DECODA n°25, 20/12/2015

Confluences

Un numéro de Noël avant Noël !

On a longuement hésité sur la date de publication de ce dernier numéro de l’année 2014, le n°25. Et on en fait même la surprise aux membres du comité de relecture, en remerciements !

La facilité aurait été de publier en date du 25 décembre, non pas comme un cadeau de Noël ce qui aurait été prétentieux, mais en référence à la concorde que symbolise cette fête et au fond d’enfant qui demeure en chacun d’entre nous.

Mais non, c’eut été d’une « facilité trop facile » et, alors là, merci à tous les grincheux, chiasseux et autres pisse froid qui ont inondé les médias avec leurs petits comptes d’épiciers étroits et leur incompréhension de l’importance de la chose culturelle, à l’occasion de l’ouverture du Musée au très beau nom, « CONFLUENCES », en ce jour du 20 décembre !

« Confluences », comme jonction, métissage, et donc intégration, tant les cours se mêlent et finalement se confondent dans un nouveau cours qui n’est ni tout à fait l’un, ni tout à fait l’autre et qui est les deux tout à la fois. Le contraire de la juxtaposition, le contraire des barrières, le contraire des murs, le contraire des frontières.

Comme il s’agit d’un musée de l’histoire du vivant, quel plus beau nom lui trouver en effet que « CONFLUENCES» car, d’un point de vue humaniste, « vivant » et « confluences » sont synonymes. Comment mieux dire que le contraire ne représente qu’une part sombre, une part d’ombre, la part des peurs et des haines, que l’on ne pourra jamais considérer, ici, comme devant dicter sa conduite à l’humanité.

Cet « Autre », mon frère « parce que c’était lui, parce que c’était moi [1] ! »

Joyeux Noël !

SOMMAIRE

Edito

Mister « Abrogator » !

Thème du mois

Sorties scolaires et laïcité, notre réponse à ceux qui nous ont critiqués voire insultés sur le Net !

Dernière(s) minute(s)

Le mythe indo européen scientifiquement désossé…

Le patronat ne sait plus compter…

JC Junker et le « tax ruling », quelle honte !

CJUE[2], les jésuites et la copie privée

Les nouvelles du front bébête…

sont toujours des nouvelles d’effroi…

Les crèches de Noël dans les lieux publics enflamment le PAF…

Chiffres clés

Les chiffres qui tuent….

L’apprentissage en France en quelques chiffres

Le(a) crétin(e) du mois

Philippe de Villiers

Closer

La p’tite biblio

– « L’imposture économique » par Steve Keen,

ou des choses cachées depuis la fondation du libéralisme !

– « Google alerts »

Texte intégral

Edito

Mister « Abrogator » !

Notre grand parti de droite a un président ! « Habemus papam ! » comme a dit Jupé. Un président élu par un score de 65% jugé décevant par les observateurs. Il est vrai que l’UMP, même si ça y ressemble parfois, ce n’est pas le FN et ses scores moscovites de 100%… avec une seule candidate. En fait, le score de Sarkozy reflète la division de l’UMP entre deux lignes politiques radicalement opposées.

D’un côté, celle porteuse d’une alliance avec le centre, qui vit désormais hors UMP sa propre vie, une vie double d’ailleurs avec l’UDI et le Modem, ligne libérale et européenne, ouverte sur les questions de société, représentée aux primaires par Bruno Lemaire (qui a fait près de 30%), et hors primaires par Alain Jupé.

De l’autre côté, la part sombre, brunâtre, de l’UMP, la ligne de droite très conservatrice flirtant de manière très serrée avec les thèmes de la Manif pour « tous » et, au besoin avec les thèmes de prédilection du Front national, voire plus si affinités ! Et, affinités il y a, n’en doutez pas : ils sont très nombreux à l’UMP à préférer le FN au centre et au PS. Ils n’ont plus honte de ce qui est honteux et Sarkozy, par sa droitisation et son fameux « Ni-Ni » depuis plusieurs années, en est clairement le responsable.

Car c’est bien lui, superbe girouette opportuniste, qui est passé de l’ouverture au centre gauche dans ses premiers gouvernements après 2007 à la droitisation la plus totale. Ce type ne croit en rien et il n’a ni contenu, ni vérité durable et ne jure plus que par le mot abrogation[3] !

L’étape suivante ce sera l’alliance de l’UMP avec le FN, n’en doutez pas, une majorité de ses militants et sympathisants d’ailleurs le souhaite déjà. Le Général doit se retourner dans sa tombe et Pétain retrouve sa bonne vieille couleur vert de gris.

Mais sur les questions économiques et sociales, ne vous y trompez pas non plus, les deux lignes sont grosso modo en phase en proposant de réduire drastiquement les dépenses publiques et notamment sociales (de 100 à 150 milliards selon les jours et le zozo qui parle, outre les 50 de l’actuel gouvernement !).

Je ne sais pas si vous avez les chiffres bien en tête, mais cela représente au choix presque la moitié du budget annuel de l’Etat, ou la moitié de celui des collectivités territoriales, ou un bon tiers des dépenses sociales annuelles (maladie, chômage, famille et retraite). Bande de décervelés, on supprime quoi ?

Entre les deux lignes, le grand écart de Sarkozy est obligatoire s’il veut, comme il l’a dit, rassembler. Mais, il n’avait pas le choix, il fallait qu’il aille prendre cette présidence vu l’état de capilotade de l’UMP avec la guéguerre des chefs ouverte depuis son « retrait » en 2012. Il fallait y aller. Il l’a fait, même s’il n’a pas été très bien élu.

Ceci dit son élection pose quelques « petits » problèmes qui vont très vite venir sur le devant de la scène et on lui souhaite bon courage…

D’abord, la faillite financière de l’UMP sera à régler, qu’on le veuille ou non car comment prétendre gouverner la France et avoir un discours de redressement budgétaire avec cette faillite en rouge au front.

Déjà que Sarkozy au pouvoir n’a fait que plomber les comptes du pays en cinq ans avec 600 milliards de dette de plus sur la période, il ne va quand même pas se représenter aux français en devant admettre qu’entre temps il a, en plus, mis son parti en faillite.

Car, n’oubliez pas, cette faillite est grosse du résultat de l’affaire Bigmalion et des fausses factures payées par l’UMP pour blanchir les frais illégaux et dispendieux de sa campagne présidentielle en 2012.

Dans ce « redressement judiciaire » de l’UMP, c’est Sarkozy qui sera donc aux manettes, en tant que Président de l’UMP, alors que ce parti est plaignant dans l’affaire Bigmalion qui implique sa campagne électorale. Un problème ou une aubaine ? Heureusement, la justice est saisie… Moi je propose que le Sarko on le mute de son poste de juge au Conseil constitutionnel vers un poste de magistrat judiciaire et qu’on lui confie l’instruction de l’affaire Bigmalion…

Déjà, à peine arrivé, il décide de rembourser à l’UMP les pénalités qu’elle avait payées à sa place pour le dépassement des plafonds autorisés lors de la campagne de 2012 (363615 euros cash, sortis sans difficulté apparente…). Il joue gros, le petit, car ayant admis que c’était lui qui doit payer, que fera t-il si le dépassement du plafond autorisé s’élève, en définitive, à 18 millions d’euros suite à l’affaire Bigmalion ? Ruiné le Sarkozy, après avoir ruiné la France et l’UMP…

En plus, son remboursement n’éteint pas l’action publique et la justice va quand même suivre son cours… Les approximations juridiques continuent[4]…

J’ai dit depuis longtemps que l’UMP pouvait payer à sa place cette pénalité, celle-ci n’ayant aucun caractère pénal. Je le pense toujours. Il aurait du m’écouter !

Sur le plan politique, Sarko donne des gages à ses « amis » Jupé, Lemaire, Fillon et consorts, admettant l’idée des primaires que ceux-ci souhaitent ardemment espérant le coiffer sur la candidature de la droite à la présidentielle de 2017. Cela promet de chauffer ! Que va t-il bien pouvoir faire pour les phagocyter et l’emporter sans coup férir ? On ne doute pas de son imagination et de sa capacité de nuire à ses adversaires, mais à la limite ici on s’en moque.

Ce qui compte, c’est la ligne qui l’emportera à ces primaires et qui sera portée par la droite à la présidentielle : sera-ce celle qui rejoint les centristes ou celle qui rejoint le FN ? Ce n’est pas neutre pour nous, gens de gauche qui, au besoin en cas de malheur[5], comme des couillons, une fois de plus, devront faire bénéficier ces gens de droite, même s’ils ne le méritent plus, des préceptes du Front Républicain. Mais on ne se refait pas…

A gauche, la situation n’est pas plus reluisante et le grand écart entre deux lignes politiques est la règle également entre des gens qui se détestent presque autant que dans l’autre camp (pour mesurer cette détestation, il n’y a qu’à écouter les propos de ladite « gauche de la gauche », de Lienemann à Besancenot, en passant par Laurent et Mélenchon). Triste sires…

D’un côté la ligne sociale démocrate d’une gauche réformiste, de l’autre la ligne de la soi-disant « vraie gauche », celle des illusions, des mirages et des chimères, sur des discours qui ne peuvent s’incarner dans une action soutenable une fois que ceux qui les portent sont parvenus au pouvoir.

Il ne faut pas raconter d’histoires, les français qui soutiennent une ligne de « gauche non réaliste » sont extrêmement minoritaires. Il n’y a pas de raison, compte tenu de ce qu’ils pèsent de leur donner des gages importants (un peu comme les écologistes maximalistes).

Ce sont eux qui doivent savoir ce qu’ils veulent. Rester dans une opposition ou rejoindre la ligne sociale démocrate majoritaire, en quelque sorte pour eux comme un moindre mal. S’ils n’en veulent pas, tant pis pour eux.

Dans ce cas que les socio démocrates s’allient avec le centre gauche tout comme l’UMP et Sarkozy, s’ils étaient honnêtes, rejetteraient le Front national et ses idées pour s’allier clairement avec le centre droit. Pour l’un et l’autre camp, sur cette base, il y a de quoi constituer une majorité électorale susceptible de l’emporter.

Il faut, pour cela, ne faire aucune concession aux extrémistes, de gauche et de droite, et les marginaliser, ce que font toutes les grandes démocraties. Il faut aussi dire en permanence au peuple que les idées des divers fronts sont insoutenables et, certaines même, honteuses.

Et que l’on ne nous dise pas que c’est de « l’UMPS ». Ce ne sera pas la même politique dans l’un et l’autre cas. Notamment sur la politique économique et sociale, mais aussi sur les questions de société, sur la construction européenne ou sur celle, ardente obligation, d’un ordre juridique mondial plus juste comme on l’a proposé avec les principes qui doivent fonder une VI république. On ne va pas laisser plomber cette ambition par des irresponsables qui ne porteront jamais rien de viable et de durable[6] !

Bref, un vrai choix entre une gauche et une droite, républicaines et européennes, qui ne racontent pas d’histoires au peuple et qui, une fois au pouvoir, l’une ou l’autre, mettent en œuvre le programme sur lequel leur ligne aura été élue ce qui n’est pas forcément le cas aujourd’hui. La démocratie, l’ouverture au monde, pas la démagogie populiste et le repli sur soi.

Bon sang, qu’est ce que cela ferait du bien ! Mais bon sang encore, comme aurait pu dire la mère Cottivet[7], « ça supposerait y pas aussi, mon gars, des médias intelligents et un peuple qui aurait gardé quelques valeurs ? ».

Thème du mois

Notre réponse à tous ceux qui nous ont critiqués voire insultés sur le site de SLATE suite à notre article, publié le 9 décembre dernier par ce magazine, sur les accompagnateurs de sorties scolaires affublés de signes religieux[8.

«Dogmatiques, hypocrites, sectaires, haineux, racistes, islamophobes, nazis » même, sont les noms d’oiseau dont certains commentateurs nous affublent en réaction à notre dernière Tribune sur SLATE le 9 décembre…

Ainsi, ceux qui s’estiment ostracisés dès que leur liberté d’épandage religieux n’est pas totale et à leur guise, s’arrogent, en outre, le droit d’injure et d’anathème… Tous nos contradicteurs ne le font pas, même en désaccord certains savent encore respecter autrui. Et puis il y aussi ceux qui nous ont soutenus qu’ils en soient remerciés.

Mais quand même, qu’il soit très clair que nous n’avons, contrairement aux accusations de certains, aucune part d’ombre nous conduisant à masquer derrière la laïcité une haine de l’autre. Nous n’avons rien contre les musulmans, catholiques, juifs, protestants ou autres dès lors qu’ils respectent les lois de la République et réservent leur pratique religieuse au domaine privé et aux lieux de culte.

Ce à quoi plus de 80% des personnes interrogées sont favorables en France selon une enquête d’opinion réalisée par l’Institut «Sociovision» et rapportée par RTL le 9 décembre 2014. A cet égard même, 50% des musulmans sont favorables à la neutralité religieuse.

Des musulmans se battent pour le même idéal que nous, ici et ailleurs. Des femmes, musulmanes aussi, se battent au risque de leur vie dans certains pays de confusion entre le religieux et l’Etat, car elles ne souhaitent pas subir des pratiques et des croyances expression une domination masculine sans partage. Sont-ils «islamophobes»?

En réalité, elles et eux, comme nous, ne veulent pas d’une société communautarisée sur toutes les bêtises[9] et où les religions répandent leur expression dans l’espace public pour faire leur marché. Nos contradicteurs le souhaitent, ou s’en accommodent ou s’en moquent, ou sont simplement faibles ou, au mieux, n’ont pas compris.

Là est le clivage entre deux camps comme le montrent les commentaires sur notre article du 9 décembre, un choix de société qu’il faudra expliciter davantage après avoir expliqué rapidement, à nouveau puisque cela est contesté, en quoi la ministre a commis une erreur de droit.

1) Sur la question de droit

Sur le strict terrain du droit, très rapidement car ce n’est pas l’essentiel, nous persistons à penser que l’erreur commise par la ministre, erreur qui est le point de départ de notre Tribune, est bien une «erreur de droit» quoi qu’en dise certains.

S’arrêter, comme l’a fait la ministre, à l’absence d’obligation générale de neutralité religieuse pour les accompagnateurs de sorties scolaires (du fait qu’ils n’ont pas de statut ce qui conduit à considérer qu’il leur en faudrait un), ne correspond pas à l’intégralité de l’avis du Conseil d’Etat qui rappelle certes cette absence, mais rappelle aussi que le bon fonctionnement du service, ou un texte particulier, peut, malgré l’absence d’obligation générale de neutralité, conduire à interdire le port de signes religieux à tous les parents accompagnateurs de sorties scolaires. Ce que faisait la circulaire Chatel, toujours en vigueur, la ministre actuelle ne l’ayant pas abrogée.

Certains peuvent nous chicaner l’expression «erreur de droit» utilisée dans l’article. Mais, en droit, le choix de l’expression n’est même pas juridiquement discutable, puisque «l’erreur de droit» est caractérisée lorsqu’une décision administrative est prise sur le fondement d’un texte légal et applicable, mais interprété de manière incorrecte. En l’occurrence donc, la décision de la ministre, d’infléchir publiquement la position de l’Etat, est prise sur le fondement d’un «texte légal et applicable» (l’avis du Conseil d’Etat), mais elle en constitue une interprétation incorrecte puisque tronquée.

Mais, nous ne sommes pas dans une procédure et nous avons voulu désigner par cette expression très parlante l’erreur commise par la ministre sur le droit applicable, pour ne pas dire, car nous avons aussi nos indulgences, qu’elle avait peut-être maltraité la réalité juridique exprimée dans l’avis du Conseil d’Etat pour justifier sa reculade.

2) Sur le plan de la philosophie politique

Il faut expliquer sans relâche, puisque cela n’est pas compris, ou admis, en quoi et pourquoi, sur le plan de la philosophique politique, notre conception républicaine de la liberté et de l’école n’est pas la conception anglo-saxonne vers laquelle beaucoup voudraient nous attraire, même sans le vouloir, ni parfois le savoir, simplement parce que jugée plus propice à l’expression de leurs convictions religieuses.

En effet, les positions exprimées par bon nombre des commentateurs qui réclament de pouvoir arborer tous les signes religieux qu’ils souhaitent, sur le mode «quand je veux, où je veux», se rattachent toute à une philosophie de la liberté à l’américaine, ou anglo-saxonne. Une liberté quasi absolue qui ne contraint que peu, ou pas du tout, l’individu avec ses croyances, notamment religieuses. Une conception qui se construit sur ses communautés, culturelles ou religieuses, qui assurent le principal des «solidarités» dans une société où l’Etat intervient peu. Dans ce schéma, individus et communautés coexistent sans être appelés à une quelconque intégration et l’individu par définition passe avant le citoyen. Ceci n’est pas notre histoire depuis deux siècles.

A l’opposé, la conception républicaine française se construit sur le «Citoyen» qui est un individu intégré dans le système de valeurs, de droits et de devoirs qu’a choisi la collectivité nationale, notamment les droits à l’instruction et aux solidarités. Ce «Citoyen» qui n’est pas une simple unité juxtaposée à d’autres ou inclus dans une communauté, elle-même juxtaposée à d’autres.

Notre conception républicaine construit des solidarités assurées par des services publics et induit, pour l’individu citoyen, des libertés qui s’arrêtent à celles d’autrui mais, aussi, à l’intérêt général défini par la loi.

Dans cette conception, les particularismes de l’individu et sa liberté de les exprimer ne sont pas sans borne, en particulier dans le «saint des saints» de notre République, l’école, sa «fabrique» des citoyens.

C’est bien ce modèle républicain que nous entendons promouvoir et défendre dans nos articles. A cet égard, puisque certains commentateurs ne semblent pas avoir compris l’essence de l’école de la République, ou semblent l’avoir oublié, il importe de la leur rappeler.

La République intègre les femmes et les hommes par la citoyenneté, par delà leurs particularismes et leurs croyances, pour faire vivre ensemble, et non pas seulement côte à côte, des populations que beaucoup de choses distinguent. Elle garantit aux citoyens, outre la liberté de conscience de l’individu, l’égalité des droits civils et politiques dans l’espace public. Et la citoyenneté, cela se construit dès l’école. Elle construit des passerelles là où d’autres érigent des murs!

Dans ce cadre principiel républicain, l’école est en effet la «fabrique» des citoyens et l’enfant, en tant qu’individu, en y entrant s’efface derrière cet objectif supérieur, car il est de l’intérêt de notre devenir commun, de la République et de la France. A cette fin, l’école «extrait» en quelque sorte l’enfant de son milieu pour lui donner une conscience de citoyen et le préparer à la vie, pour l’élever, au sens propre, au dessus de sa condition d’origine.

L’école n’est donc pas là pour conforter, ni même simplement être le miroir des individus et de leurs déterminismes socio-culturels, religieux ou communautaires.

L’école n’est pas là non plus, contrairement à ce que l’approche consumériste instille tous les jours dans les esprits, pour préparer seulement à un destin professionnel, à un métier et elle doit être aussi préservée des intérêts purement marchands.

On le redit, l’école républicaine forme des citoyens libres et dans cette œuvre de construction, laïque, l’expression religieuse, ou communautaire, n’a pas sa place. Les religions ont l’espace privé et les lieux de culte, pas l’école républicaine. Chacun à sa place, c’est essentiel.

Pour conclure, l’école de la République existe parce que notre République ne se conçoit pas sans citoyens détenteurs de droits mais aussi de devoirs. Dans ce processus, les signes d’appartenance religieuse, ou autre[10], n’ont rien à faire, qu’ils soient arborés par les élèves eux-mêmes, par leurs enseignants ou par leurs parents lorsqu’ils participent au service public de l’éducation.

Ce sont des principes pour lesquels aucune faiblesse n’est possible, sauf à dénaturer l’essentiel de l’école et de la République. C’est notre Pacte républicain qui est en jeu à travers ce débat et nous continuerons à le défendre sans relâche.

François Braize et Jean Petrilli

Dernière(s) minute(s)

1) Le mythe indo-européen désossé… par Jean-Paul Demoule

Super nouvelle que son dernier ouvrage, qui scientifiquement, démonte le mythe indo européen, qui prétend trouver une origine commune sur des bases linguistiques à diverses populations d’Europe et d’Asie. Le mythe démasqué ainsi que tous ses avatars, renvoyés au champ dévoyé et accablant des croyances primitives !

Magnifique, le grand œuvre d’un archéologue passionné que j’ai eu le plaisir de voir présider aux destinées du premier INRAP de notre histoire en 2001. L’INRAP des vraies ambitions scientifiques, avant que le vent du réalisme étroit ne souffle de nouveau, même si « notre »[11] loi du 17 janvier 2001 était un peu mal fagotée, car elle ne prenait pas assez en compte les capacités des collectivités territoriales en archéologie.

Demoule démontre avec rigueur, preuves à l’appui, que l’hypothèse indo-européenne est un mythe qui a accouché d’une mystification, et, par simple maturation, de la plus grande des horreurs du XX siècle en donnant naissance au mythe aryen et à tous les déviants qui l’ont instrumentalisé au profit de leurs haines. Avant même cela, elle a eu fondamentalement, c’est la révélation de ce livre, une fonction d’occultation de la réalité juive de nos origines culturelles en allant nous chercher, commodément, d’autres sources inventées, sans réalité scientifique sérieuse.

Cela laisse pantois, stupéfait, mais c’est bien ce qui a été fait par toute la communauté scientifique pendant un siècle, et toutes les disciplines des sciences sociales ont été contaminées par le mythe indo-européen et leurs plus grands esprits avec elles.

Même sans réalité scientifique établie, l’hypothèse, non contredite, a en effet été « fructueuse »… On reste interdit face à tout cela et on ne peut s’empêcher de rapprocher cette question de celle traitée par Steve Keen avec « L’imposture économique » (Cf. infra, P’tite biblio).

2) Le patronat ne sait plus compter…

A l’occasion des manifs des patrons en ce mois de décembre on a tout entendu et ils nous ont montré qu’ils ne savent même pas compter…

Pour se dédouaner des gens qui auraient pu légitimement leur dire « 41 milliards d’exonération de charges et vous n’êtes pas contents ? », ils sont allés nous chercher qu’ils en avaient subi au moins autant en prélèvements supplémentaires depuis 2010… Donc 40 contre 40, égale nada ! Les pauvres…

Ils oublient que leur fraude aux cotisations sociales s’élève, selon la Cour des comptes, à plus de 20 milliards et leurs fraude et évasion fiscales à 50 milliards par an. Donc, chez moi, ça fait 70 milliards qu’ils ont piqué à la collectivité nationale par an depuis 2010, donc 350 milliards à ce jour en sus du « cadeau » à venir à 41 milliards sur trois ans (2015-2017).

Sur la période, 2010-2017, le montant s’élèvera à 601 milliards en fraudes et en abaissement de charges, sans compter les 80 milliards ordinaires d’aides publiques aux entreprises chaque année. Si l’on totalise, sur 2010-2017, le patronat aura bénéficié de 1241 milliards d’euros de la part de la Collectivité nationale. Donc ras la casquette de leurs discours sur les charges et prélèvements qui les saignent… Ce sont eux les saigneurs et ils n’ont plus rien de seigneurs !

Donc, désolé, cette compta d’épicier à la gomme on ne la gobe pas. Respectez vos obligations d’entreprise citoyenne, on en reparlera après. Pour l’heure votre posture, au fond, pas mieux que le petit, tout petit, G. Nicoud en son temps.

Même si le Medef est resté prudemment un peu en retrait dans tout ça et n’a pas appelé à manifester, il n’est pas plus vertueux et a le même discours.

En plus, il a ses propres malheurs, vous savez. Il ne joue pas le jeu de ses propres engagements sur les contreparties du Pacte de responsabilité : 6 branches sur 50 ont négocié les conditions de développement de l’emploi et de l’investissement en échange des allègements de charges. On dirait qu’ils veulent juste engranger le rétablissement de leurs marges et de leur profitabilité.

Cela commence à ressembler à une arnaque pour ceux qui vont subir la réduction des dépenses publiques en résultant. Il ne leur reste plus beaucoup de temps pour nous démontrer le contraire !

3) Junker et le « tax ruling », quelle honte !

A la place de tous ceux qui ont voté pour les partis de droite ou les libéraux aux dernières européennes, je ne serai pas content.

En effet, ils ont porté à la tête de la Commission européenne JC Junker dont on vient de découvrir, sidéré, qu’en tant que Premier ministre du Luxembourg il avait permis à de multiples grandes entreprises, notamment françaises, par des accords spéciaux secrets bilatéraux, d’échapper à leurs obligations fiscales dans les autres pays européens dont en France… Et, pris les doigts dans le pot de confiture, il a déclaré que si c’était à refaire, il le referait…

Quand on vous disait qu’on ne peut pas faire confiance aux libéraux et à la droite pour lutter, autrement que dans des discours, contre le dumping fiscal. Ce qui vaut pour le fiscal, vaut pour le social. Ces gens ne sont que des valets des intérêts financiers.

4) Un dernier point, pour la route… des scandales

La CJUE[12] vient de donner satisfaction aux industriels et aux consommateurs pirates, contre les créateurs… Voilà t-y pas qu’elle vient d’écarter du champ de la rémunération pour copie privée les sources illicites !

En plus clair, les œuvres piratées, par exemple sur le net, n’ouvrent pas droit, lorsqu’elles font l’objet ensuite d’une copie privée, à rémunération pour copie privée ! Il faut dire que cette rémunération est forfaitaire et perçue sur la vente des supports vierges qui permettent la copie : elle ne suppose donc pas le contrôle de l’ouverture des droits.

Bref, pour le créateur[13] la double peine pour la plus grande joie des pirates et de ceux, industriels, qui leur fournissent leurs armes : on pique un exemplaire de l’œuvre de l’artiste pour une utilisation principale (écouter, regarder, lire etc.) et en prime les utilisations secondaires (par une copie privée) ne sont pas rémunérées non plus.

Magnifique, non ? Un pur rêve de jésuite, le raisonnement fallacieux de la Cour… (Allez voir le site de l’ami Jérôme, « Musicalitis n°191 » si vous souhaitez davantage d’informations techniques). Ici, on est juste indigné.

Alors, faut il pour autant passer à une licence légale qui autoriserait, moyennant rémunération forfaitaire, toutes les utilisations des œuvres dès lors qu’elles ont été divulguées par leur créateur ? Il est vrai qu’avec une licence légale le problème de l’illégalité de tel ou tel usage ne se poserait plus puisque « tout » serait a priori, couvert par la licence et sa rémunération forfaitaire.

Mais on s’y refuse car il y a là une dépossession des créateurs moyennant finance qui n’est que le signe d’une marchandisation absolue. En plus, en admettant la licence légale, on ne voit pas en quoi cela apporterait une solution à notre problème car alors, les pirates et leurs fournisseurs d’armes, comme ils viennent de le faire sur la rémunération pour copie privée, exciperaient certainement de tous motifs, même les plus fallacieux, pour obtenir la rémunération la plus basse possible. Grosjean comme devant les créateurs !

Donc, non merci, comme sur la conception de la liberté, de la citoyenneté et de l’école (Cf. ci-dessus en thème du mois), vive la conception française, vive le droit d’auteur à la française, tout n’est pas dans la rémunération et réciproquement !

Ceci nous ramène à un autre sujet voisin, la mesure décidée par le CNC concernant les cachets des acteurs (exiger un montant de cachet maximal des acteurs inférieur à sept chiffres pour que le film puisse bénéficier du financement public).

Les médias qui n’y connaissent rien apparemment (!), ou n’y comprennent rien, présentent ça comme un encadrement des cachets des acteurs et même France Inter s’y met (Cf. Léa Salamé interviewant Carine Viard le 17 décembre à 7h50 sur France Inter).

Plus crétin c’est pas possible… Il n’y a pas d’encadrement, car si le CNS réserve le financement public à ceux qui restent décents, le producteur fait ce qu’il veut. Il donne plusieurs millions au gros Gégé ou au Clavier s’il veut, mais pas avec l’argent public. C’est assez moral je trouve. Un encadrement cela aurait été moins de sept chiffres pour tout le monde. On va finir par se dire que les médias sont aussi nuls que ce qu’ils voudraient qu’on devienne.

Au passage, si le régime du cinéma était celui du droit d’auteur à la française, c’est à dire celui de la rémunération proportionnelle à la diffusion, et pas un régime à l’américaine dans lequel l’acteur est rétribué forfaitairement par le producteur qui est le véritable titulaire des droits, il n’y aurait pas de cachet économiquement indécent, par définition. Moralement c’est une autre affaire…

Les Nouvelles du front bébête…

sont toujours des nouvelles d’effroi…

Les crèches de Noël dans les lieux publics enflamment le PAF[14]… et divisent les tribunaux[15]

Vendée, Béziers terres d’élus bien gratinés à l’eau bénite… qui veulent mettre leur p’tite bondieuserie de crèche en mairie ou au Conseil général.

Ils feraient mieux d’en faire pour les gamins des crèches ! Ils peuvent aussi s’y mettre eux mêmes dans la crèche, je vous laisse deviner… un indice, ce sera à quatre pattes et avec de grandes oreilles !

« Il est interdit, à l’avenir, d’élever ou d’apposer aucun signe ou emblème religieux sur les monuments publics ou en quelque emplacement public que ce soit, à l’exception des édifices servant au culte, des terrains de sépulture dans les cimetières, des monuments funéraires, ainsi que des musées ou expositions. »

Eh oui ! C’est la loi de la République depuis 109 ans (article 28 de la loi du 9 décembre 1905 relative à la séparation des Eglises et de l’Etat) et on ne lâchera pas là-dessus ! Que les grenouilles de bénitier se le disent.

On ne lâchera pas parce qu’on ne les aime pas ces bigots qui veulent nous imposer leur prosélytisme et leur vision du monde, en faisant même passer le cultuel pour du culturel, voire encore, pour les pires, leur rempart à la gomme de l’occident dit chrétien face aux hérétiques, n’est ce pas ?

Et, parce qu’en outre, on ne veut pas, par voie de conséquence[16], être obligés de reconnaître les mêmes droits aux suppôts des rabbins et des imams ! C’est clair ? Qu’on se le dise aussi.

A propos, cimetière d’Annonay, fais gaffe, faudra, fissa, enlever ta croix en haut de ton portail d’entrée sur la voie publique, sinon on rapplique…

Chiffres Clés

La rubrique des chiffres qui tuent…

L’apprentissage… pourquoi ça ne marche plus en France, outre les préjugés souvent négatifs des parents, des enfants et des enseignants ?

Une entreprise de plus de 600 salariés dans la métallurgie qui emploie des apprentis en France, en Allemagne et au Royaume-Uni a accepté de comparer, pour la Fondation IFRAP, les rémunérations et taux horaire de ses apprentis dans les trois pays.

Le constat est clair : le taux horaire passe du simple au double entre un apprenti en deuxième année en France et ses collègues allemands ou britanniques et ce, alors que la dépense publique de la France est de 11.217 euros par apprenti contre 7.066 euros en Allemagne et 2.500 euros au Royaume-Uni.

En cause ? L’accumulation des règles de rémunérations (le smic, le barème annuel et les conventions collectives), mais aussi des formations beaucoup plus théoriques en France (910 heures par an en entreprise en France contre 1127 heures en Allemagne et 1472 heures au Royaume-Uni).

En cause aussi, la multiplication des intervenants publics, des contrats qui se concurrencent (de professionnalisation et d’alternance) et la dispersion des dispositifs de soutien public, dénoncée à de nombreuses reprises par la Cour des comptes, qui rendent aussi peu efficace notre dépense publique.

On continue comme ça ? Oui ? Passons alors à la rubrique suivante…

Le(a) crétin(e) du mois

Philippe de Villiers, « The king is back ! »

Ce mec Villiers, hors du commun, était resté inexplicablement éloigné de cette rubrique depuis deux ans… Peut être en respect pour se retraite et ses ennuis personnels.

Mais, là, les amis, quel retour sur les crèches de Noël ! C’est vrai que les bondieuseries sont depuis toujours son dada au créateur du Puy du Fou…

Et, donc, il se lâche grave, tout à une inspiration quasi divine… Pour lui, interdire les crèches de Noël dans les bâtiments des services publics devrait conduite à interdire « Le Génie du christianisme » de Chateaubriand, « Notre Dame de Paris » de Victor Hugo et, bien sûr, le jour de Noël lui même…

Eh mec Villiers, lis juste la loi, elle ne nous permet pas d’interdire ces chefs d’œuvre car nos pères ne l’ont pas voulu… Tu vas finir par nous conduire à le regretter… Mais non, j’rigole, on est pas comme toi, nous, on hait les censeurs… On applique juste la loi et à toutes les religions qui sont et demeureront, n’en déplaise aux chouans, séparées de l’Etat.

De Villiers, Son Altesse Sérénissime de la bêtise (pardon Gérard), « Crétin du mois » pour la première fois… Une énorme injustice enfin réparée !

Ensuite, Closer, le « must du must » crétin pour les crétins de chez « Crétin », vole des photos de la vie privée de Florian Philippot, n°2 du Front national, parce qu’il est homo bien sûr. Une honte, comme pour la violation de la vie privée de François Hollande.

On espère juste que tous les extrémistes de droite, que ça avait bien fait ricaner pour la vie privé de F. Hollande, vont cette fois comprendre qu’ils ont été une fois de plus lamentables.

Un mal pour un bien ? Même pas sûr… Pour les extrémistes soit disant de gauche, on est maintenant fixé, Mélenchon s’expose en « Une » de ce torchon et dans une interview, en pages intérieures, loue l’espace de liberté que constitue cette merde de presse.

Tiens, faudrait y pas créer une nouvelle rubrique « Le fumier du mois » ? Mais non, on se salirait l’esprit, et comme aurait pu dire l’excellent Desproges, en ouvrant Closer, on aurait tout Sarthe d’un coup[17] ! On va en donc rester aux crétins, c’est déjà du boulot…

La p’tite biblio

1) « L’imposture économique » par Steve Keen, Editions de l’atelier, 2014.

L’ouvrage est la traduction du livre « coup de poing » de l’économiste australien Steve Keen paru sous le titre « Debunking Economics ». Cet ouvrage, « fondateur » pour l’économiste Gaël Giraud (qui a assuré la direction scientifique de la traduction et en signe la préface), démonte une à une les grandes pièces de l’édifice dogmatique.

Aucune des théories qui composent le « dur » de l’économie universitaire depuis la fin du XIXe siècle ne résiste à l’analyse, depuis la micro-économie du consommateur jusqu’à la théorie néo-keynésienne de la déflation, en passant par l’efficience des marchés financiers et la théorie du capital.

Chapitre après chapitre, l’auteur démonte les postulats et les résultats de la théorie économique dominante (dite néoclassique) pour en montrer l’imposture.

Et, sur les ruines de l’orthodoxie défaite, Steve Keen jette les bases solides d’une « autre économie », suggérant d’autres manières, beaucoup plus cohérentes et scientifiques, de penser l’économie.

Le livre a suscité de nombreux débats lors de sa publication en anglais : il répond aux questions que chacun se pose sur la pertinence des arguments économiques exposés depuis la crise des « subprimes » et invite à engager une réforme profonde de l’enseignement et de la recherche en économie dans le monde.

On ne devrait plus pouvoir être diplômé en économie, sans avoir lu ce livre, dixit « Alternatives économiques » ! Le complément de Polanyi déjà recommandé dans DECODA n°24.

2) Pour vous constituer, très facilement, une revue de presse sur vos thèmes favoris u bon tuyau

Créer une « alerte » sur le site « Google alerts » (https://www.google.fr/alerts) en tapant le nom du thème qui vous intéresse.

Vous recevez alors par mèl une information sur les articles qui paraissent sur le sujet (la mise à jour est quasi quotidienne) ; un peu comme la technologie RSS en plus « abordable » pour les néophytes !

Notes de bas de pages

[1] Définition de l’Amitié selon Etienne de la Boétie que l’on fait nôtre

[2] CJUE : Cour de justice de l’Union européenne

[3] Qui lui vaut ici le surnom « Abrogator » ! Récemment, il vient de démontrer son inconstance en passant, en moins de deux mois, d’une ligne de dépassement du clivage droite/gauche (du même type qu’en 2007) à « je vais refonder la droite sur ses valeurs » lors des primaires UMP et en cédant à une salle droitière sur le mariage pour tous ! Bref, un exemplaire d’une nouvelle espèce comme en produisent les médias, « l’homo emotionus zapetus » sans repère ni mémoire, un véritable « invertébré politique »

[4] Il n’y a pas que les approximations juridiques qui font florès, Merkel vient de lui mettre un râteau de première en refusant de le recevoir à Cologne alors que l’impétueux indécrottable avait annoncé tout de go que cela allait être le cas en compagnie de Lemaire en bon petit traducteur….

[5] Malheur dont nous sommes parfaitement capables en 2017, par une belle division au premier tour, comme en 2002 et comme aux récentes législatives partielles, ajoutée à une forte abstention bien sûr des blasés et déçus…

[6] Regardez l’histoire, à chacune des étapes de la construction d’un ordre mondial qui nous ont d’autant éloignés de sa barbarie originelle, le rôle moteur n’a jamais été joué par des extrémistes mais bien par des gens réalistes, modérés, même s’ils avaient une indéniable et forte vision de progrès pour l’humanité. Ce fut la cas pour la SDN, puis l’ONU et, enfin, pour la CEE

[7] Mythique personnalité radiophonique lyonnaise qui a bercé de 1924 à 1971 les jeunes consciences au moins sur les pentes de la croix rousse et dans toute la presqu’ile, hein les gones ? Comme elle disait, « en descendant, montez donc, vous verrez le p’tit comme il est grand… »

[8] Vous pouvez trouver cet article et les commentaires qu’il a suscité (y compris le nôtre ci-après reproduit) sur Slate.fr, édition en date du 9 décembre 2014, date anniversaire de la loi de 1905 ; vous pouvez trouver également cet article sur DECODA(NA)GES rubrique « Archives », sous rubrique « Documents » ; en revanche, n’étant pas atteint par le masochisme, les commentaires des crétins de service ne sont pas reproduits sur mon blog ; cependant, ces insultes ont eu une conséquence positive, elles nous ont conduit à formaliser davantage notre conception de l’école et de la République et en quoi elle s’oppose aux communautaristes anglo-saxons

[9] Comme ces associations communautaristes, soit disant antiracistes, qui se sont insurgées contre le spectacle antiraciste, Exibit B de Brett Bailey, au motif d’un pseudo caractère raciste…

[10] Imagine-t-on, si l’on est sain d’esprit, un accompagnateur de sortie scolaire avec un badge syndical ou politique comme l’indique un commentaire sur notre article ? Nous serions les premiers à l’exclure…

[11] Je dis « notre » familièrement car on l’a un peu faite « ensemble » cette loi qui mit un terme à un régime de racket, mi associatif mi administratif, et créa l’Institut National de Recherches en Archéologie Préventive, grand établissement public de recherche ; cette loi faisait suite à un rapport de J.P. Demoule et B. Poignant

[12] Cour de justice de l’Union européenne

[13] Le mot créateur ici recouvre les auteurs, les artistes interprètes et les producteurs, tous titulaires de droit d’auteur ou de droits voisins du droit d’auteur

[14] Le PAF = le Paysage Audiovisuel Français comme on disait quand la gauche arrivée au pouvoir a imposé la liberté de communication audio et télédiffusée à tous les réacs et coincés du bulbe de la liberté ; en même temps, c’est vrai que si c’est pour en arriver à Itélé et BFMTV, on peut se poser des questions…

[15] Le Tribunal administratif de Nantes valide l’interdiction d’une crèche en mairie et celui de Montpellier s’y refuse….

[16] Pour les cancres de DECODA, ce serait une conséquence obligatoire dans un régime républicain fondé sur le principe d’égalité…

[17] D’un coup « La Nausée » et « les mains sales » !

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