DECODA 47, 5/09/2016

SOMMAIRE

Edito

La guerre… avec les outils de la paix ?

Thème du mois

La femme, libérée par le meurtre ou le burkini ?

Une farce en deux actes à propos de l’affaire Sauvage et du Burkini que l’incompétence a transformé en désastre judiciaire

Le papier de l’ami Bruno

Burkini, what else ?

L’opinion dissidente de l’ami Jean 

Conseil d’Etat, inique ?

Les Brèv’vertes de Lucas                     

Dernière(s) minute(s) 

Idées institutionnelles

Les nouvelles du front bébête…

Sont toujours des nouvelles d’effroi…

Sarko, TPLF… TPLG ?

Chiffre(s) clé                                                

Croissance et emploi

Le crétin du mois                                      

Plenel et Médiapart

Le journal de 20h de la 2

La p’tite biblio                                            

Les textes qu’on aime bien

Pierre Notte à propos du Burkini

 

Edito

La guerre, avec les outils de la paix[1] ?

Qui peut douter que DAECH et les islamistes radicaux nous fassent la guerre ? Une guerre qui a d’une part ses fantassins les armes à la main, en Syrie et ailleurs mais aussi sur notre propre sol, et, d’autre part, une guerre idéologique qui a son discours anti occident. Le discours de l’islam radical et politique et de ses pratiques sociales, religieuses et culturelles[2], lequel a ses hérauts par le prêche dans certaines mosquées, ses militants dans les prisons ou dans certains quartiers et ses soutiens, au nom de la diversité culturelle et de la liberté, dans nos propres journaux.

Le cas du Burkini de l’été, édifiant, qui a vu de nombreux intellectuels issus de la diversité et de l’immigration, ou d’intellectuels étrangers musulmans, soutenir la fermeté et l’appel à la discrétion adressé aux musulmans, alors que bon nombre de nos propres médias, de gauche, se ralliaient massivement à la lâcheté sacrifiant la dignité de la femme et son égalité avec l’homme, à leur vision d’une liberté individuelle que plus rien ne doit contraindre. Sans parler des ricanements de la presse étrangère occidentale de pays communautarisés. Nous sommes bien en guerre… les traitres se dévoilent.

Pourtant si nous sommes en guerre, le droit de la guerre qui enserre légitimement l’action des démocraties, parce qu’elles sont démocraties, nous empêche de nous défendre aussi efficacement qu’il le faudrait[3]. Ainsi, nous ne pouvons déclarer la guerre à DAECH qui n’est pas un Etat mais qui nous a attaqués et encore moins à l’islam radical, qui n’est qu’une idéologie mais qui veut détruire nos valeurs. Nous ne pouvons pas, non plus, traiter les soldats ennemis que nous capturons sur notre sol ou qui reviennent de Syrie, en prisonniers de guerre au sens de la convention internationale de 1949[4] et alors même qu’ils se revendiquent soldats de DAECH et que celui-ci les déclare comme tels. Ils restent des prisonniers de droit commun avec les inconvénients que cela présente, outre l’anomalie que cela constitue.

Le droit de la guerre dont se sont dotés les démocraties au XXème siècle notamment après la seconde guerre mondiale n’est pas adapté aux guerres d’aujourd’hui, dites asymétriques, et nos ennemis en tirent avantage. Si l’islam politique radical est bien en guerre ouverte contre le monde occidental et ses valeurs démocratiques, ce que je crois, il est temps d’adapter les outils du droit international à cette nouvelle donne. Sinon, nous resterons d’incroyables naïfs. Il ne suffit pas en effet de vociférer contre les ventes d’armes à certains des Etats qui soutiennent nos ennemis, telle l’Arabie wahhabite, il faut faire évoluer le droit de la guerre. Une mesure parmi d’autres devrait être mise en discussion internationale : l’élargissement des catégories de prisonniers de guerre permettant d’y inclure les soldats de DAECH et les propagandistes de son idéologie totalitaire, pour motif d’intelligence avec l’ennemi.

Ainsi ces bons apôtres sauraient ce qu’ils risquent : être traités pour le temps du conflit (sans nul doute pour de longues années) par l’autorité militaire dans des camps d’enfermement ad hoc et ne plus encombrer nos tribunaux et prisons qu’ils infectent en continu. On réglerait ainsi par le droit la velléité qu’ont certains de créer sur notre sol une verrue Guantanamo.

Même si djihadland s’en fiche peut être, ce serait au moins pour nous un soulagement à tous points de vue. Alors, qu’est ce qu’on attend là-dessus aussi pour se ressaisir ? Cela nous éviterait de nous faire battre par nos propres principes démocratiques, par les atermoiements liés à l’Etat de droit ou par les exigences de la (trop) bonne conscience occidentale.

 

Thème du mois

La femme, libérée par le meurtre ou le burkini ?

Une farce en deux actes à propos de l’affaire « Sauvage » qui, graciée partiellement, reste quand même en prison… et du burkini que l’incompétence juridique a transformé en désastre judiciaire.

Acte 1 : Affaire Sauvage[5] (en collaboration avec l’ami Bruno)

Jacqueline Sauvage était une femme battue depuis des années, son mari aurait violé leurs enfants et a provoqué, au moins en partie, le suicide de leur fils. Deux jours après ce suicide, elle a abattu son mari (65 ans) de trois balles de fusil dans le dos.

Ses avocates ont voulu faire de cette affaire le symbole de la révolte des femmes battues (révolte que l’on ne peut qu’approuver mais jusqu’à une certaine limite, qui est la peine de mort décidée et exécutée par l’épouse battue) ; au lieu de plaider les circonstances atténuantes de l’assassinat (c’en était un car prémédité et exécuté par trois tirs et non un seul et dans le dos), elles ont cru bon de vouloir créer un nouveau cas de légitime défense pour cette hypothèse, non prévu par le législateur, réclamant l’acquittement pur et simple de leur cliente avec un grand tapage médiatique.

Ici, lors des tirs dans le dos du mari, celui-ci ne menaçait personne et n’était pas armé. Il s’agit donc d’une vengeance ou d’un assassinat préventif, pour éviter de nouveaux sévices qu’elle craignait, mais qui pouvaient se résoudre autrement (plainte à la police, mise sous protection, aide d’associations, etc.) En aucun cas une légitime défense de soi ou d’autrui, qui suppose une concomitance entre l’acte de défense et la menace.

Résultat de cette tactique des avocates : une condamnation criminelle à de la prison ferme par une première cour d’assises (composée en majorité de jurés non magistrats). Appel, médiatisation des avocates et poursuite de la même thèse de la légitime défense « préventive » des femmes battues : 2ème condamnation par une autre cour d’assises, à 10 ans d’emprisonnement ferme et peine de sûreté incompressible !

On peut penser que cette volonté acharnée des avocates d’obtenir un acquittement et de créer une jurisprudence en faveur des femmes battues, de façon agressive, en attaquant toutes les juridictions ayant condamné leur cliente, a probablement choqué les magistrats et jurés d’assises.  Les conséquences d’un tel précédent seraient en effet redoutables : chaque femme battue (ou prétendant l’être) pourrait choisir de tuer, avec préméditation, son époux et réclamer ensuite l’impunité judiciaire (en cas de légitime défense, il n’y a ni procès ni poursuite). Au contraire, une plaidoirie des avocates de Mme Sauvage fondée sur les circonstances atténuantes, évidentes dans cette affaire, et le « coup de folie » du passage à l’acte, aurait très certainement entraîné une peine de prison avec sursis pour l’essentiel, couvrant seulement la durée de détention provisoire déjà exécutée lors de l’audience devant la cour d’assises.

La grâce, partielle, accordée par François Hollande était donc très pertinente : d’une part, elle tenait compte des circonstances particulières de cette affaire pour faire bénéficier l’accusée des circonstances atténuantes qui existaient mais que l’attitude de ces avocates n’avait pas permis de l’en faire bénéficier, d’autre part, elle n’avait pas pour effet de remettre en cause les décisions de condamnations pénales, confirmant l’existence d’un crime et l’absence de légitime défense.

On peut penser que les services du ministère de la justice qui ont étudié cette demande de grâce ont fait la même analyse des décisions des cours d’assises et de la manipulation par ses avocates de Mme Sauvage, de sa famille et de ses amis, à leur seul profit personnel ou idéologique, d’où la solution, inhabituelle, choisie d’une grâce partielle (d’ordinaire c’est une grâce totale ou pas de grâce du tout).

Pour sortir de prison, à la moitié de la peine, ainsi réduite par la grâce partielle qui a aussi supprimé la période de sûreté, Mme Sauvage devait donc saisir le tribunal d’application des peines de son lieu de détention (Melun) ce qu’elle a fait (et non un seul juge d’application des peines comme certains médias l’écrivent).

Ce tribunal a statué au vu d’un rapport d’enquête défavorable à la mise en liberté immédiate de la condamnée, malgré les réquisitions favorables du Parquet et il l’a refusée au motif (selon ce que l’on a pu en lire) qu’elle n’éprouvait aucun remord ni regret de son acte et entendait rentrer chez elle, auprès de ses anciens voisins qui ont créé un comité de soutien, en continuant à se présenter comme victime d’une injustice, ce qui n’apparaît pas comme un gage de réhabilitation future pour une criminelle, ni un exemple à donner à d’éventuelles futures imitatrices.

Là encore l’angle de présentation de la demande de libération conditionnelle par ses avocates a desservi leur cliente, puisqu’elles continuent de crier à l’injustice et à l’obligation pour le tribunal d’application des peines de la remettre immédiatement en liberté, au lieu de soutenir qu’elle est dans les conditions optimales pour bénéficier de cette mesure (qui n’est pas automatique), ce qui suppose de sa part de manifester une volonté de se réinsérer dans la société normale dont son acte criminel l’a fait sortir et non de se présenter en porte drapeau d’une lutte visant à permettre aux autres femmes battues de tuer leur mari sans autre forme de procès.

L’utilisation abusive des médias pour faire pression sur les juridictions est souvent à double tranchant et on peut être persuadé qu’avec une défense plus « classique » et discrète, il y a longtemps que Mme Sauvage serait en liberté, ce qu’on peut penser que décidera quand même la chambre d’application des peines de Paris, dès qu’elle sera saisie de l’appel (nous en prenons ici le paris).

Mme Sauvage, après avoir décidé de ne pas interjeter appel de cette décision a finalement décidé de le faire. Souhaitons lui de ne pas persister dans la voie suicidaire empruntée par ses avocates et d’obtenir satisfaction en appel.

Acte II : Le fiasco judiciaire de « l’été du Beurk- ini »[6]

Si l’affaire Sauvage est une preuve supplémentaire que devant les tribunaux il faut faire du droit et pas de l’idéologie, on peut observer qu’il doit en être de même dans l’action publique notamment en matière de décisions limitant l’exercice des libertés car elles sont, aujourd’hui, par définition, sous la surveillance étroite des tribunaux dans un Etat de droit.

Doit-on donner à nos ennemis, qui nous mènent une guerre idéologique, les moyens de nous battre en oubliant le terrain principal de nos propres armes, celui de la liberté ? Ce fut le cas des arrêtés municipaux qui ont interdit les signes religieux ostentatoires sur les plages cet été. On ne peut que constater que leur multiplication sur des motivations diverses et non maîtrisées juridiquement par les élus locaux nous conduisent, nous, des républicains défenseurs de l’égalité homme/femme et de la laïcité, à une déconvenue importante, du même acabit que ce que fut l’affaire BabyLoup et on dirait qu’on apprend rien. Cela a permis aux islamistes et à leurs alliés de chanter victoire. Un vrai désastre judiciaire pourtant prévisible au regard du droit applicable, même s’il faut regarder de très près le raisonnement du Conseil d’Etat.

En soutenant ces arrêtés, j’ai l’impression de m’être fait manipuler et d’avoir été l’otage de l’extrême droite et je n’ai pas du tout aimé ça, même si j’ai alerté immédiatement nombre de mes amis sur les risques de cette opération politique « anti burkini » du fait de son amateurisme juridique qui nous conduisait dans le mur dès le départ. Que s’est il passé au juste pour qu’on en arrive là ?

Les tenants…

A partir d’un incident en Corse sur une plage (un incident communautariste entre français corses et français magrébins sur « l’occupation » d’une plage, dans lequel le burkini n’était pas le fond du problème), la mécanique politico médiatique s’est emballée et, principalement, des élus de la droite dure et de l’extrême droite se sont emparés du sujet pour interdire certaines tenues de baignade et notamment le fameux burkini. Il faut dire que le gaillard commençait à fleurir sur nos plages, signe de plus des provocations voulues par les radicaux de l’islam arrogant et conquérant.

En dépit du droit qui définit le champ du pouvoir de police des maires, et sa finalité exclusive la protection de l’ordre public[7], ainsi que les limites de ce pouvoir qui exige que les troubles à l’ordre public soient avérés et pas seulement allégués, ces arrêtés municipaux se sont multipliés sur la base de motivations fantaisistes au regard de ce qu’est la police confiée au maire par la loi. Le maire n’a ni la police vestimentaire, ni celle de la laïcité, ni celle de la protection du droit des femmes à l’égalité, et il ne peut réglementer ces domaines, ajouter à la loi et restreindre les libertés. C’est du « b » « a » « ba » d’étudiant de 2ère année en droit public.

D’ailleurs, comment a t-on pu penser, une seule demie nanoseconde, que cela était possible sur les plages et pas ailleurs sur le bitume de l’espace public, contradiction fondamentale insoutenable pour tout esprit censé ? Seule la loi pourrait édicter semblables restrictions si notre société le souhaite et encore en respectant nos principes constitutionnels et nos engagements internationaux.

En l’état du dossier qui lui était soumis, le Conseil d’Etat ne pouvait pas sauver l’arrêté attaqué en référé et ne pouvait que suspendre l’arrêté du maire de Villeneuve Loubet. Il ne faut pas s’en étonner et encore moins se raconter d’histoires pour les petits n’enfants, ni chercher la cause dans le fait que le Conseil d’Etat soit devenu, comme beaucoup dans ce pays, un adepte de la « laïcité ouverte ». Ici ce n’est même pas la peine, à la différence d’un autre arrêt récent que l’on a pu commenter récemment dans Marianne[8]. Et vous allez voir pourquoi.

Pour que la décision du Conseil d’Etat fût autre et qu’il eût pu confirmer l’arrêté, il eût simplement fallu que le maire de Villeneuve Loubet, sur le terrain sur lequel il s’était lui même placé, apporte devant le Conseil d’Etat des éléments sérieux montrant que les risques de troubles à l’ordre public étaient avérés, et pas seulement supputés, subodorés, craints ou fantasmés. Ce qu’il n’a pas fait, ni pu faire, car ces éléments n’existaient pas dans le dossier comme l’a admis l’avocat de la ville à l’audience publique devant le Conseil d’Etat. Ainsi donc, aucune chance que cela passe car telle est la jurisprudence depuis un siècle[9] sur les pouvoirs de police du maire.

Pour que la décision du Conseil d’Etat fût différente, il eût fallu, autre solution, que le Conseil d’Etat fasse entrer dans la notion d’ordre public la question de la dignité humaine, en l’occurrence celle des femmes, ce qu’il a admis par le passé pour les lancers de nains ou pour interdire un spectacle du bouffon Dieudonné. L’oppression islamique avérée de la moitié féminine de l’humanité vaut certes très, très largement autant que la situation des personnes de très petite taille ou que les victimes du bouffon susnommé. Le Conseil d’Etat ne l’a pas fait et il faut se demander aussi pourquoi.

Pour ce faire d’abord, il eût fallu qu’il procédât à une substitution des motifs allégués devant lui pour introduire dans les débats un motif que la commune n’avait pas évoqué au soutien de son arrêté d’interdiction. Le droit n’est pas une plaisanterie de garçon de bains et le Conseil d’Etat juge un arrêté d’interdiction qui lui est déféré sur les motifs que cet arrêté invoque, pas sur ceux qu’on lui trouve ensuite dans les colonnes des journaux ou les dîners en ville. Certes, la jurisprudence du Conseil d’Etat admet depuis quelques années la substitution de motifs lorsque l’autorité administrative se rend compte que le motif sur lequel elle s’est fondée ne tient pas et qu’il en existe un autre qui, lui, est légal. Mais, à notre connaissance, dans notre affaire la commune ne l’a pas demandé ni dans ses écritures ni à l’audience. Amateurisme de son conseil, s’ajoutant à celui du maire ?

A défaut que le maire demande cette substitution le Conseil d’Etat, en faisant un effort dans la veine de sa jurisprudence sur les lancers de nains, aurait pu décider, soutiennent certains, de comprendre ce motif de lui même dans le champ de l’ordre public dont le maire est chargé. Pourquoi ne l’a t-il pas fait ? Simple. Parce que, et c’est déterminant, lorsque le Conseil d’Etat a validé l’interdiction par un maire des lancers de nains sur le motif de l’atteinte à la dignité humaine, élément de l’ordre public, le législateur n’avait rien prévu sur le sujet, la loi était silencieuse.

Tel n’est pas le cas du port de signes religieux ostentatoires qui a été réglementé en France par la loi républicaine. Dès lors que la loi n’a pas interdit ce port dans l’espace public, comment envisager que le Conseil d’Etat valide, non pas une décision reposant sur des circonstances locales (des troubles avérés), mais un arrêté qui proscrit ce port de manière objective, générale et abstraite, comme seule la loi peut le faire ?

Dans une République indivisible, hormis l‘hypothèse de troubles locaux avérés à l’ordre public, comment penser que certains vêtements puissent être interdits par les maires dans certaines communes du territoire (au demeurant, dans celles-ci, sur le sable et pas sur le bitume…) mais pas dans d’autres communes ? Ce serait pousser notre «girondisme» moderne très loin, au delà de l’acceptable à mon goût ! Il ne faut pas que le plaisir de voir mettre un coup d’arrêt au prosélytisme islamique nous rende aveugles. La solution dans l’affaire de Villeneuve Loubet, de quel bout qu’on la prenne, était hélas inéluctable, comme un prix payé in fine à l’amateurisme et/ou aux manœuvres politiciennes.

N’oubliez pas de plus, contrairement à ce qu’assènent nos médias incompétents, que le Conseil d’Etat n’a pas « validé le burkini sur nos plages » ! Il a juste sanctionné un arrêté municipal qui n’était pas fondé sur des menaces à l’ordre public établies par des faits. Un autre arrêté pourra être fondé sur des faits mieux établis et le Conseil d’Etat a implicitement confirmé que si c’était le cas un tel arrêté sera légal. S’il y a en effet une « jurisprudence » à tirer de la décision du Conseil d’Etat sur Villeneuve-Loubet, c’est bien celle de la confirmation qu’un maire peut aujourd’hui interdire un accoutrement vestimentaire qui fait naître des troubles à l’ordre public. Il faut juste qu’il respecte pour cela les conditions légales et jurisprudentielles séculaires, comme lorsqu’il interdit une réunion, une projection cinématographique ou une manifestation.

Qu’on ne s’y trompe pas non plus, on est hostile, résolument hostile, au Beurk-kini et autres voiles de l’oppression islamique des femmes, hostile même pour celles qui s’y soumettent volontairement car elles soutiennent ainsi l’oppression de toutes celles qui, ici et par le monde, voudraient bien s’y soustraire et risquent même parfois leur vie pour cela.

Comme ce combat est essentiel, on souhaite qu’il soit mené professionnellement avec des armes efficaces et en sachant s’en servir ! Pourquoi aussi, tant qu’on y est dans l’amateurisme, ne pas envoyer nos armées sur le front contre DAECH et ses semblables avec des pistolets à bouchon ? C’est à peu de choses près ce qui a été fait par certains élus locaux cet été pour le burkini… Et les islamistes s’en régalent.

Et les aboutissants…

Alors, maintenant que faire ? Rejoindre les délires divers des illusionnistes et des marionnettistes droitiers ? Sûrement pas ! On ne se fera pas avoir deux fois et on va prendre le temps de réfléchir dans la lucidité vis-à-vis de ce qui se joue[10].

La raison commande de proposer, puisque le Conseil d’Etat a suspendu l’arrêté du maire de Villeneuve Loubet, de bien réfléchir à l’idée de légiférer pour ne pas foncer une seconde fois, en klaxonnant, dans le mur du ridicule. Certes, on ne peut pas rester en l’état, à poil et démuni, devant les propagandistes de religions et idéologies rétrogrades qui avancent, avec l’aide des cruches et des naïfs, leurs pions immondes sur le monde. Pour cela plusieurs pistes sont possibles et devront être approfondies plus complètement qu’on va commencer à le faire ici.

En premier lieu, peut on envisager que le législateur interdise de manière générale dans l’espace public tout accoutrement religieux ostentatoire, prosélyte et provocateur ? Sans réforme constitutionnelle, et même sans dénoncer la Convention européenne des droits de l’homme (!), cela semble en première analyse impossible, mais il faudra le vérifier. En outre, devant la difficulté de définition et de délimitation que cela ne manquerait pas de poser de manière insoluble (s’arrête t-on dans l’interdiction législative à ce qui est contraire à la dignité de la femme, étend-on par des motifs plus larges l’interdiction à tous les signes religieux ?), la voie nous semble relever en première approche du domaine du cauchemar en termes de difficultés qu’on ne peut balayer d’un revers de main, à la mode « y a qu’à » « faut qu’on » qu’affectionnent certains.

En second lieu, deuxième piste, peut on sécuriser l’action des maires en s’inspirant de ce que le législateur a fait sur les signes religieux en entreprise par une récente modification du code du travail, que le Conseil constitutionnel n’a pas censurée puisqu’elle était d’équerre avec l’article 9 de la convention européenne des droits de l’homme (Cf. le Thème du mois du n°46 de DECODA).

Le législateur pourrait ainsi donner aux maires le pouvoir d’interdire par arrêté les accoutrements prosélytes et provocateurs et la loi encadrerait l’action des autorités communales en définissant les motifs pour lesquels il pourrait être procédé à une telle interdiction. En y comprenant l’égalité homme/femme et la la protection de la dignité de la femme ? Telle est la question.

On peut craindre que, dès lors que l’on fait entrer l’égalité homme/femme et la protection de la dignité de la femme dans l’ordre public, on l’objective par une approche générale et abstraite qui n’appelle qu’une réponse nationale par la loi et non pas par un arrêté municipal qui ne peut être justifié qu’au regard de particularités locales. Cette seconde piste présente en outre l’inconvénient de fractionner le territoire de la République avec demain ses communes avec ou sans signes religieux ostentatoires dans l’espace public, sans que cela tienne à des circonstances de menaces locales de troubles…

Cette piste semble donc ainsi périlleuse : au motif de lutter contre les communautarismes, on les « publicise » en quelque sorte en rendant possible des communes de plus de conviction laïque que les autres ! Instaurera t-on aussi des octrois à leur entrée pour faire enlever les signes religieux  autorisés dans la commune voisine ?

Il est donc impératif de bien réfléchir et de ne pas se jeter une deuxième fois, après les arrêtés de l’été mort-nés juridiquement, dans la gueule du loup du ridicule.

Par ailleurs, comme l’a proposé Bruno, il faudra bien réfléchir également sur l’expression de l’idéologie totalitaire wahhabite. Ne doit elle pas être interdite selon un principe d’équivalence élémentaire qui veut que l’on traite les nazislamistes comme les nazis eux mêmes et que l’on ferme les lieux et associations qu’ils infectent !

Là j’ai moins de doute sur la faisabilité même si les difficultés ne sont pas non plus négligeables. J’observe que si l’on interdisait cette idéologie et son expression comme crime contre l’humanité (notamment féminine) on serait d’autant plus à l’aise juridiquement d’en interdire le port des signes… Aurait-on pu interdire d’arborer une croix gammée si l’on n’avait pas proscrit le nazisme et son expression ?

Bref, il y a du travail de réflexion, si l’on souhaite être sérieux, et, ce, dans le calme et la sérénité. On ne peut qu’être qu’inquiet par les temps qui courent de campagne présidentielle et de ses primaires qui autorisent tous les dérapages et les surenchères politiciens devant des médias aussi gourmands que crétins. Raison de plus pour raison garder, au moins ici !

 

Le papier de l’ami Bruno

Burkini, what else …[11] ?

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decoda47Le papier de l’ami Bruno 

 

L’opinion dissidente de l’ami Jean

Conseil d’Etat, inique ?

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 DECODA47L’opinion dissidente de l’ami Jean

 

Les Brèv’vertes de Lucas

Cette rubrique souhaite apporter de l’eau (ou ce qu’il en reste) au moulin des informations traitées en une ligne dans les bandeaux des chaînes continues. Comprendre les liens entre les mobilisations locales, entre les idées géniales, entre les phénomènes climatiques isolés afin d’en dégager une réflexion globale, tel est l’objectif de ces « brèv’vertes ».

L’intelligence et la bonne foi qui m’accompagnent au quotidien dans la rédaction de ces Brèv’vertes m’obligent à mettre les pieds dans le plus important débat médiatico-politico-économico-scientifico-environnemental du 21ème siècle, voire du 22ème : le burkini. Outre la décadence linguistique du terme, tout bon analyste qui se respecte doit faire un choix. Je propose donc de remplacer la rubrique « Sauvons la planète ? » de votre Décodanages préféré, par la rubrique « Dans ton cul la planète ! ». Après tout, personne n’a le monopole de l’indécence et de la vulgarité.

La planète a le feu aux fesses ! (titre nouvellement assumé par l’auteur) Incendies ravageurs au Portugal et en Californie, inondations mortelles en Louisiane, au Soudan, en Macédoine et au Niger, séismes destructeurs en Birmanie et en Italie, et en Europe la canicule, comment veux-tu comment veux-tu…. « A ce jour, 22 Etats seulement ont ratifié l’accord de Paris sur le climat, qui pèsent pour à peine plus de 1% des émissions anthropiques »[12], c’est-à-dire provenant de l’activité humaine. C’est un peu comme si 3 élèves seulement répondaient présents pour l’ensemble de leur classe lors de l’appel. Aucune analyse ne peut être portée sur ces tragédies climatiques (non-ratification comprise) sans procéder à de longues minutes de silence… Pas de chance, comme l’a observé le bioacousticien Gordon Hempton, il n’y a dans le monde qu’une cinquantaine de zones à l’abri des nuisances sonores humaines[13], soit une cinquantaine de zones à l’abri de BFM TV. L’Accord de Paris de la COP 21 commence de plus en plus à ressembler à l’encéphalogramme de Vincent Lambert, et pour couronner le tout sans aucune transition intéressante, la production française de vin devrait baisser de 10% en 2016 à cause des intempéries. Monde de merde.

La ligne verte dans le couloir de la mort… Le « Jour du dépassement » a eu lieu au début du mois, le 8 août plus précisément. Il ne s’agit pas d’un jour férié dédié aux chauffards ni d’un quelconque hommage aux athlètes des Jeux Olympiques de Rio. Il signifie simplement que depuis ce jour, le lundi 8 août, nous avons consommé la totalité des ressources disponibles de la planète pour l’année ! Et à partir de ce lundi 8 août, nous vivons de ressources à crédit. Comme tout bon crédit qui se respecte, il n’est ni foncier, ni agricole, et encore moins mutuel, puisque nous empruntons à la planète des ressources qu’elle n’a pas ou n’aura plus, créant une bulle spéculative qui retombera sur les générations de moins en moins futures[14]. Pour faire simple, « en 1990, le jour du dépassement survenait le 7 décembre. En 2000, c’était le 1er novembre. En 2010, c’était le 21 août et aujourd’hui le 8 août »[15].

Une étude complémentaire internationale (scientifiques universitaires + ONG Wildlife Conservation Society) montre que les humains menacent de plus en plus la diversité de la vie sur Terre, avec un impact croissant de 9% en seize ans. L’empreinte humaine est telle qu’une réplique de la Terre sur le modèle de Lascaux ou de Chauvet, ce ne serait pas suffisant ! Le plus surprenant et le plus angoissant, c’est la forte corrélation entre la pression humaine exercée sur la planète et l’agriculture [16]: cette étude, passée totalement inaperçue dans les mass media, nous oblige, chacun à notre échelle, à repenser notre modèle de production et de consommation, en privilégiant une agriculture de localité, de saisonnalité et de diversité. En effet, cette étude montre dans le même temps l’importance des « écorégions » et autres formes de protection de la biodiversité locale, puisque la pression sur l’environnement a ralenti dans ces zones d’environ 20%. Seules les régions reculées ne sont pas directement impactées, mais pour combien de temps ?

« L’optimisme est dans l’action ! », fondateur des Brèv’vertes.

 

Dernières minutes…

Dans notre rubrique « Pour la VI République »,

Après le texte sur le tirage au sort comme moyen de revitaliser la démocratie (dont Arnaud Montebourg vient de faire une proposition intéressante de son programme) et que j’ai publié cet été, deux textes importants joints, pour mes abonnés au site, en documents multimédias consultables dans la rubrique « Pour la VI République » sous rubrique « Contributions ».

« Ne votez plus, notez ! », voir document multimédia joint  https://francoisbraize.wordpress.com;

Ne votez plus, notez

« Civic-tec : l’apport des nouvelles technologies à la démocratie », voir document multimédia joint https://francoisbraize.wordpress.com.

Civic tech

 

Les nouvelles du (des) front(s) bébête(s)…    

sont toujours des nouvelles d’effroi…

TPLF… TPLG !

Là, le Sarko, il nous prend carrément pour des ânes. Il sort un livre programme intitulé « Tout pour la France » (TPLF) … Il a pas vu, avec ses gros nazes de communicants, que juste après le « F » il y a le « G » dans notre alphabet !

« TPLF »… « TPLG » ! Vous ne voyez pas ? Non ? TOUT POUR LA GUEULE ! Zut alors, il aurait du écrire « ma » France, dommage…

Plus sérieusement, TPLG ça lui va bien, lui qui nous ressert ses potions de 2007, celles de la rupture promise en 2007 qu’il n’a pas mise en œuvre, aggravées 2012 façon Buisson !

On désossera son programme dans un prochain numéro, promis pour tout ceux qui seraient tentés, tout en refusant la potion honteuse du FN, par une bonne vieille droite face au désordre débile de la gauche et de tous ses frondeurs. Frondeurs et assimilés qui tous, plus ou moins persistent à se coucher, au nom de la diversité et du multiculturalisme, devant l’islamisme et son prosélytisme arrogant. A cet égard, sur l’islam politique lisez la remarquable interview de G. Chevrier, historien membre associé du Haut Conseil à l’intégration[17]

Nous qui optons aussi pour le retour de la République, en force, nous privilégierons toujours Valls, quels que soient par ailleurs ses défauts, sur un républicain radical de circonstance et de pur opportunisme électoraliste comme Sarkozy qui a accompli l’exploit de se coucher à la fois devant le curé et devant le pape. Même s’il ne s’est pas penché en avant, car il n’est plus enfant de cœur, les autres ont fait le boulot et ont bien engrangé.

Et l’autre « gland de Rome » qui considère que l’islam n’est pas violent… On attend avec impatience son appréciation sur l’église catholique et l’inquisition au Moyen-Age… L’envie de vomir ne passe plus ! Mais j’oubliais c’est vrai que « La Manif pour tous » avait aussi pour service d’ordre, outre les milices droitières, quelques associations musulmanes, on ne se refait pas et on se retrouve toujours entre crétins (et salauds) bien (b)attardés !

 

Chiffre(s) clé

Un peu d’éco, ça fait du bien entre un coup de burkini et un coup à boire !

https://www.franceinter.fr/economie/et-si-la-croissance-n-etait-pas-l-antidote-au-chomage?xtmc=france_strategie&xtnp=1&xtcr=1

http://francestrategie1727.fr/thematiques/modele-de-developpement-et-repartition-du-revenu/

A lire d’urgence pour mesurer que l’impact de la croissance depuis quarante ans est très partiel sur la résorption du chômage (moins de 2 points). Une bonne nouvelle pour nos Brèv’vertes !

 

Le(a) Crétin(e) du mois

1) Plenel et Médiapart qui prend parti pour le burkini, « un vêtement comme un autre »…

https://blogs.mediapart.fr/edwy-plenel/blog/140816/un-vetement-comme-les-autres?utm_campaign=Quotidienne&utm_medium=email&utm_source=Emailvision&utm_content=20160814&xtor=EREC-83-%5BQuotidienne%5D-20160814

2) Le journal de 20h de la 2, chaine du service public

Le Journal de l’A2 à 20h le 26 août qui cite à l’écran comme étant la position du Conseil d’Etat un passage de l’ordonnance ou cette juridiction rappelle les prétentions de la LDh !

Jamais vu ça !

La différence est énorme  : la LDh bien sûr parle de liberté de manifester ses convictions religieuses, comme si cette liberté existait, alors que le Conseil d’Etat n’a parlé, lui, dans sa décision, que de liberté de conscience, d’aller et de venir et de liberté personnelle. Ce n’est pas du tout la même chose…

En suivant ainsi  la LDh, et en en faisant la position du Conseil d’Etat, l’A2 nous conduirait à devoir admettre des lieux de prières sur les plages au nom de cette liberté inventée par leur esprit pervers ! Mais Nathanaël de Machin Chose y comprend-il seulement quelque chose ?

Confondre la partie « analyse des prétentions des parties » dans une décision de justice  avec la position du juge, je pensais ne voir ça que de la part de benêts, pas d’un grand service public d’information. Où s’arrêteront-ils dans la bêtise ? Cela devrait leur valoir le titre de « Crétin de l’année » si on le créait en décembre, mais seulement s’il neige en novembre, comme on dit à Brussel. Je leur ai écrit pour leur demander de rectifier publiquement lors d’un prochain journal. Rien, crétins… et salauds en prime.

 

La p’tite biblio

Marcel Gauchet, après une lecture attentive de « Comprendre le malheur français ».

Ouvrage majeur pour bien comprendre notre situation. Des analyses fulgurantes et un vrai bonheur de se sentir plus intelligent après.

Mais, malgré tout, quelques lacunes de sa pensée nous attristent sur les perspectives pour en sortir : ce ne sera pas contrairement, à ce que peut laisser croire Gauchet qui apparaît ainsi comme un souverainiste de plus même s’il est intelligent, par un retour à « l’âge d’or » des Nations mais par leur dépassement beaucoup plus achevé qu’aujourd’hui dans un ordre mondial beaucoup plus et mieux régulé par le droit.

C’est ça aussi l’impérieuse nécessité que commande la globalisation de l’économie, la mondialisation, que personne n’arrêtera plus. L’international(e) sera le genre humain !

Autre ouvrage qu’on va lire très vite et qu’on commentera dans ces colonnes, tant il est important :

De Louis Chauvet « La spirale du déclassement – Essai sur la société des illusions » aux éditions du Seuil.

 

Les beaux textes qu’on aime bien

Texte que Pierre Notte, auteur de théâtre, a publié sur son mur FB à propos du « burkini »[18].

Voir le document multimédia joint https://francoisbraize.wordpress.com

DECODA47Un texte de Pierre Notte

 

Notes de bas de pages

[1] http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2015/11/16/qu-est-ce-que-l-etat-de-guerre_4811192_4355770.html

[2] http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20160708.OBS4279/elles-militent-contre-le-voile-il-n-est-pas-sacre-il-est-patriarcal.html

[3] Même s’il faut aussi utiliser les autres armes notamment financières et empêcher la propagande sur les réseaux sociaux

[4] https://fr.wikipedia.org/wiki/Prisonnier_de_guerre

[5]Voir à ce sujet : http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2016/08/13/graciee-jacqueline-sauvage-reste-en-prison_4982248_1653578.html

http://m.leplus.nouvelobs.com/contribution/1549844-affaire-jacqueline-sauvage-suffit-il-d-etre-battue-pour-etre-liberee.html?xtref=http%3A%2F%2Ftempsreel.nouvelobs.com%2F#http://tempsreel.nouvelobs.com/

[6] http://www.lemonde.fr/societe/article/2016/08/26/le-conseil-d-etat-suspend-l-arrete-anti-burkini-de-villeneuve-loubet_4988472_3224.html;

[7] Pouvoir de police du maire qui, selon l’article L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales, « a pour objet d’assurer le bon ordre, la sûreté, la sécurité et la salubrité publiques »

[8] Cf. http://www.marianne.net/agora-laicite-conseil-etat-ouvre-nouvelle-breche-loi-1905-100242344.html

[9] Voir notamment les arrêts « Benjamin » (19 mai 1933) et « Films Lutétia » (18 décembre 1959) et leurs prolongements plus récents

[10] Tout à la fois les prosélytes islamistes arrogants (ainsi que leurs alliés objectifs à gauche) et des manipulateurs de droite qui courent derrière le front national dans la pire des démagogies

[11] Sur l’interdiction du burkini pour un point juridique précis et complet par un professionnel du droit et en remerciant l’ami Jean : http://www.vududroit.com/2016/08/1428/;

Voir aussi notamment : http://www.marianne.net/aalam-wassef-il-n-y-aucune-honte-barrer-route-extremisme-islamiste-tous-les-moyens-legaux-possibles#PUeHjL8upOoXEVpA.99; http://www.liberation.fr/debats/2016/08/17/ne-soyons-pas-naifs-sur-le-symbole-de-cette-etoffe-par-aalam-wassef_1472951; http://www.lemonde.fr/societe/article/2016/08/15/le-burkini-en-question-apres-l-interdit-sur-la-plage-de-cannes-valide_4982966_3224.html; http://www.huffpostmaghreb.com/fatiha-daoudi/non-monsieur-plenel-le-burkini-nest-pas-un-vetement-comme-un-autre_b_11581122.html; http://www.marianne.net/agora-burkini-les-habits-neufs-du-salafisme-100245192.html?utm_campaign=Echobox&utm_medium=Social&utm_source=Twitter#link_time=1471626314; http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2016/08/17/31001-20160817ARTFIG00237-jacques-sapir-burkini-laicite-et-confusions.php

[12] http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/08/18/pas-de-treve-pour-le-climat_4984469_3232.html

[13] http://www.lemonde.fr/planete/article/2016/08/18/l-homme-qui-cherchait-le-silence_4984570_3244.html

[14] http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1547772-depuis-lundi-notre-planete-vit-a-credit-nous-sommes-partis-pour-la-sixieme-extinction.html

[15] http://tempsreel.nouvelobs.com/planete/20160805.OBS5875/depuis-ce-lundi-notre-planete-vit-a-credit-et-s-epuise.html

[16] http://www.lemonde.fr/biodiversite/article/2016/08/26/les-hommes-mangent-leur-planete_4988456_1652692.html

[17] http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2016/07/28/31001-20160728ARTFIG00159-l-urgence-de-la-laicite-face-au-projet-de-societe-de-l-islam-politique.php

 [18] Merci à l’amie Monique de nous y avoir donné accès !