Et viva espana !

DECODA n’est pas nationaliste… mais DECODA est encore moins indépendantiste ! Qu’on se le dise.

L’heure de ce monde n’est au repli, au rétrécissement sur tous les égoïsmes, quel qu’en soit le niveau, que pour ceux qui ne comprennent rien à ce qui se passe dans un monde global, aux enjeux pour demain (pour l’homme et la planète) et aux principes qui doivent guider l’humanité et les peuples qui la composent pour un avenir de paix.

Alors, aujourd’hui et ici, on s’élève contre les bandits indépendantistes catalans qui pour parvenir à leur petite fin piétinent l’Etat de droit en Espagne et la démocratie.

On entend de tous côtés ce matin qu’il y a débat, ambiguité et que, en quelque sorte, on peut défendre l’inverse et son contraire sur la légalité et la constitutionnalité du referendum organisé aujourd’hui en catalogne.

Et bien non ! Cette position est soit celle d’un crétin (de journaliste) qui ne travaille pas ou ne comprend rien, soit celle d’un voyou  qui manipule ou qui se moque de la démocratie et de l’Etat de droit.  Comme un vulgaire révolutionnaire qui privilégie la force et la violence, nous ramenant en ce XXIème siècle aux « bons » vieux bolcheviques, maoïstes ou autres  khmers rouges du siècle précédent. Bravo la régression mesdames et messieurs les catalans, basques, corses et autres chapeaux ronds que cela pourrait inspirer…

DECODA est formel et vous le prouve. On vous livre la Constitution espagnole de 1978 qui dit très clairement les choses  : voir document média joint :

Constitution espagnole de 1978

Cette Constitution, qui n’est pas celle d’une dictature ou d’un régime totalitaire qui justifierait qu’on la viole, mais d’une grande démocratie, dit on ne peut plus clairement l’unité de l’Espagne et la solidarité entre ses territoires (article 2) et fixe les règles applicables sur l’autonomie qui peut être donnée dans certaines conditions et selon une procédure précises à certaines communautés territoriales (articles 137 et suivants).

Autonomie oui, donc, la plus large possible, et des compétences précises aux autorités démocratiques locales, comme c’est le cas déjà d’ailleurs, mais dans le cadre de l’unité de l’Espagne. Aucune indépendance n’est possible et la Constitution ne prévoit d’ailleurs  pas de procédure pour cela. Dans la Constitution espagnole, la seule mention du mot « indépendance » est pour celle de la justice, rien d’autre.

Il en résulte que le referendum de ce jour est clairement anticonstitutionnel et illégal comme l’a d’ailleurs déclaré la Cour constitutionnelle espagnole. Certains peuvent s’en foutre, avec les conséquences que cela comportera comme un péché originel pour une démocratie, mais on ne peut le nier. C’est une question d’honnêteté intellectuelle.

On ne peut donc ici laisser  faire cette ignominie sans rien dire ! Donc, un seul slogan dans ces colonnes :

ET VIVA ESPANA  ! 

Pour demain mieux dépasser les Etats, mais par le haut, par le supra national, pas par la régression quasi tribale et dans le non droit !

L’international doit être le genre humain. Et dans la régulation par le droit. Pour tous les domaines, y compris le domaine de l’organisation politique. En dehors de ces clous, c’est le retour de la barbarie.

Publicités