La société civile : le retour de la force !

Après « La COP21 sur son 31 ! »….

2ème épisode : La société civile, Le Réveil de la Force !

« De la culpabilisation à la coopération, comment la société civile est devenue le fer de lance de la riposte à l’urgence climatique ».

Par Lucas Bodet[1]

Avant de commencer la lecture de ce second article, vous devez absolument vous mettre dans l’ambiance de ce qui va suivre… Pour cela, cliquez sur le lien ci-dessous, et soyez patients, tant que le petit robot tourne, c’est que ça va arriver ! SURTOUT NE COMMENCEZ PAS LA LECTURE DE L’ARTICLE SANS L’AVOIR VU, C’EST UNE QUESTION DE VIE OU DE MORT :

http://brorlandi.github.io/StarWarsIntroCreator/#!/K8doYdPtjF5QqiJ9-Fw

C’est toujours le même scénario : un ou une petite gens mène sa vie tranquillement à l’écart des vicissitudes des luttes et des affrontements politiques, parce que c’est pas la politique qui va rapporter la bouffe à la maison. Et loin, très loin de lui, un COMBAT (oui, oui, un gros comme ça). Un combat entre des idées dans le pire des meilleurs des cas ; un combat entre des idéologies dans le meilleur des pires, pour… pourquoi d’ailleurs ? Pour le contrôle, la puissance, le pouvoir.

Et par hasard, par destin peut-être aussi, mais in fine par choix surtout, le simple anonyme devient le symbole et le révélateur de la lutte entre le Bien et le Mal, la petite histoire percutant alors brutalement la grande Histoire. Il se découvre alors une ressource insoupçonnée, une force intérieure bouillonnante, et disons-le clairement, un Pouvoir inné superpuissant. Le pouvoir de changer les choses, de choisir son avenir et de se battre pour lui.

Se battre pour son propre avenir, mais aussi pour le futur de ceux qui l’entourent, qui le soutiennent, qui l’aiment, et par bonté d’âme (parce que le héros a toujours un cœur pur) de tous les autres anonymes avec qui il se fondait jadis. C’est principalement au cinéma que de telles vocations se créent. Mais dans la vraie vie, ce n’est pas tellement différent. La principale différence réside dans la personnification. Que peut réellement faire un(e) inconnu(e) face au système ? Pour s’imposer et faire entendre sa voix, il devra trouver d’autres inconnu(e)s volontaires partageant ses idéaux. En se rassemblant, ils porteront ainsi une voix plus forte, plus puissante (plus écoutée ? Pas sûr, mais avançons petit à petit…). On verrait ainsi fleurir de multiples groupes aux messages variés, parfois contradictoires, parfois redondants, mais toujours actifs. Comment qualifier alors toute cette ébullition idéique ? Le peuple ? L’opinion ? L’opinion publique ? Les médias ?

Pour mettre fin à ces interrogations, on a tranché en créant la « société civile« . Impossible de lui attribuer une définition claire et précise, si ce n’est par opposition aux représentations étatiques. « On parle alors des « parties prenantes » (stakeholders) ou des acteurs non étatiques ou infra-étatiques. Selon les classifications, tous les acteurs non étatiques ou certains d’entre eux seulement sont visés : citoyens, associations, entreprises, collectivités territoriales, peuples autochtones… »[2].

On est encore très loin de la COP 21, je vous l’accorde, et c’est bien là le cœur du problème.

Il s’agit surtout du sentiment des représentants de la société civile : « on est encore très loin de la COP 21« … Parce qu’il s’agissait avant tout d’une conférence pour les Etats, et parce que c’est le fonctionnement du système international. L’apparition d’acteurs non étatiques est assez récente, et leur pouvoir forcément limité à leur accès aux processus de décision. La société civile doit alors se doter de ses propres moyens de pression : la mobilisation, la communication, la pédagogie, mais surtout l’action. C’est par l’action que la société civile prend son envol, la passivité la réduisant au statut de masse grouillante. Il faut se démarquer en représentant l’ensemble des personnes sensibles à un message. La difficulté réside dans la pluralité des opinions : La Manif pour tous est un représentant de la société civile au même titre que la Fédération LGBT. Dans le domaine de l’environnement, c’est encore plus complexe, puisque des intérêts économiques d’entreprises, ayant une connexion relativement directe au pouvoir, font face à des associations environnementales diversifiées sur une multitude de thématiques, qui se croisent, se répètent ou s’intègrent aux intérêts économiques.

Néanmoins, les crises politiques et économiques qui se sont succédées ont mis en lumière des représentants de la société civile : les mouvements d’Occupy et des Indignés, l’apport indispensable d’ONG dans le traitement des épidémies (Ebola notamment), ou encore les associations environnementales autour de la COP 21.

Ainsi, plus de 780 000 personnes ont participé aux quelques 2300 marches organisées dans le monde, et ce malgré les interdictions de manifester dans certains pays. La pétition « Osons » lancée par la Fondation Nicolas Hulot a recueilli à ce jour 661 800 signatures. Pour rendre hommage à cette conférence, 500 projets étaient labellisés COP 21, et un espace était spécialement dédié à la société civile au Bourget (« Générations Climat », beaucoup d’acteurs, peu de représentants d’Etats).

Dans le précédent épisode décryptant le texte de l’Accord et le rôle de la diplomatie française, j’avais fait preuve d’un élan d’optimisme de bonne foi, mais que je souhaite contrebalancer dans la suite de cet article. Evidemment, ce texte est historique, et la France a été exemplaire. Pourtant, pratiquement deux mois après la déclaration finale de la conférence, on s’interroge sur le devenir de cet accord, et sur l’efficacité de sa portée.

L’ambiance est parfaitement décrite par Georges Monbiot, universitaire, journaliste et militant écologiste britannique : « En comparaison de ce que cela aurait pu être, c’est un miracle. En comparaison de ce que cela aurait dû être, c’est un désastre. Les négociations à Paris ont été les meilleures que l’on ait jamais eues. Et c’est là un bien triste constat »[3]. Cela nous ramène au concept d’urgence climatique. La société civile s’est saisie de la question environnementale en demandant des comptes aux décideurs politiques, avec la volonté de sortir de la logique de culpabilisation dont étaient victimes les individus.

Pendant de nombreuses années, le message était le suivant : « le réchauffement climatique existe par l’activité de l’homme, parce que TU ne tries pas tes déchets, parce que TU as une voiture diesel, parce que TU surchauffes ta maison l’hiver (alors que 18°C c’est très acceptable avec un pull à l’intérieur), parce que TU consommes des produits provenant de l’autre bout du monde, etc etc… ».

La prise de conscience individuelle s’est effectuée, et avec toute réflexion on avance jusqu’à se dire « non mais attends, pourquoi je fais des efforts alors que les entreprises continuent à polluer comme avant, que mes responsables politiques prennent l’avion tout le temps, qu’on sait pas comment gérer les déchets nucléaires…? Je ne suis pas d’accord ! ».

Et bien TU as raison, petit(e) anonyme, TU as le droit de demander des comptes, TU as le droit d’exprimer ton désaccord, et pour cela tu peux devenir VOUS. VOUS pouvez faire, créer, innover, fédérer, et à partir de là VOUS pourrez être entendu et écouté. Nous sommes TOUS responsables, et cela ne dédouane personne de ses responsabilités. Nous sommes responsables, à titre individuel, en modifiant notre manière de vivre à notre échelle et selon nos moyens. Nous sommes responsables aussi à titre collectif, puisque c’est le mode de production et de consommation que nous avons choisi et intégré qui est la cause du problème. Nous sommes donc responsables de ce que nous voulons faire pour l’avenir, et c’est pour cela que nous avons le choix des représentants que nous souhaitons au sein de notre société civile.

Cela commence par le vote et la citoyenneté, et se poursuit par des engagements, des mobilisations, qui doivent aboutir sur des décisions efficaces. C’est tout simple, non ?

(J’ai tiré quatre fois la chasse d’eau depuis le début de cet article, dont une inutile pour me persuader que je suis libre de mes actes).

Ce serait enjoliver les choses de clamer que c’est la société civile qui a mobilisé les Etats afin de parvenir à un accord. Mais son rôle n’a jamais été aussi primordial. En effet, dans un système globalisé et interconnecté, les initiatives locales dépassent largement les frontières et les limites du possible. D’ailleurs, en regardant au-delà du texte, des accords et des engagements ont été pris avant, pendant et après, avec au centre un dénominateur commun : les forces vives de la société civile.

Si l’on dresse un bref récapitulatif des engagements de la société civile à l’approche de la COP 21, on s’aperçoit que de nombreuses entités souhaitent avancer dans le même sens.

Au niveau des entreprises, on assiste selon le porte-parole de la Fondation Nicolas Hulot à une « révolution dans les énergies renouvelables », avec de grands projets : l’Initiative africaine pour l’énergie renouvelable prévoit l’installation de 300 gigawatts d’ici 2030 ; l’Alliance solaire internationale prévoit une coopération entre les pays industrialisés et les pays en développement en terme de technologies et de financements, elle regroupe 120 pays ; l’Initiative RE 100 regroupe 53 entreprises engagées à utiliser 100% d’énergies renouvelables (dont Google, Coca-Cola, BMW, Ikea, Nike…) ; le forum Caring for Climate réunit 450 entreprises, c’est la plus grande coalition d’entreprises engagées sur le climat, avec un objectif de réduction de leur empreinte carbone ; enfin, 1000 investisseurs se sont engagées sur la question du financement pour 30 000 milliards d’actifs et 500 institutions dans le désinvestissement des énergies fossiles[4].

Les collectivités locales se mobilisent également, parce qu’elles sont en première ligne de la connexion entre la société civile et le pouvoir. Tout au long de l’année qui a précédé la COP, les acteurs locaux ont pris à bras le corps la problématique du réchauffement climatique, pour discuter des meilleures manières de le limiter.

Lorsqu’on est occidental, cela peut paraître simple, mais n’oublions pas que les premières victimes du changement climatique sont les pays du Sud. Ce sont également ceux qui disposent de la plus faible propension à mettre en place une stratégie durable, que ce soit pour des raisons financières, techniques, ou politiques. Néanmoins, la société civile du Sud représente un vivier impressionnant d’initiatives et d’actions inspirantes. D’où l’importance d’établir un dialogue réciproque, équilibré et équitable, ce que de nombreuses associations ou collectivités ont mis en lumière cette année. Le Sommet des élus locaux pour le climat, regroupant les représentants d’un millier de villes du monde, a inscrit l’ambition de 100% d’énergies renouvelables d’ici 2050. D’un point de vue pratique, on rejoint la déclaration de bonnes intentions du Sommet mondial Climat et Territoires organisé à Lyon au mois de juillet, mais ils annoncent néanmoins la prise de conscience collective des collectivités.

Pour finir sur ce thème de la société civile, je vous laisse cette réflexion d’Ophélie Véron, chercheuse et militante :

« Les héros du climat, ce ne sont pas ceux qui ont signé ce traité décevant et qui s’en font une gloriole, mais bien toutes celles et tous ceux qui, activistes, intellectuels, journalistes, blogueurs, manifestants, artistes, ont œuvré ces dernières semaines dans la rue, au sein des divers lieux de débat citoyen, lors du village des alternatives de Montreuil ou du rassemblement des lignes rouges, à placer l’environnement au premier plan« [5].

Pour les représentants de la société civile, le concept de justice climatique est la clé qui doit permettre d’ouvrir la porte des mesures efficaces pour lutter contre le réchauffement climatique. Pourtant, c’est l’une des grandes absentes de l’Accord de Paris.

« Tout n’est pas vert » Il y a encore beaucoup à faire.

Au final, l’accord historique est peut-être le suivant : tout le monde a déclaré à l’unisson qu’il y avait encore beaucoup de travail à mener. Et si tout le monde est d’accord pour dire qu’on est dans la merde, il n’y a aucune raison qu’on s’y complaise tous ensemble…

Après tout, dès que l’on met le pied dedans, la première réaction est de crier « y’a pas de justice! ». Et ce n’est pas totalement faux…

La COP survole la justice climatique : « Une injustice commise quelque part est une menace pour la justice dans le monde entier », Martin Luther King

Que dire alors lorsque le monde entier est le théâtre de l’injustice climatique ? Elle est surtout le terreau de toutes les autres injustices : sociale, économique, sexuelle, politique… Cette forme de justice est ainsi régulièrement définie comme « la justice sociale face aux changements climatiques ». Chercheur en économie, Pierre-Yves Néron présente la problématique de la justice climatique comme les « enjeux de justice distributive liés aux phénomènes des changements climatiques »[6].

Comme d’habitude, le problème est avant tout sémantique. La Justice est un concept très mouvant selon l’endroit de la planète où l’on se trouve. Entre peine de mort, priorité à la réinsertion, cachot, travaux d’intérêt général, lapidation et suivi psychologique, difficile de s’y retrouver. Alors si on lui adjoint l’adjectif climatique, on tombe rapidement dans la surenchère linguistique.

A l’instar d’Ophélie Véron, la justice climatique doit être accompagnée de la refondation d’un modèle de penser le réel, que l’on retrouve également chez la journaliste Naomi Klein (à retrouver en bibliographie). Pour ne pas dévoyer sa réflexion, je vous laisse tels quels les propos d’Ophélie Véron :

« Œuvrer pour le climat ne se fera pas sans une profonde remise en question des rapports de domination capitaliste, raciste, impérialiste, sexiste, militariste et spéciste.

Capitaliste, car les politiques de libéralisation du commerce et d’extension des droits des investisseurs, dont le TAFTA et le CETA sont les parangons, placent la compétitivité au premier plan et rendent nos sociétés dépendantes de modèles énergétiques basés sur les exploitations fossiles insoutenables, entravant ainsi toute ambition de maîtriser le dérèglement climatique.

Raciste, car si les populations du Sud sont les plus vulnérables face au risque climatique, le discours sur le climat est trop souvent monopolisé par des groupes où celles-ci sont exclues, voire invisibilisées.

Impérialiste, car, tandis que le changement climatique est en grande partie la conséquence d’un système néocolonial renforçant les inégalités au niveau global et local, les pays occidentaux poursuivent leur développement économique en s’appuyant sur l’exploitation des populations du Sud et des peuples indigènes.

Sexiste, car les femmes des pays du Sud sont les plus vulnérables face au changement climatique et qu’une véritable politique de maîtrise de celui-ci ne se fera pas sans une refonte du système patriarcal.

Militariste, car si l’armée est parmi les principaux clients des énergies fossiles sur la planète (l’armée américaine étant, à elle seule, le premier usager du pétrole produit dans le monde), elle est pourtant exemptée de tout décompte onusien des émissions nationales de gaz à effet de serre et ce, en raison de la pression exercée par les Etats-Unis en 1997 à Kyoto pour que les activités militaires ne soient pas concernées par les mesures de réduction des émissions.

Spéciste, enfin, car si l’élevage est une cause majeure de réchauffement climatique et que les effets de celui-ci pèsent lourd sur les espèces animales et les écosystèmes, la question de la consommation de produits animaux n’a même pas été soulevée lors de la COP21. » [7]

Les oubliés de la COP 21 : « Mieux vaut ton absence que ton indifférence », Serge Gainsbourg

C’est beau Serge, mais bon, faut pas déconner non plus… Et encore davantage quand l’indifférence est un luxe qu’on ne peut plus se payer ! Malgré la présence de ces concepts dans la première partie du texte, ils n’en restent pas moins oubliés dans l’accord. La question de l’élevage bien sûr, et au-delà toute la réglementation nécessaire sur l’agriculture.

Il s’agit du secteur dans lequel les initiatives sont les plus nombreuses, mais aucune décision globale n’est là pour organiser tout cela. « Toutes les cinq secondes, un enfant de moins de dix ans meurt de faim. Or, l’agriculture mondiale pourrait nourrir près du double de l’humanité »[8].

En ayant dressé ce constat, Jean Ziegler, premier rapporteur spécial des Nations Unies pour le droit à l’alimentation, poursuit sa réflexion en rappelant les huit tragédies de l’humanité présentées dans les Objectifs du Millénaire de l’ONU en 2000 : la faim, l’extrême pauvreté, l’eau polluée, la mortalité infantile, la discrimination des femmes, le sida, les épidémies, et la destruction du climat.

« Pour conjurer ces tragédies, il faudrait mobiliser pendant quinze ans un montant d’investissement annuel d’environ 80 milliards de dollars. Pour y parvenir, il suffirait de prélever un impôt annuel de 2% sur le patrimoine des 1210 milliardaires existant en 2010… »

C’est tellement évident qu’on se dit qu’ils n’y ont peut-être pas pensé… Mais on constate que la COP ni aucun accord international ne prévoit d’outils de taxation, ni sur les transports maritimes ou aériens, ni sur les transactions financières. Pourtant, cela rapporterait davantage que 80 milliards… Sur ce modèle de la taxe Tobin, la neutralité et la tarification carbone ont disparu des négociations, après s’être imposées comme un enjeu central de la lutte contre le réchauffement climatique. On marche sur la tête ! Et encore ça pollue moins…

« Pour stabiliser le système climatique, nous devons nous débarrasser des énergies fossiles entre 2050 et 2100, dans tous les secteurs, alors même que l’énergie consommée dans le monde aujourd’hui est à 80 % du gaz, du charbon et du pétrole, rappelle le climatologue Hervé Le Treut. Il faut donc une forme d’emballement dans la transition, qui nécessite une implication de tous les pays et de tous les secteurs »[9].

La COP met (presque) la main à la poche : « Jour qui nous apporte finance, est un jour de réjouissance »

C’est une des victoires de cette COP 21. L’annonce de la mobilisation de 100 milliards de dollars par an pour les pays en développement a été saluée par tous, moi le premier. Puisque sans le dire, on approche du problème de responsabilité dans les effets du réchauffement climatique. L’accord émet le principe des responsabilités communes mais différenciées, en fonction de leur responsabilité historique dans les différentes sources de pollution. Pour les négociateurs, les efforts doivent être accomplis sur la base de l’équité[10]. L’équité est la suivante : les petits Etats insulaires et les pays les moins avancés ne bénéficient que de 22% des financements mondiaux pour le climat… Vous me direz, en 2050 ils n’existeront plus, on va tout de même pas leur donner de l’argent ! Et puis ils sont au soleil, ils ont des plages de sable blanc et tout ! La misère est moins dure au soleil, mais la connerie est plus facile quand on reste dans le brouillard…

Au fait, à quand le déblocage du fonds Vert ? 2020 ! En politique c’est demain, mais dans un pays en développement, c’est trop tard !

« Le calendrier, c’est la bureaucratie du temps », Quino

Si vous ne le saviez pas, l’Accord de Paris n’existera pas avant quelques mois ! Les principales étapes de mise en œuvre de ses dispositions sont les suivantes : la signature protocolaire ouverte le 22 avril 2016 ; la mise en place d’un comité technique pour la COP 22 à Marrakech ; la ratification de 55 Etats sur les 195 membres, devant représenter 55% des émissions mondiales de gaz à effet de serre.

Si aucune force contraignante ne peut être validée dans ce type d’accord international, des objectifs ont néanmoins été fixés : un mécanisme de transparence par un comité d’experts sur les engagements des Etats ; l’obligation pour les Etats de se revoir en 2018, dans le cadre d’un dialogue de facilitation, qui sera l’occasion de fixer un premier état des lieux ; le premier rendez-vous officiel n’interviendra qu’en 2025 seulement, cinq ans après l’entrée en vigueur de l’accord. Etant donné que pour le moment, les 180 contributions nationales ne permettront pas d’atteindre l’objectif des 2°C, ni même les 1,5°C. l’ambition du texte est alors une révision rapide de ces contributions.

« Même sans espoir, la lutte est encore un espoir », Romain Rolland. Il n’est donc pas question d’abandonner maintenant, puisque tout le monde et chacun peut agir.  

Et vous, qu’allez-vous faire ?.[11]

 

Notes de bas de page

[1] Master2, Sciences Politiques-Relations Internationales, Parcours Francophonie et Mondialisation, Spécialité Développement Durable et Economie Sociale et Solidaire; Université Jean Moulin, Lyon 3

[2] http://www.terraeco.net/Mais-au-fait-c-est-quoi-la-societe,63603.html

[3] http://www.theguardian.com/environment/georgemonbiot/2015/dec/12/paris-climate-deal-governments-fossil-fuels

[4] http://www.novethic.fr/empreinte-terre/climat/isr-rse/cop21-le-bilan-de-tout-ce-qui-compte-mais-qui-n-est-pas-dans-l-accord-143777.html

[5] http://www.terraeco.net/La-COP21-est-terminee-pas-notre,63940.html

[6] https://ethiquepublique.revues.org/937 

[7] http://www.terraeco.net/La-COP21-est-terminee-pas-notre,63940.html

[8] Jean Ziegler (rapporteur spécial des Nations Unies), « Destruction massive, géopolitique de la faim ».

[9] http://www.la-croix.com/Actualite/Monde/Apres-la-COP-21-tout-est-possible-mais-tout-reste-a-faire-2015-12-13-1392469

[10] http://www.sudouest.fr/2015/12/16/climat-et-cop21-apres-l-accord-historique-de-paris-tout-reste-a-faire-2218277-706.php

[11] Biblio rappel 1ère partie

http://www.terraeco.net/L-Accord-de-Paris-ce-qu-il-y-a-et,63116.html

http://www.courrierinternational.com/article/vu-des-etats-unis-laurent-fabius-ce-gangster-des-negociations-climatiques

http://www.konbini.com/fr/tendances-2/cop21-et-maintenant/

http://fr.scribd.com/doc/293239842/Accord-de-Paris-COP21

http://www.huffingtonpost.fr/2015/12/12/france-cop21-succes-echec_n_8791448.html

http://www.iris-france.org/68341-cop-21-quel-bilan/

Bibilio 2ème partie :

http://e-rse.net/cop21-bilan-suite-points-clefs-17566/

http://www.novethic.fr/empreinte-terre/climat/isr-rse/cop21-le-bilan-de-tout-ce-qui-compte-mais-qui-n-est-pas-dans-l-accord-143777.html

http://www.lesechos.fr/idees-debats/editos-analyses/021603837000-cop21-le-dur-retour-a-la-realite-apres-leuphorie-du-bourget-1194332.php

http://www.la-croix.com/Actualite/Monde/Apres-la-COP-21-tout-est-possible-mais-tout-reste-a-faire-2015-12-13-1392469

http://www.sudouest.fr/2015/12/16/climat-et-cop21-apres-l-accord-historique-de-paris-tout-reste-a-faire-2218277-706.php

http://www.novethic.fr/empreinte-terre/climat/isr-rse/climat-apres-le-succes-de-la-cop21-tout-reste-a-faire-143781.html

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