DECODA 59, 5/11/2017

Après une actualité d’automne bien nourrie qui a donné lieu à quelques « billets d’Actu » bien sentis, il faut aussi savoir échapper à l’actualité et à son immédiateté pour prendre un peu de recul.

Ce numéro 59 s’y essaie d’abord, en « Edito » avec la « Théorie du corridor » que l’on ébauche comme un planche de salut entre la pensée magique et la pensée unique, traductions de la folie des hommes.

Vous allez voir c’est nouveau, plein d’ambition et même sans doute d’un peu d’utopie, mais s’agissant d’un rêve de davantage de raison pour arrêter les zozoteries que dirigeants et peuples semblent s’employer à multiplier sur cette pauvre planète, je dirai que l’imagination doit prendre le dessus.

Ensuite, en « Thème du mois » avec la « Théorie du ruissellement » que tous vilipendent désormais même à droite mais que, dans les faits, le pouvoir macronien ressuscite agrémentée d’une nouvelle sauce tout en ayant souligné son inanité… Allez comprendre.

Et puis les rubriques habituelles pour rire un peu, voire beaucoup du moins on l’espère. A noter la contribution exceptionnelle au sourire apportée par le Conseil d’Etat avec une nouvelle jurisprudence qui met les mouches au supplice en matière d’application de la loi de 1905.

Ne manquez pas la rubrique « Des nouvelles du front bébête » que le grand dadet à l’anorak rouge illumine de sa présence.

Quant aux insoumis ils font déborder la rubrique « Le crétin du mois ». Mais ce sont des habitués.

Alors, régalez vous ! En une ou deux colonnes :

DECODA(NA)GES n°59-1C

DECODA(NA)GES n°59-2C

ou en texte intégral d’accès direct ci-après :

                                                                      SOMMAIRE

Edito                                                                               

Entre la pensée magique et la pensée unique… Un corridor ?

Thème du mois                                                       

La théorie du ruissellement

Dernière(s) minute(s)                                               

Réseaux sociaux : la servitude volontaire

Ordonnance et hiérarchie des normes

Statistiques du chômage

CEDH et diffamation 

Les nouvelles des fronts bébêtes               

Wauquiez se fait niquer grave par le TA de Lyon

Le Conseil d’Etat met les mouches au supplice…

La FNLP s’enfonce

Chiffres clés                                                                      

Les chiffres qui tuent…

C’est combien être riche ?

Le crétin du mois                                          

Raquel Garrido

Danièle Obono

La P’tite Biblio                                                          

Lydia Guirous

 

                                                                         Texte intégral

Edito

Entre la pensée magique et la pensée unique… un corridor ?

Hamon et les tristes sires frondeurs, Mélenchon et les insoumis fumeux ont tué la gauche de gouvernement dans ce pays et ils en sont les fossoyeurs. De vrais zozos. Macron n’a fait que finir le travail en pulvérisant les restes et les décombres.

Les catalans indépendantistes ont fichu le bazar dans le schéma d’autonomie puissante qu’avait su organiser l’Espagne démocratique pour ses régions. Des fossoyeurs de l’autonomie au motif de l’indépendance rêvée. De vrais zozos. Au mépris de l’Etat de droit et sans même mesurer les conséquences de leurs décisions idiotes. La maladie pourrait être contagieuse dans des dizaines de régions en Europe[1].

Les peuples américains et britanniques se sont tirés chacun une balle dans le pied, dénommée pour l’un Donald, pour l’autre Brexit. Epidermiquement, sans en anticiper les effets et sur la base de mensonges simplistes. De vrais zozos. Ils (et nous) n’ont pas fini d’en payer les conséquences.

Le long chapelet des ignominies, des horreurs pourrait se poursuivre de pages entières du même acabit, voire pire avec le terrorisme islamiste assassin d’innocents au nom d’Allah ou avec bombinette nucléaire incorporée par des fantoches débiles parvenus au pouvoir grâce à la veulerie de certains peuples.

Quelle leçon ? Il n’y en a guère qu’une pour qui ne se résout pas à s’accommoder de cette situation. Tous ces errements de dirigeants politiques, avec une complicité médiatique faite d’incompétence et de fainéantise et une malléabilité populaire incontestable, reposent sur le mensonge, éhonté, même parfois énorme, la manipulation de l’opinion sur le registre qu’affectionnent les médias, celui de l’émotion. Surtout pas celui de la raison et de la connaissance. Il faut donc le plus possible empêcher cela, cadrer, cantonner. Sinon nous irons de nouveau dans le mur des horreurs dont pullule le XXème siècle.

Il faudrait d’abord, en démocratie, bannir l’idée que tout est possible au politique, qu’il suffirait en quelque sorte que le peuple le veuille en élisant quelqu’un qui l’aurait proposé… Il faut donc appliquer aux candidats et dirigeants politiques une forme de « théorie du corridor »[2]. Il s’agirait d’un corridor politique et démocratique, mais aussi économique et social, dans lequel nécessairement leur action devrait s’inscrire dès leur candidature à nos suffrages.

Sans entrer à ce stade dans le détail exhaustif de ce qui viendrait cadrer ce corridor et tracer sa largeur entre ses murs[3], devraient y figurer au premier chef les éléments de notre pacte républicain constitutionnel, les droits et devoirs fondamentaux des citoyens, dont le respect serait obligatoire pour le programme de tout candidat au suffrage démocratique. Comment admettre à participer au jeu démocratique celui qui en refuse les règles les plus fondamentales, les principes essentiels et, oserai-je ? L’esprit de raison qui doit présider à la démocratie.

Ainsi, idée novatrice par rapport aux mensonges et manipulations, voire à l’irresponsabilité érigée en principe, comment laisser soumettre aux suffrages des électeurs des propositions non calibrées, non anticipées dans leurs conséquences et leurs effets, bref non mesurées dans leur impact social, économique et politique ?

Comment soutenir que l’on peut au nom du « politique », qui serait ainsi totalement souverain, proposer n’importe quoi ? Comment, par exemple, les indépendantistes catalans, au mépris du droit européen, ont-ils pu croire, et faire croire, et pour les plus bêtes continuer à croire, qu’ils pouvaient sortir de l’Espagne sans sortie de l’UE ? Qu’ils pouvaient ne pas appliquer la Constitution espagnole et que le gouvernement légal de ce pays allait lui aussi la violer en acceptant leur référendum inconstitutionnel ? Que des juges indépendants n’allaient pas poursuivre leurs crimes et délits ?

Comment ont-ils pu soutenir que le droit international venait fonder leur droit à une autodétermination… Mensonge éhonté : le droit international, tout au contraire, ne reconnaît pas de droit à l’autodétermination à une région contre un Etat démocratique pour s’en extraire contre le droit national applicable. Ce n’est pas une opinion, c’est un fait de droit international.

La débandade consternante (fuite à l’étranger digne en pathétique de celle de Varennes) qui fait suite à leurs décisions irresponsables est certes stupéfiante en première analyse en Europe au XXIème siècle, mais, au fond, elle n’est que l’aboutissement d’une zozoterie qui n’a que peu de précédent dans les démocraties modernes[4]. Même le cadre conceptuel de cette fuite est celui de zozos absolus : selon eux, ils n’ont pas fui en Belgique mais à Bruxelles, capitale de l’Europe, alors qu’il n’y a pas pour cette ville de territorialité distincte de celle de la Belgique qui s’attacherait à sa qualité de « capitale européenne »… puisque l’UE n’est pas un Etat. Même leur fuite lamentable est du domaine du rêve et pas du réel. Mais ils font de la politique… disent-ils ! On en rirait volontiers si cela n’était pas dramatique.

Mais revenons en France. Pourquoi alors, si l’on a pu proposer n’importe quoi lors d’un processus électoral, rendre ensuite les études d’impact obligatoires sur les projets de loi mettant en œuvre des propositions qui n’ont pas été évaluées au moment crucial de leur présentation au suffrage populaire ? Notre système est ainsi au premier chef un système de zozo. Est ce un hasard ? Tous ou presque semblent s’y complaire comme s’il fallait absolument pouvoir sacrifier à la pensée magique, pour ne pas dire au populisme…

A cet égard, on lira (avec une délectation intellectuelle consternée) l’article de Alexandre Viala dans le Monde du 19 octobre qui s’élevant contre l’épistocratie[5] actuelle, réclame peu ou prou une certaine irresponsabilité par rapport au réel comme quasi constitutive du politique (voir son article en document média joint Viala – Le macronisme ou le spectre de l)…. article plaidant au fond pour l’amateurisme en politique alors qu’un monde de plus en plus complexe appelle au contraire de la rigueur intellectuelle et des analyses et décisions documentées. Une souveraineté populaire non bornée par la rigueur intellectuelle et la compétence ne constitue au fond que le résidu philosophique moderne de la doctrine du « bon plaisir » de nos souverains, ex monarques absolus.

Il faut donc que l’action des candidats et celle des dirigeants politiques soit inscrite le plus possible dans le corridor des possibles d’un Etat moderne. Corridor délimité par l’Etat de droit, par une éthique de responsabilité et un principe de vertu qui permette en cas de violation de sanctionner les mensonges et les manipulations. Et d’une peine qui serait exemplaire : la déchéance des droits civiques et politiques, ad vitam. Exit les zozos. Seule la Constitution pourrait poser et définir une telle exigence des partis politiques qui, nous dit-elle, concourent à l’expression du suffrage universel. Le roi de l’épistocratie actuelle serait bien inspiré de se coller à une réforme constitutionnelle de ce type.

Mais, attention, il ne faut pas tomber cependant, notamment en matière de politique économique, dans la pensée unique qui semble nous guetter, redoutable, dès la sortie de la pensée magique. Il doit y avoir de la place, en démocratie, pour une alternative de politique économique et avec un degré certain de volontarisme.

Nous ne sommes pas condamnés au vide entre Macron d’un côté et le duo infernal populiste Le Pen/Mélenchon de l’autre. Entre la pensée magique et la pensée unique, il peut, il doit, y avoir un corridor. Il suffit de se donner la peine de définir ce corridor, en économie comme pour le reste. Donc il faut que vive une « Théorie du corridor » pour le politique ! Honnête et sérieuse, professionnelle.

Pour cela commençons donc par flinguer, ci-après, celle dite du ruissellement.

 

Thème du mois

La « théorie du ruissellement »

Parmi les mythes de la pensée économique libérale[6] figure aujourd’hui la « théorie du ruissellement » qui voudrait que la richesse des nantis ruisselle depuis le haut sur toute la pyramide sociale pour le plus grand profit de tous. Il faudrait donc, dans l’intérêt du bas, en déverser toujours plus sur le haut… Trop beau, pour être vrai.

Plus personne ne semble croire désormais à cette théorie nous dit-on. Beaucoup d’hommes politiques de droite ont d’ailleurs admis son inanité après en avoir fait l’alpha et l’oméga de la pensée libérale depuis Reagan et Thatcher, doxa conduisant à une réduction sans précédent de l’imposition des plus aisés dans les pays concernés. Réduction qui devait profiter à tous par un ruissellement quasi divin – une sorte de manne venue du ciel telle celle qui a nourri le peuple hébreu mené par Moïse dans le désert[7] – mais qui n’a abouti, de fait, qu’à l’accroissement, tout aussi sans précédent, des inégalités.

Si la théorie du ruissellement vous intéresse plus en détail regardez la présentation de cette théorie et de sa critique dans le document média joint (La théorie du ruissellement).

Mais alors où est le problème et pourquoi s’employer là dessus aujourd’hui, me direz vous ?

Eh bien parce que notre président, avec sa « transubstanciation » de l’ISF, réduite au patrimoine immobilier, et sa flat taxe forfaitaire à 30% sur les revenus du capital, semble, quoi qu’il en dise, nous ressortir cette théorie sous une autre sauce – tout en nous assurant que cette théorie est une absurdité – pour justifier son cadeau fait aux plus aisés (3,5 milliards d’euros annuels). Ce qui ne peut laisser indifférent, surtout un de ses électeurs non groupie du pianiste.

Certes, son programme de candidat prévoyait cette double mesure : d’une part limiter l’ISF au patrimoine immobilier, en en exonérant donc le capital financier, et limiter le prélèvement fiscal sur les revenus du capital à un montant forfaitaire[8], bref remettre en cause à la fois l’ISF de Mitterrand et l’égalité fiscale entre revenu du capital et revenu du travail de Hollande. De quoi refaire de Hollande un homme de gauche puisqu’il avait établi cette égalité de traitement capital/travail.

Refaire de Hollande un homme de gauche, c’est déjà ça mais c’est une piètre consolation – pour quelqu’un qui n’en a jamais douté – face à l’iniquité fiscale qui, par nature, ne prête qu’aux riches. En effet, par définition, ce sont bien les plus aisés qui, en taux réel d’imposition directe et indirecte cumulées, peuvent se trouver être proportionnellement les moins imposés, par le jeu combiné des niches fiscales et de l’optimisation fiscale légale, voire de la fraude fiscale.

Le cadeau non négligeable fait aux 300 000 privilégiés assujettis à l’ISF (3,5 milliards d’euros annuels), ce que n’avait jamais osé faire la droite, est justifié par notre président et son gouvernement par la volonté de privilégier l’investissement capitalistique productif qui, en effet, se traduit en créations d’emplois alors que le patrimoine immobilier se traduit en immobilisations et en rentes.

Mais, il n’y aura aucune automaticité et c’est un pari : que feront les personnes exonérées d’ISF de l’argent ainsi rendu à nouveau disponible pour elles ? Personne ne peut garantir qu’il ira s’investir dans du capital financier. Ni que des capitaux jusqu’alors immobilisés dans de l’immobilier seront démobilisés par la vente des biens immobiliers concernés pour échapper à l’ISF en se transformant en investissement dans des entreprises…

Comment croire que l’appel à la vertu adressé aux bénéficiaires de l’allègement supplantera les envies, les désirs, l’appât du gain ou du jeu ?

Il y a donc, quoiqu’en disent notre président et nos gouvernants, la même logique dans leur politique fiscale que dans la théorie du ruissellement : encore un soi-disant mouvement de déversoir bénéfique du haut vers le bas ; on fait des cadeaux fiscaux au plus aisés, mais, là, ce seraient les emplois qui indirectement ruisselleraient…

On en reste juste quelque part consterné d’être pris ainsi pour des clowns. En réalité ce que l’on peut craindre, et avec plus de certitude que dans le pari macronien, c’est que les cadeaux faits aux plus aisés ne fassent qu’accroître les inégalités. Or ce qu’on sait aussi avec la certitude de l’expérience c’est que l’accroissement des inégalités de revenus est contreproductif pour la croissance (voir document média joint Théorie du ruissellement – Les inégalités de revenus nuisent à la croissance)[9], qui est seule à créer avec certitude des emplois…

Le seul véritable motif sérieux à cette mesure de remise en cause partielle de l’ISF, c’est la distorsion existant entre le dispositif fiscal français d’ISF avec les autres pays développés qui n’ont rien de semblable. On supprime donc une distorsion fiscale mais on le fait par un nivellement par le bas favorable aux plus favorisés.

Un aveu d’impuissance, un aveu de faiblesse, un manque de courage sur nos convictions en matière de justice fiscale. Pour quel résultat ? L’avenir nous le dira.

 

Dernières minutes…

1) Réseaux sociaux, bulle filtrante et fake news, la servitude volontaire…

Comment peuvent-ils tenter de faire de nous des neuneus ? Ca vous intéresse ?

Excellent article sur le site « The conversation »[10]. Foncez-y.

2) Ordonnances de notre bon docteur Macron

Enfin (hors de ces colonnes) un point sérieux sur la question de l’inversion de la hiérarchie des normes dans et par les ordonnances du docteur Macron. C’est aussi sur le site ami « The conversation »[11].

3) Statistiques du chômage

Un vieux sujet récurent dans lequel les médias se perdent : quels chiffres utiliser pour mesurer l’évolution du chômage ? Pourquoi des résultats aussi différents entre l’INSEE et Pôle-Emploi ? Enfin un papier sérieux même s’il ne règle pas tout[12].

4) CEDH et diffamation : les médias, alléchés, s’emballent

Franck Johannès, journaliste au Monde s’emballe le moteur sur son blog « Mblogs »[13] en croyant pouvoir inférer d’une décision d’espèce de la Cour Européenne des Droits de l’Homme, concernant la parole libre d’un élu, que cette Cour vient de réécrire le droit français de la diffamation par voie de presse (loi du 29 juillet 1881) qui bien entendu ne convient pas au Sieur Johannès.

Pourtant la sanction de la diffamation est la quasi seule sanction contre les méfaits des organes de presse en contrepartie de la liberté quasi totale que la loi de 1881 leur a donnée. Mais en réalité, il n’en est rien. Le commentaire du Sieur Johannès sur la décision CEDH et son titre excèdent largement sa portée réelle sur le régime juridique de la diffamation en France. Il ne s’agit que d’un cas d’espèce concernant un élu dont la Cour précise que la liberté d’expression droit être très large dans le débat politique et public.

Il ne s’agit donc pas d’une situation de diffamation de droit commun entre particuliers et la presse.
 Donc, messieurs les candidats à un « droit à diffamer » (journalistes, par exemple, dans leur colonnes) ne vous enthousiasmez pas trop. Rien n’est fait !

La CEDH accusée de réécrire le droit, ce qui pour un juge constituerait une forfaiture, serait presque diffamée par ce benêt.

 

Les nouvelles des fronts bébêtes        

Sont toujours des nouvelles d’effroi…

 Wauquiez se fait niquer grave par le TA de Lyon : aux « plotes » sa crèche de plouc attardé de la Haute Loire installée au siège du Conseil régional de la Région Rhône-Alpes, l’an passé[14]. Y va pas quand même oser faire appel l’anorak rouge ? Faut dire qu’avec la jurisprudence du Conseil d’Etat « à la mords-moi le P’tit jésus » sur les crèches, l’âne Laurent peut y croire et espérer pouvoir réinstaller son bœuf.

A noter aussi qu’après avoir mis une dérouillée monumentale aux mouches dans les crèches en les enfilant sans vergogne[15], le Conseil d’Etat vient de remettre le couvert avec une statue sur la voie publique témoin des « atrocités » que ces pauvres insectes viennent à nouveau de subir de la part de notre cour suprême de l’ordre administratif[16]. Au surplus, une statue d’un pape contemporain qui, pour le Conseil d’Etat, ne serait pas un signe ou emblème religieux au sens de l’article 28 de la loi de 1905. Non mais, vous vous rendez compte, le Pape ? Il n’est que temps que la SPA s’en mêle.

Et pendant ce temps la Fédération Nationale de la Libre Pensée (FNLP), dont la devise comporte le vieux cri de « A bas la calotte ! » se livre corps et âme à la religion des opprimés, l’islam[17]. Ils prennent en référence la Grande Mosquée de Paris (GMP), laquelle a consenti à admettre que notre pays n’était pas une terre d’islam ! Ouf, on respire, mais on est inquiet pour les heureux élus des dites terres islamiques qui eux, ainsi, ne peuvent prétendre selon notre bonne GMP aux bienfaits d’une République, comme sans doute l’égalité homme/femme… Incorrigible Recteur Dalil Boubakeur[18].

Mais revenons à nos … moutons. Voilà des gens à la FNLP qui se revendiquent de la raison et qui font l’apologie de l’islam pour mieux critiquer, outre la chrétienté – on s’en taperait un peu – les laïques exigeants comme Manuel Valls ou encore Jacques Juillard dont les positions sont exemplaires d’un point de vue républicain[19] et défendre les nouveaux damnés de la terre, les musulmans.

Cela fait penser à Danielle Obono, députée de la France Insoumise, qui ne voit que du sexisme lorsqu’un musulman  chauffeur de la RATP refuse de prendre le volant d’un bus après une femme. Comme quoi les intellectuels quand ils sont soumis à une idéologie deviennent très bêtes. Vraiment très bêtes. Mais s’agissant de Obono, peut on parler d’une intellectuelle ? Elle entre de plein droit en « Crétin du mois » avec son amie Garrido.

Quel monde de buses ! J’ai radié mon abonnement à la newsletter de la FNLP, vieux trotskos définitivement inféodés à l’islam… Fini, terminé. SVP, faites de même, faut les punir.

 

Chiffres clés

Les chiffres qui tuent…

 C’est « quoi » être riche ?

Où quand « quoi » veut dire « combien »…

Excellent papier d’Alexandre Mirlicourtois sur Xerfi Canal qui met les choses au clair

Après toutes ces discussions sans fin sur qui est riche qui ont abîmé sinon gâché des dizaines de repas ou de soirées, enfin un travail sérieux et documenté qui clôt le débat[20]. Qu’on se le dise.

 

Le crétin du mois….                                           

Deux crétines ce mois, on adore, même pas blondes mais bien cruches…

Deux insoumises qui gâtent trop cette rubrique avec leur bêtise insondable[21].

1) Raquel Garrido qui ne paie pas ses cotises à l’ordre des avocats, c’est pourtant pas son loyer HLM ville de Paris qui ampute son budget…

Elle picole trop, ça doit être du gros rouge…

Du Corbières ?

2) Danièle Obono

La France insoumise a décidément d’étranges porte-parole.

On découvre ainsi que Danièle Obono, députée LFI de Paris, «a pleuré» toutes les fois où «des camarades ont défendu les caricatures racistes de Charlie Hebdo» et quand «l’Etat s’est attaqué à Dieudonné, [et qu’ils] ont appelé à sa censure».

Le tout dans la même phrase, écrite il y a deux ans sur son blog (c’est-à-dire après les assassinats qui ont frappé la rédaction de Charlie). Ainsi Charlie Hebdo, qui se moque de toutes les religions, est «raciste», alors que Dieudonné, qui nie la Shoah et fait de cette négation un fonds de commerce (il a même invité sur scène Faurisson, négationniste maintes fois condamné), est une victime de la censure.

Vision incohérente et strictement communautaire, qui consiste à juger insupportable et «raciste» la satire de l’islam et défendable la négation de l’holocauste. Le communautarisme est aussi une maladie de l’esprit. Y a plus de doute.

 

La P’tite Biblio

 « Ca n’a rien à voir avec l’islam? Face à l’islamisme, réveillons-nous, réveillez-vous » de Lydia Guirous, aux Editions Plon.

A lire, on adore la critique de l’islam, des islamistes et de tous leurs idiots utiles quand elle est intelligente, encore plus si elle est cruelle et qu’elle vient, cerise sur le gâteau, d’une femme de culture musulmane. Même marquée à droite chez LR.

 

Notes de bas de pages

[1] Un rapide calcul a été fait : la généralisation du « modèle » à neuneu catalan pourrait conduire l’UE à compter environ 85 pays indépendants, déjà qu’à 27/28 ça ne marche pas… Puigdemont/Le Pen même combat…

[2] En économie politique, la « théorie du corridor », chère en son temps à Xavier Greffe, dessine un couloir qui « contraint » l’action publique ; ce couloir est formé, dans une économie moderne et ouverte, par les marges de manœuvre dont disposent les dirigeants dans le contexte qui est économiquement celui de leur pays ; il a été évalué à environ 5% de marges de manœuvre

[3] On pourra y venir dans un article ultérieur

[4] Rappelons que les indépendantistes catalans, qui semblent avoir bien peu de cervelle, ont piétiné les institutions d’un Etat démocratique, conduit des centaines d’entreprises à fuir la catalogne (1700 environ selon les derniers chiffres), adopté une indépendance et une République sans contenu (quelles institutions, quelle constitution, quel Etat de droit ?) ; comme s’il suffisait de vouloir l’indépendance et de le dire, sans se préoccuper trop de la construire professionnellement ; « sommet » ridicule d’un monde qui n’est plus fait que d’annonces… tout cela ressemble à une vaste blague, à une téléréalité pathétique… ; mais Puigdemont n’est-il pas un ancien journaliste ? Tout s’expliquerait…

[5] « L’épistocratie » se définit comme le gouvernement par des personnes occupant les postes de responsabilité publique à raison de leur compétence… Faut-il que la politique relève de la pensée magique pour que l’on s’en étonne ?

[6] Il faut dire que la pensée libérale semble adepte des discours mystificateurs que ce soit sur la dette publique ou sur le ruissellement ; voir à cet égard notre analyse sur ce blog et l’article publié dans le magazine SLATE https://francoisbraize.wordpress.com/et-si-on-parlait-serieusement-de-la-dette-publique/

On jurerait que la pensée libérale en économie n’arrive pas à assumer son parti pris favorable aux plus aisés et a besoin d’inventer des constructions pour se justifier. Il faut dire que favoriser les riches est normalement intenable moralement… Mais, la pensée de gauche, si elle assume mieux le parti pris d’assistance aux défavorisés sans inventer de faux semblant ou d’arguties, sait aussi néanmoins se parer de la vertu de l’efficacité économique pour justifier ses choix ou oublier les effets pervers de ses options généreuses. Il n’y a pas match nul dans la mauvaise foi mais le score est néanmoins serré…

[7] « Hi, hi » ricane en moi le mécréant qui a néanmoins quelques lettres…

[8] C’est à dire que ces revenus du capital ne sont plus incorporés aux autres revenus pour être imposés selon les tranches progressives de l’IR mais imposés selon un prélèvement forfaitaire (30%) ; les plus aisés sont gagnants puisque leur tranche d’imposition est supérieure à 30% et les moins aisés peuvent y perdre s’ils ne demandent pas l’incorporation de leurs éventuels revenus d’un capital à leurs autres revenus imposés eux à moins de 30%…

[9] Voir aussi http://mobile.lemonde.fr/economie/article/2015/06/15/les-inegalites-de-revenus-nuisent-a-la-croissance_4654546_3234.html

[10]http://theconversation.com/au-dela-du-mur-lalgorithme-de-facebook-mis-a-lepreuve-84295?utm_medium=email&utm_campaign=La%20lettre%20de%20The%20Conversation%20France%20du%2025%20septembre%202017%20-%2084026923&utm_content=La%20lettre%20de%20The%20Conversation%20France%20du%2025%20septembre%202017%20-%2084026923+CID_23cb9f93b260d4886304a3aa8d8cb9ac&utm_source=campaign_monitor_fr&utm_term=Au-del%20du%20mur%20%20lalgorithme%20de%20Facebook%20mis%20%20lpreuve

[11] https://theconversation.com/droit-du-travail-la-hierarchie-des-normes-est-elle-inversee-84548

[12]http://www.lemonde.fr/politique/article/2017/10/02/chomage-la-bataille-des-chiffres_5194850_823448.html

[13]http://libertes.blog.lemonde.fr/2017/10/03/lacroix-c-france-la-cour-europeenne-simplifie-le-droit-francais-de-la-diffamation/

[14] Voir http://lumiereslaiques.com/2017/10/08/creche-de-noel/

[15] Voir notre article https://francoisbraize.wordpress.com/une-tribune-qui-sait-ou-elle-creche/ et dans Marianne :http://www.marianne.net/agora-creches-noel-laicite-detricotage-loi-1905-continue-100248387.html

[16] http://www.conseil-etat.fr/Decisions-Avis-Publications/Decisions/Selection-des-decisions-faisant-l-objet-d-une-communication-particuliere/Conseil-d-Etat-25-octobre-2017-Federation-morbihannaise-de-la-Libre-Pensee-et-autres

[17] Voici le corps du crime de la FNLP, jetez-y un œil, c’est consternant et pour parodier l’excellent Pierre Desproges en le lisant vous aurez tout Sartre, La nausée et Les mains sales : http://www.fnlp.fr/news/464/17/debattre-rationnellement-de-la-question-de-l-Islam.html

[18] Triste Recteur Boubakeur qui avait déjà brillé devant la commission parlementaire sur l’abattage rituel qui consiste à égorger des animaux vivants sans étourdissement préalable avec la bénédiction de Allah… Mais le culte israélite est sur ce point largement aussi rétrograde et scandaleux

[19] Tous deux se livrent dans d’excellents papiers récents qui montrent comment la gauche a abdiqué sur la République et comment eux tiennent bon sur les principes, voir en Documents médias joints  (juillardComment la gauche a capitulé- Manuel Valls – et Ce que je dénonce, c’est le poison salafiste-) les positions de Valls et de Juillard, essentielles

[20]http://www.xerficanal-economie.com/ensavoirplus/Alexandre-Mirlicourtois-C-est-quoi-etre-riche-revenus-et-patrimoines_i3745106.html

[21] On pourrait ajouter le cas de Danièle Simonnet qui ne veut pas rendre son logement social Ville de Paris alors que gagnant comme élue plus de 4000 euros par mois elle n’y a pas droit et, ce, au motif qu’elle ne veut pas engraisser un propriétaire privé (dixit… signez donc sur « change.org » la pétition demandant son départ de ce logement – Départ de Madame la Conseillère de Paris Danielle Simonnet de son logement social)... Les insoumis semblent être idiots, si vous en doutez encore regardez ma discussion sur le site du professeur Dondero avec un insoumis sur le cas gratiné de R. Garrido : https://brunodondero.com/2017/10/04/raquel-garrido-insoumise-a-la-caisse-de-retraite-des-avocats/

 

 

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