DECODA 41, 5/03/2016

Et voilà le n°41 de DECODA, avec des news et du neuf !

Une nouvelle rubrique mensuelle « Les Brève’vertes » dans « Sauvons la planète ? », confiée à notre excellent Lucas (celui qui vous a ébloui par ses deux papiers sur la COP 21 dans les deux numéros précédents).

Ca promet de chauffer car les jeun’s n’ont pas la langue dans leur poche et quand en plus c’est le terminal d’un réseau neuronal qui tourne super bien, c’est sûr qu’on va se régaler !

Et, en « Thème du mois » un superbe article de l’ami Bruno, judicieux magistrat judiciaire, sur « La Pénalisation du fondamentalisme religieux par l’égalité des droits » (homme/femme, of course et inch Allah) qui montre que cette pénalisation est déjà possible en l’état de notre droit pénal et qu’elle peut être améliorée un peu grâce à d’excellents fondements constitutionnels eux aussi déjà à disposition !

Donc, on a presque tout, il n’y a plus qu’à s’en servir dans cette guerre à conduire contre le totalitarisme islamique, quitte à compléter l’arsenal comme y invite Bruno. Mais, de suite, tous les acteurs doivent s’y mettre : l’Etat, les autres collectivités publiques, les associations, les intellectuels et nous tous en soutenant ce qui pourra être fait et en appelant à ce que cela soit fait si ce n’est pas le cas. Nous serions incroyablement naïfs de ne pas le faire et d’attendre les bras ballants.

Et, dans tous les cas, en cadeau : Contre l’islamisme et tous ses idiots utiles, signez la pétition de Marianne !

http://www.marianne.net/agora-face-islamisme-republique-ne-doit-pas-trembler-100235454.html

DECODA(NA)GES n°41

SOMMAIRE

Edito

L’obscurantisme est là, dans les têtes…

Thème du mois

Pénaliser le fondamentalisme religieux par l’égalité des droits

Par Bruno Bertrand, magistrat

Dernière(s) minute(s)

Sarko à l’eau, en attendant le pain sec ?

Extension du domaine de la barbarie ou de celui de la bêtise

Barbarie et œuvre d’art

Dufflot, la tête dans le seau

Sauvons la planète ?

Les « Brèv’vertes », la rubrique animée par Lucas

Les nouvelles du front bébête…

Sont toujours des nouvelles d’effroi…

Hallal en prison, le coup d’arrêt enfin !

Chiffres Clés

450000 Repentis fiscaux !

Le(a) crétin(e) du mois

Le collectif de la bêtise qui met Daoud dehors

La p’tite Biblio

Le califat. Histoire politique de l’islam

Les entreprises humanistes

Le choc des incultures

Blogs amis

« Parole de juge » de Michel Huyette

Texte intégral du N°41

Edito

L’obscurantisme est déjà là, dans les têtes…

Au vu des résultats de l’enquête CNRS/Sciences Po Grenoble (Cf. « L’école défiée par la religion »[1]), on a envie d’ajouter que l’obscurantisme est là, massivement, dans les petites têtes blondes et brunes où il couve gentiment bien au chaud comme un sale de virus nous préparant une fièvre de cheval qui pourrait bien contaminer deux ou trois générations !

Les prosélytes ont raison de mener le combat sur l’école, et de vouloir faire leur marché le plus tôt possible sur les petites âmes, ça paie, on vient de le mesurer…

Les résultats de cette étude stupéfient par la gravité du mal qui nous ronge subrepticement et l’ampleur du désastre déjà accompli.

Ils ne surprennent pas sur le caractère réactionnaire et anti progressiste que les religions instillent fondamentalement sur les « questions de société ». « Questions de société » comme on dit quand on veut parler des principes fondamentaux, philosophiquement humanistes et libéraux, des sociétés ayant opté pour un développement humain, institutionnellement au moins, séparé du religieux.

Si l‘on résume ces résultats, auxquels chacun se reportera très utilement puisque l’on donne le lien avec leur analyse par « l’Obs. », peu suspect pourtant des thèses « laïcardes » (comme ils disent) : plus on est dans la fidélité à une confession, plus on est fermé sur le développement humain et plus cette pratique confessionnelle est rigoriste moins ses fidèles sont ouverts sur ces questions.

Regardez les résultats sur les questions sur le rôle de la femme, celle de savoir si les homos sont des gens comme les autres, sur ce qui prime entre la loi religieuse et la loi de la République. Mon grand père m’aurait dit : « ben mon gars, t’as les fesses propres ! ».

Dans ce top 100 du rétrograde, l’islam se fait une place de choix, royale. Partout premier même. Cf : Synthèse pour les deux principales confessions monothéistes en France des enseignements de l’étude sur les quatre grandes questions de société. Et il ne s’agit pas de fondamentalistes radicaux, ni encore moins de terroristes endoctrinés et violents, non, non, il s’agit juste d’enfants d’aujourd’hui « produits » par leur famille, leur environnement social et l’école. Bref des enfants de France d’aujourd’hui. Nos enfants, français. A pleurer devant tant de bêtise subie, tant de bêtise laissée se développer en toute quiétude, là devant nous sous nos yeux aveugles comme un observatoire de sinistre mémoire, par trop de faiblesse ou de démagogie, voire les deux.

Mais l’obscurantisme est aussi là dans d’autres domaines et sous d’autres formes. Tel est bien le cas de la réforme du code du travail qui déchaine les passions avant même d’avoir été arbitrée en Conseil des ministres et alors qu’elle n’est que soumise pour l’instant à l’avis du Conseil d’Etat, et que donc le Gouvernement n’a pas encore décidé de ce qu’il allait proposer au Parlement ! Mais déjà, à la gauche de la gauche, ils vitupèrent, ils grondent, ils menacent et mentent effrontément pour justifier leur auguste courroux…

Et profèrent beaucoup d’approximations sur cet avant projet pour atteindre leurs fins. 700 000 signatures recueillies sur des infos en parties bidonnées, piteusement modifiées au fil de l’eau[2].

Obscurantisme consternant donc d’une partie de la gauche, celle qui savonne consciencieusement depuis quatre ans bientôt la planche sociale démocrate croyant avoir gagné l’élection au Bourget sur son propre programme, et qui, vent debout, refuse sur cette réforme toute ouverture, même au profit de la négociation collective locale dans les entreprises ! Mais, obscurantisme aussi des libéraux qui ne jurent que par la précarisation des salariés comme remède au chômage. On y reviendra en détail dans le prochain numéro[3].

Mais on observe immédiatement pour que le lecteur soit bien au clair qu’il nous est, désormais et pour longtemps, impossible de faire confiance à cette frange de la gauche dans ces critiques virulentes sur cette réforme comme sur d’autres.

Car comment lui donner un quelconque crédit alors que sur d’autres sujets très récents, importants pour la République et sa protection ainsi que celle de ses enfants (état d’urgence, déchéance de nationalité), la gauche de la gauche a fait assaut de mensonges et de confusion.

Quelle position aurions nous prise sur ces derniers sujets si nous les avions écoutés et suivis ? La défiance est là et elle est telle qu’elle nous conduit même au présupposé inverse, celui de la sympathie spontanée dès lors que ce qui est fait est critiqué par nos pauvres et pathétiques frondeurs, surtout rejoints par Martine D, épouse Cyclothymus! Beau résultat. Irréconciliables disent certains ? On peut en effet le craindre. Mais une fois rangées les postures, les haines, les ambitions dévorantes, incroyable optimiste que je suis, qui sait ?

 

Thème du mois

Dans DECODA, un article de Bruno Bertrand, magistrat

« Pénaliser le fondamentalisme religieux par la défense de l’égalité des droits »

NDLR : Chapeau introductif

La démocratie n’est pas la liberté absolue, même au royaume terrestre des idées qui sont de libre parcours. Soutenir le contraire serait confondre être adepte de la liberté et être « libertarien », dégénérescence du libéralisme.

Si la liberté d’opinion est absolue, son expression est elle encadrée par la loi. Notre démocratie sanctionne donc pénalement ce qu’elle ne juge pas admissible au regard de ses principes, qu’il s’agisse des propos injurieux ou diffamatoires, des propos de haine ou d’incitation à la haine ou des propos discriminatoires ou incitant à la discrimination.

Notre démocratie n’est pas une béatitude de benêt où tout peut être dit « parce que je le veux bien », ou « parce que je le vaux bien » comme le professent les crétins merdiatiques, communicants ou publicitaires  « dieudonéisés ».

Ainsi, aujourd’hui, des intellectuels musulmans, ou issus de l’immigration, s’interrogent sur la nécessité de protéger nos sociétés du mal absolu que représente le fondamentalisme religieux islamique, projet totalitaire. Ils se demandent s’il ne conviendrait pas, ou souhaitent même pour certains, de pénaliser les propos ou appels extrémistes lorsqu’ils sont exprimés publiquement et pour le progrès prosélyte de l’islam radical totalitaire. En quelque sorte comme pour le nazisme.

Et, en effet, le danger est tel pour la liberté des esprits et des corps (que ces intellectuels ont souvent vécu dans leur chair, à la différence des bobos qui soutiennent indirectement leurs ennemis, voire leurs futurs meurtriers) que DECODA ne peut que se rallier à cet objectif de salut public.

Mais, encore faut il savoir comment faire et comment procéder en démocratie, car c’est ce qui nous distingue des barbares populistes qui, à tous les comptoirs ou campings du coin, encouragés par toutes les démagogies extrémistes, donnent dans le « yaka » et le « focon », les deux masques des vrais cons.

Dans ce souci DECODA publie une contribution très éclairante du magistrat et ami Bruno Bertrand, « petit pois » de son Etat. Non pardon Nico, je blague, je veux dire, sans t’offenser, magistrat de l’ordre judiciaire.

 

« Pénaliser le fondamentalisme religieux par la défense de l’égalité des droits »

Par Bruno Bertrand, magistrat

I – Le fondamentalisme religieux est contraire à la loi car il attente aux droits des femmes

Le communautarisme religieux envahit le débat politique et brouille les idées et valeurs, des hommes politiques, surtout à gauche, qui parfois raisonnent et agissent à fronts renversés.

Pour lutter contre une prétendue vision « occidentale » du monde, contre un supposé complexe de supériorité néo-colonialiste, voire raciste et désormais, surtout, contre une accusation d’islamophobie devenue la tarte à la crème des médias, toute une partie des gens de gauche qui se sont battus pour l ‘égalité des droits entre les hommes et les femmes, le droit à la contraception et à l’avortement, le droit d’être libre penseur, se font les chantres, au nom du respect absolu des convictions religieuses, de la tolérance de l’islamisation radicale d’une partie de la jeunesse de notre pays.

L’idée-même qu’on puisse retirer sa nationalité française à un franco-algérien, franco-marocain ou franco-tunisien (les plus fréquents statistiquement) dont les deux parents sont d’une autre nationalité et qui n’est né sur le sol français que par les hasards de l’émigration économique et de l’usage d’une langue commune, le français, même s’il commet les crimes les plus abjects de terrorisme aveugle, leur paraît insupportable.

Sans qu’ils puissent d’ailleurs expliquer quels principes fondamentaux seraient ainsi remis en cause, d’où le renvoi stupide et sans aucune comparaison possible de Cécile Duflot aux lois de Vichy, qu’elle n’a d’ailleurs probablement jamais lues.

Sous Vichy en effet, la déchéance de nationalité concernait les naturalisés français récents[4] et surtout les juifs, mais résultait de décisions administratives systématiques et massives et non de peines complémentaires individuelles prononcées par des juridictions judiciaires indépendantes pour sanctionner des crimes et délits graves commis contre la France.

La déchéance de nationalité sous Vichy avait seulement pour objet de priver ces personnes dont l’origine étrangère ou raciale/religieuse était considérée comme nocive, du droit d’accéder aux avantages réservés aux nationaux (travail, logement, droit de propriété, etc..). C’était une des conséquences d’une véritable préfiguration de la « préférence nationale » proposée aujourd’hui par tous les partis d’extrême-droite en Europe.

L’idée n’était pas non plus particulièrement de les expulser du territoire français mais d’en faire des citoyens de seconde zone. Les juifs français quant à eux avaient un autre statut particulier et le fait de n’avoir pas été tous déchus de leur nationalité française n’a pas empêché leur déportation tragique, de toutes façons.

Mais l’Histoire pas plus que le Droit n’intéressent vraiment « l’homo politicus » médiatisé et égaré, qui ne vit plus que de petites phrases et de complots politiques, dans un monde qu’il ne comprend plus.

Par contre, nous, citoyens, devons chercher à lutter pour la protection de nos valeurs, lorsqu’elles sont remises en cause par une partie de nos compatriotes, sous l’influence prosélyte des religions, quelles qu’elles soient. Il faut donc changer l’angle d’attaque, volontairement biaisé par les chantres d’une laïcité prétendument neutre, et se fonder sur les lois applicables qui défendent nos valeurs communes.

Au premier rang de ces valeurs à défendre, on trouve l’égalité entre les hommes et les femmes et le droit absolu pour ces dernières de disposer de leur corps (contraception, avortement, sexualité avant le mariage, choix du conjoint, refus de l’excision coutumière, etc..) et de jouir de la liberté d’aller et venir, en s’habillant comme elles le souhaitent dans la seule limite de la décence communément acceptée en France, ainsi que de la liberté de travailler dans l’activité de leur choix.

Jusqu’à présent, malgré quelques critiques sur ces libertés civiles, conquises de haute lutte notamment par les mouvements féministes dans les années 1960-1980 et des hommes progressistes ayant aussi soutenu cette avancée, les religions se contentaient de demander à leurs pratiquants de s’abstenir d’y recourir voire de voter démocratiquement contre leur adoption politique. C’est le jeu démocratique et la laïcité reconnaît le droit aux citoyens de contester pacifiquement au nom de leur conviction religieuse, l’évolution de notre société civile.

Il en va autrement lorsque cette contestation se fait par la violence et le fondamentalisme et entend imposer un renoncement à certaines valeurs par la terreur ou/et l’intimidation, ce qui justifie une réponse appropriée (état d’urgence dans les périodes de crise en France, état de guerre pour lutter contre les foyers armés à l’étranger soutenant ces mouvements).

Il doit en aller autrement également lorsque, sur le plan idéologique, ce qui est prôné ouvertement par des religieux n’est pas seulement une critique de certaines valeurs, dont les pratiquants devraient s’abstenir, ce qui est leur droit le plus strict, mais l’instauration d’une théocratie religieuse totalitaire, contraire à la République et à toutes ses valeurs, imposant les siennes à tous les citoyens, quelles que soient leurs convictions.

Soutenir que la loi d’Allah, ou d’un autre Dieu, est supérieure à la loi des hommes, y compris et surtout pour gouverner un pays, c’est délégitimer tout pouvoir politique élu démocratiquement, qui ne procéderait pas d’une désignation par les autorités religieuses.

C’est déjà le cas en Iran et en Arabie Saoudite[5]. C’est donc, clairement, se prononcer contre la forme républicaine et démocratique du régime politique en France et pourrait faire encourir aux mouvements qui s’y prêtent une dissolution sur le fondement de la loi du 10 février 1936.

C’est en outre une remise en cause de plusieurs dispositions constitutionnelles. Au premier chef de l’article 1er de la Constitution, tout simplement :

« La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée.

La loi favorise l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, ainsi qu’aux responsabilités professionnelles et sociales. »

Mais c’est une remise en cause aussi du troisième alinéa du Préambule de la Constitution de 1946 qui fait partie intégrante du Préambule de notre actuelle constitution et de notre bloc de constitutionnalité[6] et qui plus largement encore que l’article 1er prévoit que :

« La loi garantit à la femme, dans tous les domaines, des droits égaux à ceux de l’homme».

Ainsi, préconiser l’instauration en France de la « Charia », sous le prétexte qu’il s’agirait de la seule loi d’origine divine légitime à régir la vie des français, même non-musulmans, c’est aussi proposer d’anéantir une grande partie des droits fondamentaux, essentiellement des femmes, que notre Constitution et que nos lois garantissent aujourd’hui.

C’est donc par cette voie, légale et judiciaire, que nous pouvons combattre ceux qui veulent remettre en cause nos valeurs, et surtout pas seulement en nous limitant à critiquer leur religion elle-même, même si cela est aussi nécessaire.

Dès lors, l’apologie de l’inégalité des hommes et des femmes comme objectif politique à atteindre, devrait ainsi être pénalisée et son expression publique, illicite, interdite, pour ce motif.

Nous allons voir comment dans la deuxième partie de cet article.

II – La loi pénale protectrice de l’égalité des droits, outil de répression du fondamentalisme religieux

Défendre l’égalité des droits entre les hommes et les femmes dans notre société ne saurait encourir le grief d’islamophobie. C’est simplement refuser à toute idéologie, religieuse, philosophique ou politique le droit de discriminer les personnes à raison de leur sexe quant à l’étendue de leurs droits personnels, individuels ou collectifs, sur le territoire national.

Les tenants de l’islamisme radical l’ont bien compris, qui appellent dans un morceau de rap à « crucifier les laïcards », ces derniers étant définis comme les tenants d’une dérive exclusive de la laïcité, se drapant dans la notion d’égalité en stigmatisant le religieux (sic).

Mais justement, refuser toute apologie de l’inégalité des sexes, ce n’est nullement une dérive, c’est le cœur-même de l’idéal républicain, l’égalité ne pouvant être omise de la devise comportant la liberté et la fraternité, même si sous la Révolution, Olympe de Gouges était encore un peu seule à défendre l’extension des droits de l’Homme et du citoyen à la femme.

Pour ce qui est désormais un nouveau combat, que les féministes des années post 1968 avaient cru avoir été gagné pour l’avenir en France, le droit pénal nous fournit quelques armes, bien que nécessitant des améliorations urgentes par le législateur pour être efficaces.

La discrimination est définie par l’article 225-1 du code pénal, comme étant, notamment : «toute distinction opérée entre les personnes physiques à raison de leur sexe, de leurs mœurs, de leur orientation sexuelle, de leur situation de famille… de leur appartenance ou de leur non-appartenance vraie ou supposée à une religion déterminée, etc.. »

Mais cette discrimination n’est punissable en tant que délit prévu et réprimé par l’article 225-2 du code pénal, concernant la différence entre les sexes, que si elle consiste dans le refus de fourniture d’un bien ou d’un service (refus de vente par exemple), dans l’entrave à l’exercice normal d’une activité économique quelconque, dans le refus d’embaucher ou de prendre en stage une femme.

Or, contrairement à la discrimination à raison de la race ou religion, où la provocation à la discrimination est sanctionnable comme délit par l’article 24 de la loi du 29 juillet 1881, la discrimination à raison du sexe n’est un délit que si elle tend à interdire aux femmes l’accès aux services économiques ou salariaux de l’article 225-2 du code pénal, ce qui bien sûr est très limité et mériterait d’être réformé.

On observera au passage, avec toute la gourmandise appelant à une réforme législative, qu’ainsi le législateur s’est borné à tirer les conséquences de l’article 1er de la Constitution dont c’est l’objet bien (trop) limité aux champs politiques et professionnels, mais qu’il a « oublié » le troisième alinéa du Préambule de la constitution de 1946 beaucoup plus large et général et qui a pourtant le même niveau et la même place dans notre ordre juridique que l’article 1er de la Constitution. Force est de devoir l’écrire, la loi actuelle « n’épuise pas sa compétence »[7] et reste en retrait de la portée des principes constitutionnels qu’elle doit mettre en œuvre pour une égalité réelle.

Au-delà de la provocation à la simple discrimination à raison du sexe, la provocation à la haine ou à la violence envers une ou des femmes, parce qu’elles sont de sexe féminin, constitue cependant aussi un délit punissable.

Ces faits de provocation sont constitués par tout appel public à cette discrimination, haine ou violence par discours oral, écrits, affiches, supports de la parole ou de l’image (comme internet), etc.., ce qui est très large (article 23 de la loi du 29 juillet 1881).

Il existe aussi une contravention de 5ème classe, sanctionnant la provocation non publique à la discrimination, à la haine ou à la violence envers une personne à raison de son sexe, notamment (article R.625-7 du code pénal). Ceci peut recouvrir des cas d’endoctrinement individuel, par exemple.

Même imparfaits, ces outils juridiques devraient permettre déjà aux procureurs de la République, (bien nommés en l’occurrence), de poursuivre les discours publics prônant ouvertement les châtiments corporels pour l’épouse, l’interdiction pour les femmes d’accéder à certaines fonctions salariales ou économiques, de conduire une automobile, etc..

Ceci pourrait faire l’objet d’une simple circulaire du Garde des Sceaux à ses parquetiers, invités à se montrer plus attentifs à la répression du prosélytisme islamiste radical, pris sous son angle sexiste. Le simple fait de promouvoir l’instauration de la charia comme règle d’organisation sociale et juridique d’un Etat islamique en France, caractérise déjà ces discriminations et appels à la violence à l’encontre des femmes.

Mais ce substrat pénal pourrait aussi être utilisé par l’autorité administrative locale ou nationale pour interdire la tenue de certaines réunions publiques dont les organisateurs prônent ouvertement l’organisation dans notre société d’une discrimination en défaveur des femmes ou le recours à la violence contre elle, légitimée si elle est pratiquée par leur mari, entre autres.

En effet, dès lors que les propos publics tenus ou devant être tenus en réunion caractérisent une infraction pénale, la réunion peut être qualifiée d’illicite et contraire à l’ordre public, justifiant son interdiction administrative, sans vio ler le principe de la liberté d’expression ou celui de la liberté de conscience.

Il appartient désormais à ceux qui exercent ces fonctions judiciaires ou administratives de mettre en œuvre ces moyens légaux, ou aux associations de lutte contre les discriminations prévues à l’article 2-6 du code de procédure pénale de se constituer partie civile contre les auteurs de ces délits, pour pallier leur éventuelle carence en la matière.

Cela n’exonère en rien le législateur d’un devoir urgent de refondation de nos textes, permettant de sanctionner aussi une discrimination injustifiée envers les femmes, à raison de leur sexe, même en dehors de la sphère économique et des appels à la haine ou à la violence.

C’est aussi cela « l’égalité réelle » des droits entre les hommes et les femmes, qu’une ministre est depuis peu en charge de développer.

C’est ce qui fera peut-être que demain, un islamiste sur un plateau de télévision qui refuse de serrer la main d’une femme ministre, parce qu’elle est femme, sera passible de poursuites pénales, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.

Bruno Bertrand

 

Dernière(s) minute(s)

1) Sarko, à l’eau… en attendant le pain sec ?

Notre bon ancien président mis en examen pour dépassement de ses comptes de campagne en 2012 et « témoin assisté » dans l’escroquerie « Bigmillions » qui a tenté de couvrir ce dépassement. Il argue avec ses avocats de ce qu’il aurait été sanctionné déjà par le Conseil constitutionnel en ayant été condamné, en application de l’article 52-15 du code électoral à une sanction financière de plus de 300 000 euros qu’il a in fine acquittée après avoir tergiversé[8].

En droit français un même agissement ne peut subir en effet deux peines à caractère pénal (principe non bis in idem) et seules les peines pénales ont un caractère personnel. Le non respect des règles relatives aux comptes de campagne est réprimé pénalement par l’article L113-1 du code électoral (un an d’emprisonnement et/ou 3750 euros d’amende). C’est une sanction pénale personnelle que seul le candidat peut devoir supporter.

En conséquence, la sanction financière prévue par l’article L 52-15 du code électoral pour le candidat qui a dépassé le plafond autorisé n’a pas de caractère pénal. D’ailleurs, le code électoral ne range pas cet article dans le chapitre des sanctions pénales. En conséquence, cette sanction financière n’étant pas pénale, n’a pas un caractère personnel et le candidat sanctionné peut selon nous demander à son parti de la supporter.

Mais Sarkozy après avoir envisagé cette hypothèse a finalement décidé de payer lui même. On voit bien maintenant bien pourquoi dans sa stratégie. Cela lui permet de soutenir qu’il a déjà été sanctionné et que les juges, en le mettant en examen, violent le principe précédemment évoqué « non bis in idem ». Tactique grossière qui, on prend les paris, ne tiendra pas la route devant les juridictions compétentes, car alors on n’appliquerait pas la loi pénale au sieur Sarkozy (article L113-1 du code électoral) au motif qu’il a payé la sanction financière prévue par l’article 52-15 laquelle n’est pas une sanction pénale. Ridicule.

2) Déchéance de nationalité et état d’urgence : extension du domaine de la Barbarie ou de celui de la Bêtise ?

Pour un point complet et exact de la problématique fait par un magistrat honnête, à la différence de tout ce que vous avez pu lire dans d’innombrables tribunes d’opposants incompétents ou manipulateurs :

http://www.huyette.net/2016/02/l-extension-de-la-decheance-de-la-nationalite-francaise-a-une-nouvelle-categorie-de-bi-nationaux.html

Malgré une campagne de presse comme il y en a eu peu, l’Assemblée nationale a adopté la réforme constitutionnelle contre toutes les prévisions à plus de 60% des suffrages exprimés. Les couillons qui bavent dans le poste vont encore dire que la classe politique est coupée des français qui soutiennent cette mesure à une énorme majorité… Alors que, eux, ils le sentent bien le sentiment populaire, au contact qu’ils sont des réalités de deux ou trois arrondissements du centre ville…

Triste, mais là où on touche le fond c’est lorsqu’on regarde les arguments des opposants à la réforme : confusion des concepts, mensonges sur les réalités juridiques et factuelles, instrumentalisation, c’est un vrai festival… La cerise sur le gâteau c’est Libé, qui convoque à la rescousse la philosophie et une philosophe inconnue qui invoque maintenant la barbarie de la mesure[9]…

Même si ce canard, coupé des exigences républicaines, est à sens unique depuis le début et ne fait même pas semblant de balancer les points de vue, échappant ainsi au moins à l’hypocrisie, là on tombe du paquetage face à la malhonnêteté intellectuelle de cette « philosophe ».

Son discours peut être séduisant pour quelqu’un de gauche et il faut l’analyser finement car il formule bien, pour la première fois dans tout ce que je lis depuis deux mois, le discours d’une certaine gauche sur cette affaire !

Apparemment le raisonnement se tient (au sens où il est cohérent) et il expose notre philosophie humaniste classique qui fonde toute notre philosophie pénale rédemptrice dont les racines sont judéo chrétiennes. Dans notre droit pénal, on ne déchoit jamais définitivement quiconque, même si l’intéressé lui même au besoin s’en désintéresse, et on supprime la peine de mort ce qui est logique compte tenu de son caractère précisément définitif.

Cette analyse est de gauche, optimiste sur la nature humaine et même si elle a produit dans ses travers sociologisés ce que l’on appelle (surtout à droite) la « culture de l’excuse », elle est aussi la nôtre. Juger n’est pas en effet que punir.

Mais, si le raisonnement de la philosophe inconnue a cette cohérence de gauche, au cas particulier de la déchéance de nationalité il n’est que pur rêve puisque la déchéance existe déjà dans notre droit (art. 23 à 25 du code civil), et même dans le droit international (art. 8-1 de la convention de 1961).

Donc, il ne s’agit pas, Madame la philosophe inconnue, d’une « extension » du domaine de la barbarie qui nous avilirait, là est votre mensonge, votre accusation honteuse. Tout ça pour cautionner de votre pseudo « science philosophique » votre position personnelle…

Lamentable, à moins que vous preniez vos rêves pour les réalités, ce qui relève d’une autre thérapie que le débat contradictoire. Donc malhonnêteté intellectuelle, Madame la philosophe inconnue, ce qui pour une philosophe est juste lamentable, l’exactitude étant à l’esprit ce que la justesse est à la justice… En fait, les défenseurs et alliés objectifs des nazislamistes, ce sont eux les barbares, pas nous [10]!

Etat d’urgence ! Outre la prolongation par le Parlement a une large majorité jusqu’au 26 mai, ci-joint ci-après, signalée par l’ami Bruno, la décision du Conseil Constitutionnel qui renvoie dans ses buts la Ligue des Droits de l’homme (LDH) qui contestait la constitutionnalité des perquisitions administratives autorisées pendant l’état d’urgence. LDH ? LDI, oui !

Le Conseil constitutionnel[11] ne censure la loi votée par le Parlement que sur la possibilité de saisie indistincte, lors des perquisitions, de tous les éléments informatiques des personnes suspectées, sans le contrôle d’un juge, alors qu’il peut s’y trouver des éléments relatifs à la vie privée pouvant n’être en rien liés au terrorisme. La copie du parlement devra être revue sur ce point mais globalement les « droits de l’hommistes » professionnels se sont encore plantés et nos juridictions expulsent leurs prétentions insensées et irresponsables…

3) Barbarie et œuvre d’art : à propos du film « Salafistes »

Aller le voir ou pas ? DECODA prend partie avec Nathalie Heinich qui, dans une belle Tribune dans le Monde, dit mieux que quiconque pourquoi ne pas y aller Salafistes

4) Dufflot, la tête dans le seau… La bêtise à l’état chimiquement pur, ça devient un souci vraiment même dans DECODA, dont la rubrique « Crétin du mois » est trop étroite pour une calibre de cet acabit : http://www.marianne.net/cecile-duflot-decheance-politique-100240075.html

 

Sauvons la planète ?

Les « Brèv’vertes », la rubrique animée par Lucas[12]

Cette rubrique souhaite apporter de l’eau (ou ce qu’il en reste) au moulin des informations traitées en une ligne dans les bandeaux des chaînes d’info en continu. Comprendre les liens entre les mobilisations, entre les idées, entre les phénomènes climatiques isolés afin d’en dégager une réflexion globale, tel est l’objectif de ces premières « brèv’vertes ».

Un sourire avant le désastre : le 12 février dernier, les îles Fidji, situées dans l’océan Pacifique sud, sont devenues le premier signataire à ratifier l’accord de Paris ! Hourra dirions-nous, au moins une ratification ! Et qui plus est à l’unanimité ! Cette ratification parlementaire sera validée avec toutes les autres le 22 avril 2016, mais elle est doublement symbolique. D’abord parce qu’il s’agit du premier Etat, mais aussi et surtout parce que l’archipel est en première ligne des effets du changement climatique.

Cela renforce d’autant plus le sentiment d’urgence qui se dégage de cette ratification, et valorise l’engagement des Fidji de produire 100% de son électricité grâce à des énergies renouvelables d’ici 2030 et de diminuer ses émissions de gaz à effet de serre de 30%.

Dans la nuit du 20 au 21 février, Winston a décidé de fêter cette ratification en s’abattant sur les îles Fidji sous la forme d’un cyclone de catégorie 5 (plus haute classification sur l’échelle de Saffir-Simpson), devenant ainsi le plus puissant de l’histoire de l’archipel. En écho aux 195 pays restants, les vents se sont défoulés jusqu’à 325 km/h (soit presque deux fois plus vite qu’un service de Roger Federer), réalisant le grand chelem : 44 morts (bilan provisoire), 32000 personnes sans abri, pour une population de 900 000 habitants, 4,3 millions de dollars d’aide en provenance d’Australie et de Nouvelle-Zélande, et 2 avions militaires français.

Peu d’eau, peu d’eau : « Toutes les 5 secondes, un enfant de moins de dix ans meurt de faim. Dans son état actuel pourtant, l’agriculture mondiale pourrait nourrir sans problèmes 12 milliards d’êtres humains. Or, pour conjurer les 8 tragédies du siècle[13], il faudrait mobiliser pendant 15 ans un montant d’investissement annuel d’environ 80 milliards de dollars. Pour y parvenir, il suffirait d’un impôt annuel de 2% sur le patrimoine des 1210 milliardaires existant en 2010. » Voilà, merci, bonsoir !

Puisque ce n’est pas assez, la période climatique fin 2015-début 2016 a libéré El Niño, un des pires méchants depuis Dr No. Comme dans les films, il peut éradiquer toute une partie de la population de la planète. Seule différence, il ne le fait pas exprès et il n’y a (pour l’instant) pas de gentil pour sauver le monde.

El Niño est un phénomène climatique à l’origine du réchauffement de plus de 2 degrés des eaux du Pacifique central équatorial. Pour être plus scientifique, « le phénomène El Niño/Oscillation australe (ENSO) résulte de l’interaction de l’océan et de l’atmosphère dans le centre-est du Pacifique équatorial. Il apparaît à une fréquence irrégulière allant de deux à sept ans. En général, le phénomène atteint son intensité maximale vers la fin de l’année, d’où son nom (qui signifie «enfant Jésus» en espagnol). Il provoque des sécheresses et des précipitations supérieures à la normale dans certaines régions. »

La sècheresse, comme en Afrique australe : El Niño affecte 40 millions de personnes en milieu rural et 9 millions en centres urbains au Zimbabwe, au Mozambique, en Afrique du Sud, au Lesotho, en Zambie, au Malawi et au Swaziland. C’est la pire sécheresse dans cette région depuis un siècle, puisque 14 millions de personnes vont manquer de nourriture à cause de la destruction des récoltes. Pour faire face à cette crise, 38 millions de dollars seraient nécessaires pour mettre en œuvre un plan d’aide efficace.

Précipitations anormales comme en Amérique du Sud : l’état d’urgence est déclaré dans le Nord du Pérou après des précipitations exceptionnelles, propices à la propagation du virus Zika, et 2,8 millions de personnes au Guatemala et au Honduras vont manquer de nourriture.

Zika et El Niño, c’est un duo qui fait froid dans le dos ! La fréquence de ce phénomène pourrait même doubler d’ici à 2050…

« L’optimisme est dans l’action! », fondateur des Brèv’vertes.

 

Les nouvelles du (des) front(s) bébête(s)…

sont toujours des nouvelles d’effroi..

Halal en prison, le coup d’arrêt, enfin : comme les médias n’en parlent pas, nous on en parle !

Un détenu à Grenoble avait demandé et obtenu du Tribunal administratif d’icelle que l’administration pénitentiaire soit contrainte de lui servir du halal en prison ! Et oui, on en est là…

Le Conseil d’Etat vient de casser ce jugement scélérat. Les médias n’en disent rien ni à Grenoble, ni nationalement, et seul Ouest France[14], PQR de la première région porcine, en fait état ! Normal…

Donc, coup d’arrêt très net du Conseil d’Etat au halal (et autres casher ou poisson le vendredi). Comme dit l’ami Bruno, les islamistes (pas que les radicaux ou les fondamentalistes violents, non, non, de simples adeptes d’un islam radical) tentent en permanence toutes les voies de droit de notre système judiciaire et démocratique pour attaquer la laïcité, en inversant les principes : « droit » de manger halal comme accessoire du droit à la liberté de conscience, qui serait violé, « droit » de porter le voile, « droit » tant qu’on y est pour la petite fille d’être excisée comme sa mère ?

C’est ainsi toute une liste de nouveaux « droits » qui vont nous être présentés… Comme les cathos intégristes opposent le « droit » à la vie au droit à l’avortement, au droit à partir selon son choix.

C’est « droit » contre « droit », et en caricaturant à peine, tant qu’on y est aussi droit pour la femme de choisir d’être lapidée si elle trompe son mari, de se voir retirer ses enfants dès elle divorce, et, pour ceux à qui ça plait, d’être jugés par des tribunaux de la charia, etc. Pour patienter en quelque sorte, en attendant qu’ils se substituent de manière générale aux tribunaux républicains…

DECODA et toutes ses plumes, comme un coq sur ses ergots n’en doutez pas et même si ça dérange la secte des idiots utiles de l’obscurantisme, seront très attentifs sur le terrain juridique, qui est quand même un peu le leur, alors qu’il est trop étranger à bon nombre de nos concitoyens.

Comme pour les fachos, car ils en sont, « NO PASSARAN ! », et surtout pas par le droit, car sinon à quoi servirait-il, par ailleurs, de résister par les armes à leur esprit de conquête territoriale et que nos soldats se fassent tuer pour cela (Mali, Syrie, Irak, Lybie, etc.) ?

 

Chiffres clés

Les chiffres qui tuent….

45 000 demandes de repentance fiscale depuis 2013, moins du tiers traité et près de 3 milliards d’euros d’avoirs déjà rapatriés en France… youppie tralala, niquons les niqueurs !

 

Le(a) Crétin(e) du mois

Ce mois, le « Collectif » des crétins qui réussit à mettre Kamel Daoud « out » !

Souvenez vous, dans le dernier numéro de DECODA (n°40) qui, en « P’tite biblio », vous mentionnait le bel article de Michel Guerrin dans le Monde sur les évènements de Cologne et les réactions indignées de certains sociologues refusant la critique des réalités de l’islam. Eh bien, depuis, il y a eu pire.

Kamel Daoud, écrivain et journaliste, a eu le tort de commettre une tribune dans Le Monde dénonçant aussi cette face hideuse de l’islam vis-à-vis des femmes[15]. Il a été immédiatement et violemment saqué dans ce même quotidien daté du 12 février par un autoproclamé « Collectif » qui s’en est pris à lui (ainsi qu’à Sensal et à d’autres d’ailleurs) de manière inadmissible en se parant de surcroit de leurs qualités scientifiques (« historien », « anthropologue », « sociologue », sauf deux parmi les ânes égarés sous les étiquettes de « politiste » et de « journaliste »).

Que des musulmans ou des personnes issues de l’émigration, disent la vérité ça dérange, ça dérange grave même ! Mais dans quel pays vit-on au juste ? Tout ça face à une idéologie totalitaire exécrable, et ses complices ou idiots utiles qui se déclarent à tour de bras…

J’ai honte pour eux dans le contexte, mais pour ces gens là on n’est sûrement pas en guerre. Ni contre DAECH, ni contre une idéologie, et une religion, disons le, barbare pour la démocratie politique et pour la moitié féminine du genre humain, mais aussi pour les animaux égorgés vivants comme de vulgaires mécréants !

Et bien face à cette hostilité, face à cette haine de nos bons historio-sociologico-anthropologico-politistes, Kamel Daoud en a eu ras le bol de tant de connerie et a rendu son tablier de journaliste politique pour ne plus se consacrer désormais qu’à la littérature[16].

On le comprend presque devant une telle insondable bêtise et puis la littérature il la sert si bien[17]. En l’absence de soutien de nos intellectuels, comment et pourquoi continuer à risquer sa vie (oui, oui, puisque les « amis » islamistes de notre bon Collectif l’ont déjà condamné à mort)? Autant ne plus vivre que pour soi, ses parents, ses amis, ses lecteurs…

Bravo, même Le GIA n‘y était pas arrivé, le « Collectif « l’a fait ! Peuvent être fiers nos ânes bâtés de nos meilleures universités… Heureusement les médias se mobilisent, notamment le même Guerrin dans Le Monde daté du 27 février[18].

Alors, inénarrable Collectif, content de ta fatwa ? A quand le même sort pour Mohamed Sifaoui et quelques autres?

Ils doivent bien eux aussi t’indisposer avec leur « islamophobie primaire »… Nous, on adore de plus en plus, à la hauteur à peu près de ce qu’on te déteste, toi et tes semblables…

 

La p’tite biblio

1) « Le califat. Histoire politique de l’islam »

De Nabil Mouline, Champs « Histoire »

Pour ceux qui croient encore que DAECH est une simple résurgence de temps moyenâgeux révolus, lecture recommandée pour bien comprendre. Et mener la contre offensive idéologique indispensable face aux tendances totalitaires qui se sont saisies, en permanence et tout au long de l’histoire, du monde musulman y compris à l’époque moderne[19]

2) « Les entreprises humanistes, comment elles vont changer le monde »[20]

De Jacques Lecomte aux Editions des Arènes

Ce n’est pas de la naïveté puisque ça existe et que ça réussit mieux que les cyniques ! C’est donc possible et souhaitable même d’un strict point de vue économique et capitaliste.

Sans illusion cependant sur la disponibilité du système et de ses sbires (les économistes), pour un développement et encore moins une généralisation, sans une vigoureuse régulation par le droit [21]…

3) « Le choc des incultures », de Francis Balle aux éditions L’archipel, février 1016

Après « Le déni des cultures » (2010) et « En terre étrangère » (2013) de Hugues Lagrange, qui avait fait scandale à la gauche de la gauche, voici un autre ouvrage de la même veine et extrêmement intéressant a priori. On y reviendra dans un prochain numéro mais déjà pour une présentation voir : http://www.editionsarchipel.com/livre/le-choc-des-incultures/

 

Blogs amis

Michel Huyette, « Parole de juge »

http://www.huyette.net

Si, au delà des informations que nous pouvons vous apporter à quelques uns dans DECODA, vous avez des interrogations plus précises sur l’état de notre droit, et, dans un Etat de droit, quoi de plus légitime que de s’assurer des réalités juridiques, autant aller voir un blog de véritables professionnels du droit. C’est quand même plus sûr que de se fier aux médias !

Donc vive « Parole de juge » de Michel Huyette qui a commis le sérieux point sur la question de la déchéance de nationalité que l’on ait lu (voir en « Dernières minutes » notre commentaire à ce sujet).

« Parole de juge » c’est de l’information de poids et du lourd… et pas de petits pois, hein Nico ?

 

Notes de bas de page

[1]http://tempsreel.nouvelobs.com/education/20160202.OBS3878/exclusif-l-ecole-defiee-par-la-religion-l-enquete-qui-accuse.html

Etude organisée par le CNRS et Sciences-Po Grenoble et dirigée par Sebastian Roché, politologue spécialiste de la délinquance, elle a consisté à interroger 9.000 collégiens des Bouches-du-Rhône entre avril et juin 2015 sur différents sujets dont celui de la religion

[2] Comme je fais plutôt confiance aux fonctionnaires de l’Etat qu’au Front de gauche, à la CGT/FO et aux médias, je me fierai plutôt aux explications officielles et j’attendrai pour me prononcer les décisions en Conseil des ministres après l’avis du Conseil d’Etat (Cf. http://www.gouvernement.fr/le-vraifaux-du-gouvernement-sur-la-loitravail-3850).

[3] Dernières minutes : l’examen en conseil des ministres du projet de loi est repoussé de quinze jours, sans doute le temps de trouver un consensus plus large avec les syndicats réformistes… Naïvement on pensais que c’était l’objet du débat au Parlement que d’amender un projet mais non maintenant il faut que cela soit fait avant…

[4] Ce que fait toujours la loi française avant même la réforme constitutionnelle en cours (article 25 du code civil) !

[5] NDLR : mais inquiétons nous en aussi pour ici, quant on voit ce qu’il y a dans la tête des enfants musulmans comme le montre l’enquête mentionnée dans notre EDITO (plus des deux tiers des enfants musulmans dans cette enquête placent la religion au dessus de la République…) ; une faillite sans précédent

[6] Les éléments composant ce bloc de constitutionnalité ont la même valeur que notre Constitution elle-même

[7] Ce qui veut dire que le législateur pénal n’a pas fait son travail de protection nécessité par la portée et le degré d’exigence égalitaire de nos principes fondamentaux

[8] 400 000 euros, était le montant de dépassement constaté par la commission des comptes de campagne et confirmé par le conseil constitutionnel ; en réalité, ce montant, après l’affaire Bygmalion pourrait s’élever à plus de 28 millions d’euros de dépassement, on voit les conséquences pour l’ami Sarko et l’UMP…

[9] http://www.liberation.fr/debats/2016/02/07/l-extension-du-domaine-de-la-barbarie_1431706

[10] Pour un bon exemple des méfaits de la barbarie sur l’intellect signalé par l’amie Monique et presque risible : http://m.leplus.nouvelobs.com/contribution/886937-interdire-les-signes-religieux-au-travail-c-est-faire-un-pas-vers-l-islamophobie-d-etat.html?xtref=http%3A%2F%2Fm.facebook.com#http://m.facebook.com

[11] Cf.http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/francais/les-decisions/acces-par-date/decisions-depuis-1959/2016/2016-536-qpc/communique-de-presse.146992.html?platform=hootsuite

[12] Master2, Sciences Politiques-Relations Internationales, Parcours Francophonie et Mondialisation, Spécialité Développement Durable et Economie Sociale et Solidaire; Université Jean Moulin, Lyon 3

[13] Faim, extrême pauvreté, eau polluée, mortalité infantile, discrimination des femmes, sida, épidémies, destruction du climat.

[14]http://www.ouest-france.fr/societe/justice/repas-halal-en-prison-le-conseil-detat-rejette-le-pourvoi-dun-detenu-4028316

[15] Dans une autre tribune il a pu tout de même inquiéter les esprits libres en mettant sur le même plan « fanatisme religieux » et « athéisme », ce qui nous a scotché et effondré faisant comprendre tout ce qu’il peut y avoir encore de conscience mystifiée même chez un musulman modéré et qu’on croyait pleinement éclairé des mêmes Lumières que nous… Attristant mais on le défendra quand même contre tous les ânes car lui est sur la bonne voie même s’il n’a pas fait tout le chemin…

[16]http://www.marianne.net/kamel-daoud-verdict-islamophobie-sert-aujourd-hui-inquisition-100240340.html

[17] Voir à cet égard son article sur « La métaphore abîmée du vin arabe » paru dans le Point et signalé par Maryvonne : http://afrique.lepoint.fr/culture/question-a-kamel-daoud-peut-on-etre-musulman-et-boire-du-vin-08-10-2015-1971627_2256.php

[18] Voir aussi :

http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20160220.OBS5014/l-islam-et-la-gauche-kamel-daoud-ne-renoncez-pas.html#xtor=EPR-1-%5BObsActu8h%5D-20160221

http://www.marianne.net/fawzia-zouari-kamel-daoud-derange-confortable-angelisme-islam-100240551.html

http://www.marianne.net/agora-kamel-daoud-ne-hait-pas-les-islamistes-il-les-combat-100240656.html

[19] En exceptant peut être la période 1924-1950 qui a vu naître la Turquie moderne laïque et la mise en sommeil du rêve califal, jusqu’à ce que, après la décolonisation il se réveille, et inspire le panarabisme de Nasser, les ambitions de Hassan au Maroc ou encore aujourd’hui d‘Erdogan… sans parler des fous furieux de DAECH ou d’autres groupes syriens, afghans, iraniens, soudanais, etc.

[20] Pour une présentation plus complète de cet ouvrage voir :

https://books.google.fr/books?id=-KVyCwAAQBAJ&pg=PP2&lpg=PP2&dq=les+entreprises+humanistes&source=bl&ots=AbNda5MCfM&sig=gDIU2YzNpPCmhgogcHi-LGww4ks&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwj2m7qY24bLAhXD1xoKHUj_Cl0Q6AEITTAI#v=onepage&q=les%20entreprises%20humanistes&f=false

[21] Au passage, régulation qui, pour être efficace, ne saurait être nationale dans une économie mondialisée ! Comment peut-on croire aujourd’hui que le cadre national est encore la réponse ? Les souverainistes, qui ne pourront pas refermer notre économie parce qu’elle est économie de l’information et que les aspirations des individus en sont l’antithèse, sont un obstacle au développement d’un niveau supranational protecteur et, donc, les alliés objectifs, ou les idiots utiles, des profiteurs d’une économie mondiale non régulée ne produisant que dumping social et fiscal et la casse des protections qui va avec… Les gens qui regardent détricoter les protections existantes en geignant sous leur casque gaulois, tout en s’opposant à la seule alternative protectrice désormais possible (supranationale), comment ça s’appelle déjà ?

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