussi ! Peut-être même surtout eux d’ailleurs.

Alors plongez ! Plongez « En immersion numérique avec les gilets jaunes » par Romain Bornstein, qui a conduit un véritable travail de journaliste d’investigation :

https://jean-jaures.org/nos-productions/en-immersion-numerique-avec-les-gilets-jaunes

La réalité droitière et néofascisante que l’on subodorait intuitivement, et que l’on vérifiait de ci de là, est désormais établie par cette étude de la réalité de l’expression de ce mouvement. Cette réalité néofascisante brune, dans une sorte de mariage noir de la carpe et du lapin, a été très vite rejointe par la mouvance de l’ultra gauche et de militants ultra violents dans lesquels certains gilets jaunes se sont retrouvés, en même temps que dans les thèses du RN… C’est dire, l’étendue des dégâts « intellectuels » de ce bazar idéologique indescriptible installé sur les ronds points !

Rien de tel en effet que l’examen de la parole de quelqu’un pour mesurer qui il est; mais, pas par un extrait, pas par quelques mots ou petites phrases sortis de leur contexte, non. L’étude exhaustive de millions de données disponibles sur le net, en libre service en quelque sorte avant, bien sûr, pour les plus malins, qu’ils n’effacent leur passé numérique…

L’enquête montre aussi le ressort numérique essentiel à cette aventure ainsi que les tares de certains des acteurs de la Toile (et de leurs algorithmes) qui nous préparent, si l’on n’y prend garde, des lendemains trumpiens ou poutiniens. C’est bien à nous tous, républicains et démocrates, qu’il appartient de ne pas nous laisser faire et de nous insurger. Insurgeons nous contre la bêtise et les salauds qui en profitent. Au moins, ne les laissons pas faire sans rien dire ni sans réagir.

En même temps, à cet égard, on l’a déjà dit mais on le répète, les remèdes dits sociaux qui empilent les milliards de cadeaux n’y suffiront pas. Le remède contre la jaunisse est dans une démocratie représentative qui fonctionne mieux. Une démocratie revivifiée, revigorée par une dose significative de démocratie directe que ce soit dans les assemblées démocratiques ou par le processus référendaire.

Certains en ont la trouille et ne veulent rien changer à notre petit confort pépère de 52 week end tranquilles par an à l’exception d’un ou deux et encore pas tous les ans. Bref, surtout ne rien changer d’une démocratie qui ne fonctionne plus. On leur prédit des désagréments beaucoup plus lourds que ceux que nous connaissons, si l’inertie et la trouille l’emportent.

En attendant, lisez attentivement l’étude de Bornstein c’est édifiant et très accessible. Cela fait froid dans le dos tant la mystification sur la réalité de ce mouvement a été et est encore totale avec la complicité de médias imbéciles.

Comme une invite à se réchauffer en se bougeant : faites donc circuler cette étude publiée par la Fondation Jean Jaurès !

N’en doutez pas, ne dites pas « pas moi » : il y a des gens autour de chacun de nous qui y croient et qui projettent leurs désirs sur une réalité qui n’est pas ce qu’ils croient. Ils ne pourront plus dire qu’ils ne savaient pas. On les aura prévenus et on leur aura donné tous les éléments. Leur responsabilité sera dès lors pleine et entière.

 

 

 

 

Notes de bas de pages

(1) Fraction/faction qui, à 300 000 à peine au plus fort du mouvement, se prend pour le peuple lui même avec un grand « P »… ridicule vu leur nombre et leur absence de toute représentativité, mais, tant que des buses le croient ils auraient tort de s’en priver…

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C’est votre dernier mot, Guillaume ?

 

 

La parodie facile d’un autre Foucault nous sera pardonnée car l’accroche était tentante pour vous attirer à aller écouter en « podcast » (lien ci-après) l’émission de RFI « Le goût du monde » consacrée, il y a quelques jours, à l’ami Guillaume Foucault, chef étoilé au Pertica à Vendôme.

« Retrouver le goût des prairies et des haies » tel est le titre de l’émission, reflet de la philosophie de Guillaume : http://www.rfi.fr/emission/20191012-perche-retrouver-gout-prairies-haies-guillaume-foucault-chef-restaurant-pertica

En effet, Guillaume y déploie non seulement son art du goût, jusqu’aux épines de ronce, mais aussi son approche globale du territoire percheron par la quête d’une qualité qui passe aussi par celle de ses paysages et de ses paysans, tel Ludovic Callu, cet éleveur d’exception,  qui l’accompagne tout au long de l’émission.

Au fond, les assiettes de Guillaume sont l’expression, on dirait presque le parachèvement, de ce territoire en sublimant les produits et le travail de ses paysans et artisans grâce au génie créatif du chef. Loin des bêtes à concours qui par leurs assiettes cherchent surtout à en mettre plein la vue de leurs clients et des grands guides par une cuisine territorialement désincarnée sur des produits qu’on dirait sempiternels et caractérisés par leur prix exorbitant. On est avec Guillaume dans la filiation des Bras et des Marcon qui ont des racines profondes qu’ils magnifient par la création et c’est aussi pour ça qu’on aime. Mais, ne soyons pas non plus hypocrites, parfois quelques produits de luxe peuvent valoir le détour dès lors qu’ils passent par les mains de chefs de génie….

Alors, allez écouter cette émission, 58mns qui illuminent par ces temps de préoccupation écologique plus que légitime.

Et puis, sur le site de RFI, vous trouverez une des dernières recettes de Guillaume, « Le poireau Couëtron » qu’on a eu l’immense plaisir de goûter récemment. En voici l’image comme un appel irrésistible pour vos papilles, jusqu’à foncer à Vendôme dès la première occasion !

 

 

« Le poireau Couëtron » (1) de Guillaume et Quy Phi au Pertica:
Un poireau cuit longtemps en tronçons donnant un fondant inouï (12h à 80° sous vide), un sabayon au vinaigre de poire de loup, une poudre de pousses d’épicéa séchées et quelques oeufs de truite fumée (recette complète sur le site de l’émission)

Le tour de magie est joué !

 

(1) Du nom de la rivière qui baigne Arville et les terres de naissance du chef

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Islamophobie ? Et puis quoi encore…

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Soutien à Laurent Bouvet !

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Etude IFOP 2019 : Les musulmans en France

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« Mezetulle » passe la deuxième couche !

 

« MEZETULLE »,

le blog de Catherine Kintzler, philosophe de son état, publie mon article de démystification idéologique sur dépenses publiques/dépenses privées et PIB.

Qu’elle soit remerciée de donner ainsi à ce papier une bien plus grande audience, même si cela me vaudra peut-être quelques lecteurs critiques, voire très critiques, mais c’est normal c’est le débat !

 

Dépenses publiques, dépenses privées, PIB : sortir de la confusion

 

 

Et une pensée pour Nicole et Alvaro, deux amis partis au coeur de l’été…

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Dépenses publiques et dépenses privées sont dans un bateau…

Billet archivé en rubrique « Billets d’Actu » et publié sur le site « MEZETULLE » 

Voir à ce propos mon billet « Mezetulle passe la deuxième couche » et se reporter à

Dépenses publiques, dépenses privées, PIB : sortir de la confusion

 

 

 

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Il est pas beau mon burkini ?

Billet archivé en rubrique « Billets d’Actu »

 

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