DECODA 39, 15/01/2015

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DECODA(NA)GES n°39-1C

DECODA(NA)GES n°39-2C

 

Edito

Les immondes et les couards…

Un an déjà qu’ils ont voulu tuer CHARLIE et qu’ils n’y sont pas parvenu ces cons d’islamistes. Bien au contraire, alors même, et c’est une horreur, qu’ils ont assassiné des gens qu’on aimait beaucoup et qu’on n’oubliera jamais. Notre ton, ici, dans DECODA, sérieux et déconneur à la fois se voudra toujours un modeste hommage à ceux qui avaient tout compris avant, et même contre, beaucoup de monde notamment sur la nécessité d’une critique impitoyable face à la bêtise et à la barbarie religieuses. Pour la défense d’une véritable laïcité, pas son dévoiement dans une neutralité bienveillante ou peureuse vis-à-vis des confessions et de leurs fidèles, ces nouveaux petits chéris de nos gouvernements, surtout ceux qu’on présente en opprimés.

Rien tué du tout ces barbares, car la « Une » du numéro de CHARLIE, pour ce premier anniversaire, leur ravage la gueule à tous ces tristes sires de la bien pensance bigote qu’elle soit enturbanée, enfoulardée, empapaoutée, voire même, délicieux supplice, entrelardée !

Dieu en cavale avec sa Kalach en bandouillère et ses sandales, excellent ! Tellement inspiré que presque « divin » ! Et DAECH qui reprend son abonnement à CHARLIE malgré ses difficultés financières, génial non ? La veine n’est pas tarie… Elle est au plus profond de nous, intarissable, indépassable car si française. Au diable ceux qui ne peuvent ou ne veulent pas comprendre. Au diable, tant pis pour eux, ils ne sont que de sombres crétins aliénés.

En revanche, il y en a de plus fourbes dans cette affaire et pour eux on va ressortir le gibet. Gibet intellectuel bien sûr, car nous, nous ne sommes pas des barbares. Nous sommes, seulement, sans pitié idéologiquement avec les obscurantistes et leurs alliés et complices.

Eh bien ces fourbes, vous les connaissez, ils sont soit immondes, soit couards, soit les deux. Il s’agit au premier chef de l’immense majorité de la presse et des médias qui en 2006, à de très, très rares exceptions près, au moment « T »[1], ont lâché CHARLIE dans l’affaire des caricatures danoises de Mahomet. Ils ont laissé CHARLIE seul en première ligne face à la barbarie alors que si tous ne s’étaient pas couchés, s’ils avaient tous publié, qu’auraient pu faire les barbares ? Tuer toutes les rédactions ?

Ils n’ont pas publié ces caricatures par vraie trouille et pour tous les motifs fallacieux qu’on a bien en mémoire et qu’on n’oubliera pas. D’ailleurs, à propos de la « Une » de ce numéro d’anniversaire de janvier 2016, des tas d’ânes bâtés de l’usine à crétins se chargent d’entretenir cette flamme de la honte et ils reprennent cette rhétorique de la peur ou de la « compréhension » des pauvres croyants qui se revendiquent toujours plus en castrateurs de caricaturistes et de tout esprit critique pour ne pas être offensés.

Et ainsi ressort cette dialectique puante, infantilisante et complice des religieux prosélytes, le classique et peureux « il ne faut pas blesser les croyants », comme ils disent ! Comme si ce n’était pas leur problème aux croyants s’ils s’identifient à leur croyance au point de ne pas supporter la critique d’icelle, ni qu’on la caricature.

Comme ce foutu CFCM (chacun développera le sigle à sa con…venance) qui n’apprend rien et flatte encore en 2016 le croyant musulman, comme le fait le Pape pour ses ouailles, dans le sens du poil le plus infâme…

Y va peut être même remettre le couvert le CFCM et demander de nouveau le rétablissement du délit de blasphème ? A ce propos, dans cette logique « terreur/soumission », on a revu sidéré, dans un documentaire génial passé ces derniers jours sur Arte (« CHARLIE 712 »), le badin recteur Boubakeur exprimer sa difficulté (oui, oui même lui !), à bien intégrer nos valeurs en reprenant devant la caméra, avec un air mi chafouin mi menaçant, notre vieux proverbe « Qui sème le vent, récolte la tempête ». Qu’est ce qu’il nous dit là le Recteur de mes deux, sinon la même chose que les crétins qui ne furent pas CHARLIE et s’abritèrent derrière le classique « Ils l’ont bien cherché ». Joli, le maître à penser des musulmans parisiens.

Et si des connards de fachos s’attaquaient un jour à des mosquées ? Si on le lui ressortait le « ils l’ont bien cherché », qu’est ce qu’il dirait le Boubakeur ? Ben… c’est simple, je crois qu’il serait fondé à nous dire qu’on est des salauds.

Et comment ne pas voir que la solitude de CHARLIE, abandonné par les médias dans l’affaire des caricatures en 2006, n’a pu que conforter, consolider cette idéologie lamentable de l’« asservissement/soumission » planquée derrière le trop commode « concept/paravent » de l’islamophobie. Déjà, tellement bien intégré le fameux concept…. Intégré à un point tel que, sur France Inter, quand Elisabeth Badinter explique clairement sa fonction mystificatrice, le 6 janvier dernier au matin, et qu’elle se revendique d’un certain point de vue « islamophobe », la pauvre Léa Salamé ne comprend même pas ce qu’elle dit….

Alors oui, nos chers médias, s’ils avaient été là, tous réellement et vraiment présents aux côtés de CHARLIE dès 2006, le « ils l’ont bien cherché », le « sème le vent…. », tout ça, ça n’aurait pas marché comme ça a pu, et peut encore, marcher pour un seul, abandonné en bouc émissaire de toutes leurs lâchetés.

Donc, ici, il n’y aura aucun pardon possible pour une presse et des médias pareils, surtout qu’ils larmoient bien, un an après, comme si de rien n’était, compatissants hypocrites, soi-disant vierges de toute faille alors qu’ils portent la béance de la honte inexpugnable qui les frappe. Révoltante face souriante de la lâcheté grimaçante qui tente de nous enfiler tous les jours.

Bordel, il fallait bien que ce fût dit, un anniversaire d’amis même disparus, reste un anniversaire ! Et que vive CHARLIE, chaque jour que l’esprit fait !

Thème du mois

Par Lucas Bodet,

Master2, Sciences Politiques-Relations Internationales, Parcours Francophonie et Mondialisation, Spécialité Développement Durable et Economie Sociale et Solidaire; Université Jean Moulin, Lyon 3

« La COP 21 sur son 31 ! »

« Historique », « inattendu », « exemplaire », « inabouti »… Les réactions à l’Accord final obtenu lors de la COP21 à Paris sont encore chaudes que les premières analyses et les premières critiques se sont faites entendre. Et si tout le monde avait effectivement raison, mais chacun dans son coin ?

Cet accord universel pour lutter contre le changement climatique est Historique. Il est le premier à réunir 195 Etats depuis la nouvelle définition du système politique international à la fin de la Deuxième Guerre Mondiale. Le consensus obtenu sur chaque mot et chaque formulation de l’Accord est Inattendu. Les déceptions nées des précédentes négociations climatiques et les nombreuses réticences de certains Etats ont longtemps laissé envisager un énième fiasco. Si tant est que l’on considère les conférences antérieures comme des échecs…

Exemplaire dans sa conception et dans sa construction, parce que des mentions inédites et ambitieuses ont été introduites, au bout d’un intense travail diplomatique. Pourtant, l’Accord de Paris peut paraître Inabouti dans certains aspects. Cela est autant dû à des absences dans le texte qu’à la structure même d’un accord international.

L’Accord de Paris : le contenu et les cons, tenants et aboutissements.

L’Accord international sur le climat, ou Accord de Paris, approuvé le 12 décembre 2015 par l’ensemble des 195 délégations présentes, doit s’ouvrir à la signature desdites délégations le 22 avril 2016 et jusqu’au 21 avril 2017. Ce texte de 39 pages (dans la version française) et de 29 articles a pour objectif de limiter les effets du réchauffement climatique.

Il y avait et il y a toujours urgence à agir : urgence climatique pour une partie du globe ; urgence politique afin de prendre les décisions qui s’imposent ; urgence économique ; urgence sociale ; urgence environnementale ; urgence sociétale ; urgence sanitaire… Il y a URGENCE !

Parce que NON, le réchauffement climatique n’est pas un complot du lobby des Piscinistes du Monde Entier (les PME dont on entend tant parler dans les médias…). Le réchauffement climatique est là, il existe, il est réel, point. Et il est désormais majoritairement imputable à l’activité humaine.

L’ère de l’anthropocène[2] dans laquelle nous nous trouvons actuellement oblige l’espèce humaine à prendre ses responsabilités. Tout l’enthousiasme né de cet accord provient de cette prise de conscience et de responsabilité.

Mélangez-y des modèles économiques centenaires et énergivores, des systèmes politiques encore plus anciens ; Ajoutez une pincée (ou une poignée) d’intérêts nationaux et industriels divergents, et saupoudrez le tout de confrontations diplomatiques et d’egos… Vous obtiendrez alors la meilleure mayonnaise pour accompagner vos fruits de mer et votre gastro-entérite !

Pourtant, contre toute attente, la Conférence de Paris sur le Climat, 21ème Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, a débouché sur un texte validé par tous les participants, sans pour autant constituer un document creux et vide.

Comment est-ce possible ? Parce que pour certains, il est déjà trop tard. Le cœur des négociations devait tourner autour de la limitation des émissions de gaz à effet de serre et du réchauffement climatique à 1,5 C°. C’est chose faite, et même plus encore[3].

Il est important de remettre les choses en perspective. L’Accord de Paris est considéré comme une réussite grâce aux échecs des réunions internationales précédentes. Notamment s’agissant de Copenhague. C’est à Copenhague que les Etats, sous la pression des Etats insulaires directement menacés, ont fixé cet objectif de 1,5 degrés.

On peut d’ailleurs faire de même avec toutes les conférences sur le climat, tous les Sommets de la Terre depuis Stockholm en 1972, pour y noter à chaque fois des progressions, mais également des freins (le contexte de Guerre Froide en 1982, la redéfinition du nouvel ordre mondial en 1992, le traumatisme post-11 septembre en 2002, la crise financière et économique en 2012…). Il aura fallu un fantastique mouvement de solidarité internationale en 2015 pour permettre à la France de décrocher un Accord universel. En 2015, Paris est à la fois l’aboutissement d’une aventure commune, mais également le point de départ vers autre chose… L’avenir nous dira de quoi il s’agit !

Les mentions de l’Accord nous offrent un aperçu de ce que pourrait être cet avenir, à conjuguer entre ATTENUATION du changement climatique et ADAPTATION aux effets du changement climatique[4].

ATTENUATION Pour le premier, un calendrier biannuel des contributions nationales a été fixé. Cela signifie que tous les Etats parties à l’Accord devront, de la même façon qu’ils l’ont fait à l’approche de la COP21, afficher tous les deux ans des informations chiffrées sur leurs efforts en matière d’émissions de GES (ainsi que leur portée, leur champ d’application, accompagnés d’une planification, des hypothèses et des démarches méthodologiques mises en œuvre). L’Accord prévoit un mécanisme de révision quinquennal à partir de 2025, après son entrée en vigueur en 2020. Ce mécanisme de révision n’est pas limitatif pour les Etats souhaitant avancer plus rapidement, et ainsi revoir leurs contributions avant la date butoir. De nombreux Etats, dont la France, et plus largement l’Union Européenne, ont annoncé des contributions révisées rapidement (autour de 2020), face à l’urgence climatique pointée par les ONG pour lesquelles la date de 2025 est trop lointaine[5]. L’article 14 de l’Accord annonce d’ailleurs un premier bilan mondial des progrès effectués en 2023 et tous les 5 ans par la suite. En temps politique et diplomatique, c’est néanmoins une belle victoire.

ADAPTATION « Conscientes que les changements climatiques sont un sujet de préoccupation pour l’humanité toute entière et que, lorsqu’elles prennent des mesures face à ces changements, les Parties devraient respecter, promouvoir et prendre en considération leurs obligations respectives concernant les droits de l’homme, le droit à la santé, les droits des peuples autochtones, des communautés locales, des migrants, des enfants, des personnes handicapées et des personnes en situation vulnérable, et le droit au développement, ainsi que l’égalité des sexes, l’autonomisation des femmes et l’équité entre les générations ». Cette notion d’adaptation a été particulièrement développée, notamment par l’incorporation, dans les programmes d’aides au développement et de financement de l’action climatique, de mesures de protection contre les risques climatiques et de résilience aux changements climatiques.

En parallèle, l’Accord poursuit le travail entamé à l’ONU par l’adoption de la résolution « Transformer notre monde : le programme de développement durable à l’horizon 2030 » et le Programme d’action d’Addis-Abeba sur le financement du développement.

Il est en effet important de ne pas isoler l’Accord de Paris du reste du système international. Une fois signé et ratifié, il s’inscrira totalement dans le corpus international, mais il doit toujours être rattaché à ceux (les textes hein, pour les femmes et hommes, on le verra plus tard…) qui l’ont fait, à toute sa famille d’accords, de programmes, de résolutions et de décisions.

Mais à quoi juge-t-on d’abord la crédibilité d’un accord conclu entre 195 parties ? Au financement bien sûr ! Sinon, autant écrire le discours de la prochaine Miss Univers…

L’Accord de Paris en ligne n’est pas la discussion informelle entre les joueurs de handball de Montpellier, mais une marque forte de l’aide financière consentie pour les pays en développement.[6]

Avec le Fonds Vert pour le climat (né comme vous vous en doutez… à Copenhague !), l’ONU rattache à la CCNUCC (Convention-cadre des Nations-unies sur le changement climatique) un mécanisme financier sans lequel aucune action ne pourrait être réellement entreprise. Ainsi, la COP21 fixe un objectif collectif de 100 milliards de dollars par an de la part des pays développés, niveau plancher en 2020 comme déjà prévu à Copenhague. Un nouvel objectif devra être fixé au plus tard en 2025.[7]

Pour rester dans les parallèles internes, le texte maintient le mécanisme international de Varsovie (2013) relatif aux pertes et préjudices liés aux incidences des changements climatiques. Il s’agissait d’un point réellement sensible des négociations, puisque les Etats-Unis souhaitaient éviter à tout prix cette question des pertes et préjudices. On se demande pourquoi d’ailleurs, tant les Etats-Unis ont fait preuve d’initiative et d’allant dans la conduite des négociations climatiques depuis 1972… Ah ironie, quand tu nous tiens ! Ils l’ont dans l’os, puisque la mention est bien présente dans l’accord. Sauf que, avec l’Oncle Sam, on se retrouve toujours du mauvais côté du manche. Avec l’appui d’autres Etats (ne soyons pas médisants), ils ont donc obtenu un compromis bénéfique, le texte ne mentionnant aucune reconnaissance d’une quelconque responsabilité ou obligation de compensation. Cela est remarquable d’une part d’un point de vue juridique, puisque la justice climatique (importante seulement pour certaines cultures dans l’action menée face aux changements climatiques) ne reste ainsi qu’un concept intellectuel, aux portes de l’intégration dans le système international. C’est somme toute assez logique, les riches ne vont quand même pas indemniser les pauvres (ah les cons!), victimes des effets du changement climatique.

En revanche, ils sont désormais plutôt d’accord pour transférer aux pauvres les moyens technologiques nécessaires pour qu’ils luttent eux-mêmes contre les impacts climatiques. « Les Parties, notant l’importance de la technologie pour la mise en oeuvre de mesures d’atténuation et d’adaptation en vertu du présent Accord et prenant acte des efforts entrepris pour déployer et diffuser la technologie, renforcent l’action concertée concernant la mise au point et le transfert de technologie » (Article 10, 2.). Avec une com’ au passage, ça permet de faire tourner tout ça plus rond. Surtout, cela s’inscrit dans un plan de travail 2016-2020 pour la coopération mondiale en matière de transfert de technologies, ce qui exploserait tous les records de cet Accord.

Pour les cancres du fond, près du radiateur, on retiendra principalement la tarification carbone et le respect des droits de l’homme, qui ont accaparé une grande partie du premier trimestre et du conseil de classe, mais qui brillent surtout par leur absence.

Pour la première, une formulation vague est mentionnée dans le dernier paragraphe du dernier article de la dernière annexe de l’Accord. Pour la seconde, à savoir la mention de respect des droits de l’homme, elle a subi les effets néfastes de sa camarade, la petite A. Saoudite. Son absence contraignante ou contrainte permettent donc : les déplacements forcés de population (pour ne pas les exposer aux risques climatiques), les emprisonnements des personnes représentant une menace pour la planète (pas les gros méchants industriels quand même, mais les djihadistes verts ça marche), la rupture de toute forme d’éducation et de développement pour cause de trop forte concentration de GES. « Et tout ira bien dans le meilleur et le plus propre des mondes » (Aldous Excès).

Non mais sans rire, ce texte est un putain d’Accord, un putain de texte qui donne envie d’y croire, sur la tête de ma Terre-Mère.

Diplomatie et contrôle des négociations, la leçon française.

Comme le show Talleyrand au Congrès de Vienne en 1815, ou le déballage génital de Dominique (De Villepin, pas l’autre) à l’ONU en 2003 sur l’Irak, la COP21 a été le théâtre d’une véritable démonstration diplomatique de la part de la France. En commençant l’année par le 7 janvier et en la finissant par le 13 novembre, la marge de manœuvre était fine, mais l’Etat a réussi haut la main l’organisation et la conclusion de la plus importante conférence internationale de tous les temps.

Réunir 195 chefs d’Etats et de gouvernements au même endroit et au même moment, en plein état d’urgence, est une véritable prouesse. La particularité de cette COP21 était son illisible déroulement d’avance. Il était impossible de prédire sa réussite et son échec, tout simplement parce que l’Etat français a su organiser ce que les autres n’ont pas réussi plus tôt : un espace de négociations, de discussions et de concertations internationales. Ce n’est pas pour rien que Laurent Fabius, président de la COP21, a délibérément esquivé la dernière tentative de blocage vénézuélienne pour annoncer l’approbation de l’Accord par consensus. D’après les observateurs, les négociateurs et toutes les personnes ayant pu assister aux réunions, c’est à un véritable travail d’orfèvre diplomatique que se sont employées les équipes de « facilitateurs » du ministère.

Depuis la nomination de la France comme organisatrice (et seule prétendante) et l’attribution de la présidence au Ministre des Affaires Etrangères (Laurent Fabius) plutôt qu’à la Ministre de l’Ecologie, de l’Energie et du Développement Durable (Ségolène Royal), les déplacements et les rencontres se sont succédées autour du monde pendant 3 ans pour aboutir finalement, sur une salve d’applaudissements, quelques larmes, et un coup de marteau vert. Niveau suspense, rarement une conférence climatique n’aura été si indécise.

Pour l’Histoire, c’est Laurent Fabius qui restera évidemment. Le magazine américain Wired lui dresse d’ailleurs un portrait où il est surnommé « le gangster des négociations climatiques ». Il lui pronostique même pour 2016 le Prix Nobel de la Paix…

Après son ascension fulgurante au sein de la gauche caviar, les affaires du sang contaminé et du Rainbow Warrior, ce serait un joli pot de départ pour celui qui n’avait aucune culture sur le changement climatique à son arrivée au Quai d’Orsay. En allant même jusqu’à donner sa santé devant les caméras pour la cause, il sera celui qui a su accorder 21 ans de négociations climatiques pour arriver à un consensus sur un document unique d’une trentaine de pages.

Avec lui, il faut également noter le travail de Ségolène Royal, de Laurence Tubiana, ambassadrice chargée des négociations sur le changement climatique, de Nicolas Hulot, envoyé spécial pour la protection de la planète, et de toutes les femmes et hommes de l’ombre (il y fait moins chaud et la misère est plus dure au soleil…).

C’est sur la conduite des négociations que semblent se cristalliser les compliments. Laurence Tubiana, universitaire spécialiste du climat et des relations internationales, et directrice du centre de recherche IDDRI (Institut du Développement Durable et des Relations Internationales), a su mobiliser le réseau diplomatique français et animer les débats avec calme et retenue, en ménageant les Etats velléitaires et en leur accordant des rôles de facilitateurs des négociations. C’est d’ailleurs elle qui est restée debout sous les feux nourris des applaudissements avant d’être rejointe par Laurent Fabius.

Cela tient autant aux personnalités missionnées qu’aux axes de négociations. Pascal Canfin, conseiller principal pour le climat du World Resources Institute, insiste sur l’orientation prise par la France : « Un pilier consiste à lier l’accord, souvent qualifié de technocratique, au réel. On a pensé avec deux jambes: l’accord et l’agenda des solutions »[8]. La Conférence de Paris a ainsi été la première à avoir l’idée (lumineuse me direz-vous) d’établir un plan d’action parallèle à toute la durée de la COP21. En amont, de nombreuses conférences et réunions préparatoires se sont tenues, durant lesquelles les collectivités, les grandes entreprises et les différents acteurs étatiques sont intervenus pour évoquer des solutions.

Au total, c’est près de 11.000 engagements, provenant notamment de plus de 2000 villes et entreprises, qui ont été pris pendant la conférence de Paris. « Jamais une COP n’a été accompagnée par une telle mobilisation des acteurs et un tel foisonnement des initiatives », a loué samedi, à quelques heures de l’accord final, Matthieu Orphelin, porte-parole de la Fondation Nicolas Hulot.

Un exemple tout simple de la gestion parfaite des négociations par la France : le dernier coup dans la manche. Afin d’éviter un désastre, une coalition « secrète » est née, regroupant plus de 100 pays, à l’initiative du Ministre des Affaires Etrangères des îles Marshall, Tony de Brum. A la lecture des articles relatant cette histoire (The Guardian, The High Ambition Coalition), on apprend que cette super-coalition a été maintenue secrète pendant tout le début du sommet, et qu’elle est apparue lors d’une prise de parole le 8ème jour, en défendant dans un premier temps un accord très ambitieux, et dans un second temps en plaçant de fait les autres Etats en position de minorité, ce qui, pourtant, en terme de négociations ne signifie rien de bon…

« C’est une grande habileté que de savoir cacher son habileté » François de la Rochefoucauld.

La société civile, The Force Awakens (Le Réveil de la Force), Episode II à venir !

« De la culpabilisation à la coopération, comment la société civile est devenue le fer de lance de la riposte à l’urgence climatique ».

Tout, tout, tout, vous saurez tout sur ce qu’il reste à faire !

Et, ce, dans une seconde livraison du bon Lucas le mois prochain toujours en « Thème du mois » et ce sera dans DECODA… et pas ailleurs[9] !

Dernière(s) minute(s)

1) Réforme pénale, mensonges et grosses manip…

Sur la réforme de la procédure pénale de Christiane Taubira, c’est quand même dément ce qui se passe dans ce pays de la part d’une certaine presse « dite de gauche » (Libé, l’Obs, Le Monde, etc… sans parler des pauvres canards devenus groupusculaires à l’échelle des confettis politiques qu’ils représentent).

Comme sur la déchéance de nationalité, ils vont chercher dans cette réforme la marque d’un glissement droitier du pouvoir, comme il l’avait fait auparavant en économie inventant, pour leur thèse, un passage à une politique de l’offre alors que l’on a à peine infléchi une politique qui reste massivement de soutien à la demande. Presse dite de gauche, oui depuis longtemps, mais certainement aussi presse voyou qui manipule, oui, même si c’est peut être plus récent[10].

Toujours le même vieux ressort : un monde rêvé, pas le monde réel alors même qu’il nous pète à la gueule avec une ceinture d’explosif ou au bout d’une Kalach…

N’en déplaise à tous ceux qui y bêlent dans cette presse dite de gauche, la réforme de la procédure pénale n’est pas ce qu’ils en disent en mentant effrontément pour les besoins de leur cause. Donc, amis lecteurs, ne vous fiez pas à leurs grands titres ravageurs, cette réforme n’est pas ce qu’ils régurgitent à longueur de colonnes par des discours gauchistes ou libertariens mal assimilés.

Même Christiane Taubira, Garde des sceaux et égérie pourtant non suspecte de cette « garde » frondeuse, a dû se fendre d’une Tribune dans Le Monde pour dénoncer les manipulations et mensonges éhontés que la presse répand sur sa réforme (Cf. « Non, le gouvernement ne procède pas à une mise à l’écart de la justice ! » dans une Tribune co-signée avec le ministre de l’intérieur, solidaires, dans Le Monde daté du 8 janvier).

Ce qui n’empêche pas ce même journal, deux jours plus tard dès le 10, de titrer en « Une » « Jusqu’où peut aller Christiane Taubira ? ». On commence à l’admirer la mère Christiane, elle a contre elle une droite immonde, voire raciste au besoin, qui sans cesse demande son départ et une presse dite de gauche qui lui savonne sans arrêt la planche pour en faire sa martyre et se payer une fois de plus Hollande. Tous les jours, ils lui bourrent sa ceinture d’explosifs !

Après avoir menti depuis trois ans sur la réalité de la politique économique conduite qui n’a même pas réduit les dépenses publiques en volume, ils mentent maintenant sur les valeurs de la République et de la démocratie, comme le montrent le tapage anti déchéance de nationalité qu’ils entretiennent jour après jour et celui qui débute sur la réforme de la procédure pénale. Donc un seul mot, sans blague, Christiane tient bon ! Nique la droite et nique tous ces cons !

2) Loi Pellerin sur le patrimoine, la fleur prendrait-elle des épines ?

DECODA a soutenu le projet de loi sur la création et le patrimoine (voir numéro 35 du 20 septembre 2015 en « Thème du mois ») mais il semblerait, pour certains qui s’en sont émus dans la presse, qu’après son passage à l’Assemblée nationale (et quelques arbitrages perdus par le ministère de la Culture sans doute même avant) il ne soit plus tout autant satisfaisant.

On va vérifier tout cela, et notamment qu’il ne s’agit pas que de conservatisme de la part de certains lobbys qui militent pour le maintien des procédures et des règles existantes (en forme de millefeuille dans lequel ils s’épanouissaient très bien…) que ce projet de loi fusionne et simplifie.

On vous dira ça très vite et, au besoin, le combat pour le patrimoine se poursuivra au Sénat lors de l’examen de la loi dès février prochain. Il appartiendra au monde de la culture et du patrimoine de se mobiliser si nécessaire dans cette perspective. Soyons prêt !

DECODA vous invitera au besoin à signer toute pétition en ce sens car notre patrimoine ce n‘est pas que l’affaire de quelques spécialistes, c’est l’affaire de tous. Il n’y a pas que pour les « journées du patrimoine » qu’il faut savoir le montrer!

3) Petites nouvelles en matière de laïcité

Comme d’hab, l’excellent « Ramasse miettes » du « Père Poulet » ; allez y voir c’est du croustillant :

http://www.libre-penseur-adlpf.com/2016/01/ramasse-miette-n-16.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

En revanche, l’ami Poulet, notre excellent « pape » de la laïcité s’y fourvoie sur d’autres sujets, telle la décision du Conseil constitutionnel de censurer l’amendement Ayrault sur la loi de Finances pour 2016 qui amorçait la réforme fiscale en rapprochant prime d’activité et CSG mais sans rien border et par le petit bout de la lorgnette. Manifestement notre ami Poulet ne comprend pas très bien, alors que c’est pourtant simple

S’il y a du grand n’importe quoi quelque part dans cette affaire, ce n’est pas passage Montpensier (adresse du Conseil constitutionnel), mais c’est bien dans le citron de ceux qui ont déposé cet amendement, de ceux qui l’ont voté et surtout de ceux qui critiquent sa censure. On peut comprendre qu’on ait déposé cet amendement pour mettre la pression, pour prendre date, etc. tout ce qu’on voudra, mais s’y accrocher après une censure du Conseil constitutionnel, inéluctable et grosse comme un camion (voir : http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/francais/les-decisions/acces-par-date/decisions-depuis-1959/2015/2015-725-dc/communique-de-presse.146744.html) en soutenant que c’est notre Cour suprême qui déconne, alors là y a du grabuge dans le cortical du volatile. Ce n’est même plus une conscience mystifiée, c’est un Waterloo neuronal.

4) Trop de tartes à la crème, ça fait vomir !

– Economie collaborative : http://rue89.nouvelobs.com/2016/01/03/leconomie-collaborative-accroit-les-inegalites-patrimoniales-262256; c’est dingue, beaucoup ne jurent pourtant que par elle…

– Discrédit du politique : merci les journalistes, même dans les rares moments de lucidité sur leur propre rôle, ils s’égarent, car ça doit leur déchirer le fion de reconnaître certains de leurs méfaits : http://rue89.nouvelobs.com/2015/12/28/les-politiques-seuls-responsables-image-deplorable-262624…

Article pour une fois très intéressant d’un média sur ce sujet en partie fabriqué par les médias mais, incroyable, le lien de l’article oublie le « pas » du « pas seul » et laisse ainsi croire à l’inverse du contenu de l’article… c’était trop beau !

5) Le Conseil constitutionnel valide, sur QPC, la loi Gayssot !

Un grand coup de pied au cul à tous les négationnistes, fachos, islamistes antisémites et nazillons et autres racistes ! Putain, ça fait du bien !

http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/francais/actualites/2016/qpc-decision-du-8-janvier-2015.146847.html

Les nouvelles du (des) front(s) bébête(s)…

sont toujours des nouvelles d’effroi..

Une partie de la gauche ne comprend plus rien à la République…

Notre Tribune commune avec Jean Petrilli et Bruno Bertrand sur la déchéance de la nationalité (Voir sur ce blog, le texte modifié publié le 5 janvier 2015) a rappelé la ligne de fracture entre une partie de la gauche et la République. Contre notre histoire depuis la Révolution, contre le droit national et même international, afficher le slogan creux d’une pseudo égalité, d’un droit du sol idéologisé, contre le principe républicain qui commande que l’on ne peut pas prendre les armes contre la République et ses enfants tout en se maintenant en son sein. Ça laisse quand même pantois…

Alors pourquoi ? C’est simple, pour les motifs qui ont fait prendre à cette partie de la gauche ses distances avec CHARLIE quand elle ne le lâchait pas carrément, voire pour certains même quand ils ne s’attaquaient pas à lui car CHARLIE avait vu clair dans leur petit jeu et le disait.

Parce que s’en prenant aux croyances religieuses idiotes CHARLIE s’attaquait aussi, dans le cas des musulmans, aux opprimés de nos sociétés… Pour cette gauche, qui se croit et se prétend la seule vraie, il faut toujours se ranger derrière les opprimés même lorsqu’ils portent atteinte aux principes républicains en situant la loi d’Allah au dessus de ces derniers. C’est ainsi qu’en quelques décennies, ils ont tout lâché avec la laïcité dite « ouverte », la transformant au mieux en une aimable et bienveillante neutralité face à tous les prosélytismes.

Et d’ailleurs cela continue sur la question de la déchéance de nationalité. Les opprimés, là-dessus aussi, il ne faut surtout pas les ostraciser. Cela a conduit cette partie de la gauche (et on en est encore pas revenu) à envisager sérieusement la « déchéance pour tous », « bi » et « mononational », pour pas « ostraciser » les « bi » et tant pis si on fait ainsi des « mono » des apatrides. Incroyable ce choix qui en dit long !

Cela les conduit aux constructions les plus hasardeuses sur le droit du sol qu’ils instrumentalisent en droit absolu alors que, objectivement, il est relatif, de même que le principe d’unité de la République qu’ils convoquent gaillardement à l’appui de leur thèse. Bref, comme un droit et un principe fantasmés et mystifiants[11].

Mais ça ne marche plus, plus personne ne gobe, l’opinion ne suit pas la tentative de divers confettis politiques de se refaire en permanence la cerise avec des discours déconnectés du réel.

Le peuple, qui est plus malin qu’ils ne le croient, les fuit et les fuira toujours davantage s’ils persistent. Mais ce n’est pas grave, c’est sûrement sa faute et c’est sans nul doute lui qu’il faut dissoudre ! Feignant de s’étonner de voir ce peuple fuir par bataillons entiers vers l’immonde bleu Marine, cette gauche, pour se dédouaner car la dissonance cognitive est insupportable, explique, de nouveau, que c’est la gauche de gouvernement qui trahit.

Toujours la même rengaine, celle délibérée de la politique du pire… à défaut d’être eux mêmes dans le vrai. Car c’est bien ça qu’ils font depuis trois ans en savonnant avec constance et sur tous sujets la planche gouvernementale pour une droite ravie, extrême ou pas. Et eux n’y gagnent rien… chaque élection le prouve.

Ils n’entendaient déjà plus grand chose à l’économie publique et politique en étant les derniers en Europe à expliquer qu’on peut, en quelque sorte intra muros mais sans mur, encore et toujours plus raser gratis, et, pour cela bien sûr, augmenter encore et toujours davantage dépenses publiques et prélèvements obligatoires. On a l’impression qu’ils ne comprennent maintenant même plus rien à la République.

Chiffres clés

Les chiffres qui tuent….

Un mois sans chiffre pour faire une pause dans ce monde de petit comptable.

Le Crétin du mois

Une variété de rapace médiatique qui, avec la complicité de fonctionnaires (policiers ou magistrats peu importe) viole le secret professionnel et le secret de l’instruction pour faire du scoop.

Renvoyés tous en correctionnelle. Bien fait : http://tempsreel.nouvelobs.com/en-direct/a-chaud/15517-charliehebdo-journaliste-consultant-poursuivis-justice.html

La p’tite biblio, toute entière pour CHARLIE !

– « C’était CHARLIE » de Philippe Val, chez Grasset, remarquable petit ouvrage qui raconte fort bien l’aventure CHARLIE depuis sa renaissance en 1992. Extra à déguster pour ne rien oublier des amis et des ennemis de cette équipe joyeuse et géniale. Ce sont aussi les nôtres, y pas de doute. Une véritable leçon d’histoire pour la liberté face à l’obscurantisme.

– « CHARLIE 712 », un documentaire exceptionnel passé sur la 5 récemment. A voir si ce n’est déjà fait. Film en continu de la réunion de rédaction qui a préparé le n°712 de CHARLIE HEBDO du 6 février 2006 publiant les caricatures de Mahomet et sa fameuse « Une ».

Le processus de création, individuel et collectif, produit du génie des dessinateurs et des autres auteurs, et d’un véritable travail de « brain storming » et d’accouchement attentif à tous, est admirablement montré. En plus ils sont tous là vivants et géniaux. Achetez le, offrez le, faites le connaître, il faudrait le passer dans toutes les écoles pour que tous voient bien qui la barbarie islamiste a lâchement assassiné !

– Et, enfin, « L’Humour à mort », film de Daniel Lecomte en salles depuis le 16 décembre dernier. Charb, Cabu ou Tignous devant la caméra ou racontés par leurs amis: le documentaire rend hommage, en les faisant revivre, aux dessinateurs de Charlie Hebdo assassinés en ce funeste 7 janvier 2015. « On a le droit de ne pas trouver drôle ou de trouver énervant un dessin, un propos, une parole. Mais on peut répondre par un dessin, un propos, une parole.

On n’est pas obligé de déclarer la guerre et d’éliminer physiquement son détracteur », lance Charb, le regard face caméra. »En cas de pépin, je sais que des gens sont capables de se mobiliser pour la liberté d’expression », dit-il encore. Ces propos, qui trouvent toute leur résonance aujourd’hui, ont été prononcés il y a huit ans par l’ex-directeur de Charlie Hebdo.

Le documentariste Daniel Leconte avait longuement filmé les dessinateurs en 2007 pour son documentaire « C’est dur d’être aimé par des cons », sorti lors du procès intenté à Charlie Hebdo pour avoir reproduit les caricatures de Mahomet. Il a décidé de leur consacrer un nouveau film, avec son fils Emmanuel, mêlant des images de l’époque et d’autres tournées cette année. Et le résultat de ce film est bouleversant.

Notes de bas de pages

[1] Mis à part le défunt « France Soir » qui en eu le courage, ce qui coûta sa place à son directeur de publication, et qui publia aussi la semaine où il fut décidé de publier, pas plus tard même si certains l’ont fait par suivisme plus que par courage…

[2] Selon laquelle les activités humaines ont désormais un impact global significatif sur l’écosystème terrestre.

[3] Article 2, 1. a) Contenant l’élévation de la température moyenne de la planète nettement en dessous de 2°C par rapport aux niveaux préindustriels et en poursuivant l’action menée pour limiter l’élévation des températures à 1,5°C par rapport aux niveaux préindustriels, étant entendu que cela réduirait sensiblement les risques et les effets des changements climatiques.

[4] Article 6, 8. Les Parties reconnaissent l’importance de démarches non fondées sur le marché intégrées, globales et équilibrées dont les Parties disposent pour les aider dans la mise en oeuvre de leur contribution déterminée au niveau national, dans le contexte du développement durable et de l’élimination de la pauvreté, d’une manière coordonnée et efficace, notamment par l’atténuation, l’adaptation, le financement, le transfert de technologies et le renforcement des capacités, selon qu’il convient. Ces démarches visent à : a) Promouvoir l’ambition en matière d’atténuation et d’adaptation.

[5] http://www.terraeco.net/L-Accord-de-Paris-ce-qu-il-y-a-et,63116.html

[6] Article 9, 1. Les pays développés parties fournissent des ressources financières pour venir en aide aux pays en développement parties aux fins tant de l’atténuation que de l’adaptation dans la continuité de leurs obligations au titre de la Convention.

[7] http://www.terraeco.net/L-Accord-de-Paris-ce-qu-il-y-a-et,63116.html

[8] http://www.huffingtonpost.fr/2015/12/12/france-cop21-succes-echec_n_8791448.html

[9] En attendant, pour patienter un peu :

http://www.terraeco.net/L-Accord-de-Paris-ce-qu-il-y-a-et,63116.html

http://www.courrierinternational.com/article/vu-des-etats-unis-laurent-fabius-ce-gangster-des-negociations-climatiques

http://www.konbini.com/fr/tendances-2/cop21-et-maintenant/

http://fr.scribd.com/doc/293239842/Accord-de-Paris-COP21

http://www.huffingtonpost.fr/2015/12/12/france-cop21-succes-echec_n_8791448.html

http://www.iris-france.org/68341-cop-21-quel-bilan/

[10] Par exemple « Libé » ne se contente pas d’informer mais se joint à une pétition pour des primaires à gauche en 2016 alors qu’il est impossible à un président en fonction de se soumettre aux exigences d’un tel exercice… Qu’ils demandent à Hollande de ne pas se représenter, au moins ce sera clair… On sait pour qui roule la presse « frondeuse », mais on aimerait bien qu’elle le dise par honnêteté vis-à-vis de ceux qui ne savent peut être pas… Sur le fond, cet appel est doublement surréaliste. D’une part, car critiquer la personnalisation du pouvoir présidentiel qui anesthésierait le débat et, en même temps, s’inscrire dans l’une de ses expressions les plus extrêmes que constituent « les primaires » est un paradoxe qui montre que l’on se paie notre tête. Il y a d’autres manières, sans manœuvre politicienne de bas étage, d’organiser le débat au sein de la gauche et des écologistes. D’autre part, appeler à ces primaires à gauche alors que Mélenchon et le Front de gauche s’y refusent, outre la difficulté que cela pose à un président en exercice, montre que l’opération ne tient pas la route et cache des ambitions personnelles. Donc, on se paie notre tête et, en prime, on se fout de notre gueule chez « Zozos and co »…

[11] Mais tout le monde n’est pas dupe, voir l’excellente réaction de Patrick Pelloux qui représente quand même en paroles et en actes une certaine autorité morale : http://www.lexpress.fr/actualite/societe/fait-divers/patrick-pelloux-soyons-lucides-on-attend-le-prochain-attentat_1751374.html#VceSOVHd7kL6jBhe.01