Les rejetons immondes…

 

Après les annonces d’hier du Président de la République de deux choses l’une : soit l’opinion publique, présentée jusqu’alors par médias et sondages comme très favorable au mouvement des gilets jaunes, se renverse, soit ce n’est pas le cas.

Si elle se retourne, les chantiers de réflexion annoncés hier par E. Macron seront conduits jusqu’en mars et les réformes qui en résulteront auront lieu infléchissant aussi le cours du quinquennat et des autres grandes réformes prévues par le programme de E. Macron. Au moins sur leur calendrier, sur la méthode et sur les objectifs. Mais le quinquennat se terminera et on en jugera les résultats en 2022.

Soit l’opinion publique ne se retourne pas et, alors, E. Macron devra en passer par un électrochoc politique et, sans nul doute, dissoudre l’Assemblée nationale.

Par son discours et ses annonces significatives (qui vont peser sur les comptes publics et/ou les impôts à hauteur de 10 milliards, non comptés les millards « perdus » de l’ex taxe carbone) il a donné du temps au temps. Nous y adhérons car, par ces mesures, se dessine ainsi le retour de la jambe gauche du « En même temps » et E. Macron s’éloigne un peu de l’hémiplégie néo-libérale qui l’avait frappé. On a envie de dire encore un effort et on souhaitera à nouveau la réussite de sa politique pour notre pays. Aussi parce que l’alternative est sinistre.

Attendons donc de voir dans les jours qui viennent comment va évoluer l’opinion publique.

Mon sentiment est néanmoins déjà que cela commence à bien faire tant de la part des gilets jaunes, que des médias et des oppositions soi-disant démocratiques qui mettent sans cesse de l’huile sur le feu. Ne parlons pas des réseaux dits sociaux, qui se prêtent à un rôle d’usines à décerveler et à faire monter les mayonnaises les moins ragoûtantes dans une sorte de royaume où la croyance civile, comme aux plus sinistres heures des croyances religieuses les plus attardées,  s’affranchit des faits, des analyses documentées, bref de la raison et de l’intelligence au profit de l’émotion et du ressenti, quand ce n’est pas celui de l’invective et de l’injure. Le monde de neuneu et de Mireille Masdu. Le monde des médias et des réseaux sociaux, ingouvernable ?

Voir à ce sujet : https://theconversation.com/debat-peut-on-encore-gouverner-a-lheure-des-reseaux-sociaux-108442

Ici, on ne se laissera pas manipuler par les voyous qui attisent les braises tout à leur folie d’insurrection généralisée (comme Mélenchon et ses insoumis) ou de prise de pouvoir droitier (comme le RN).
Ce sont des factieux et des séditieux et leurs nervis en gilets jaunes qui menacent physiquement leurs opposants dans le débat démocratique ne sont que des voyous (a minima plus d’une vingtaine de députés LRM ont été menacés ou agressés physiquement et  des menaces ont eu lieu même entre gilets jaunes !) .

Il importe que les Républicains se mobilisent en commençant, c’est un minimum, à démonter les discours de haine et d’usurpation.

A cet égard, comme brique fondamentale, rappelons fortement que  « Non, la foule n’est pas le peuple », même en gilet jaune, comme  le démontre  l’excellent article ci-après :

https://theconversation.com/debat-la-foule-nest-pas-le-peuple-108487?utm_medium=email&utm_campaign=La%20lettre%20de%20The%20Conversation%20France%20du%2010%20dcembre%202018%20-%201182710758&utm_content=La%20lettre%20de%20The%20Conversation%20France%20du%2010%20dcembre%202018%20-%201182710758+CID_c5cfc373a932a52e01eb3cc31b2326e4&utm_source=campaign_monitor_fr&utm_term=dizaines%20de%20milliers%20de%20%20gilets%20jaunes%20%20trs%20mobiliss%20ne%20font%20pas%20une%20majorit%20de%20Franais#republish

L’article 3 de notre Constitution le consacre d’ailleurs très expressément en prévoyant que « La souveraineté nationale appartient au peuple » et que « Aucune section de celui-ci ne peut s’en attribuer l’exercice », fut-elle affublée d’un gilet jaune.

Ceux qui plaident le contraire, sous le label de l’insoumission ou du rassemblement national, sont des voyous d’un autre âge qui, au siècle précédent notamment, ont porté des régimes totalitaires dont ils ne sont, au fond aujourd’hui, que les rejetons immondes.

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