N’en jetez plus, la cour est pleine !

 

Le débat sur « notre  identité »[1] a depuis longtemps pris une sale tournure, même si l’on laisse de côté les salauds et les crétins racialisés, adeptes de l’occident chrétien, ou, autre exemple avarié,  suppôts de l’impérialisme islamiste.

Le combat déchire ainsi les progressistes et la gauche entre, schématiquement :

1° d’un côté ceux qui, dans une sorte de posture de classe indépassable (comme une tare congénitale), considèrent qu’il faut être derrière les opprimés ; les opprimés et le cas échéant leur communauté culturelle ou confessionnelle qui devient ainsi « tabou » et doit être, envers et contre tout et tous, soutenue [2];

2° et, de l’autre, ceux qui privilégient la République et ses principes et donc l’intégration de tous les citoyens, au besoin contre les valeurs culturelles ou confessionnelles qui peuvent être individuellement les leurs.

Pour preuve, l’académicienne Danièle Sallenave à qui Le Monde a prêté aimablement ses colonnes à l’occasion de la publication de son dernier ouvrage et qui d’emblée, en tête de ses propos d’interview, s’en prend, urbi et orbi, non pas au FN ou aux racistes, mais au « Printemps républicain »[3]qui ne réunit pourtant, à notre connaissance, que des républicains sincères adeptes des valeurs universelles issues depuis plus de deux siècles de celui très justement dit des Lumières.

Valeurs fondamentales qui, n’en déplaise à Mme Sallenave, malgré le colonialisme ou le ralliement des chrétiens, forment notre corpus constitutionnel national et, de manière supra nationale, celui de la Convention européenne des droits de l’Homme dont notre République est la mère à la fois biologique et nourricière.

Valeurs donc par définition universelles encore au XXIème siècle puisque valeurs constitutives des droits humains. Valeurs que la Cour Européenne des Droits de l’Homme elle même a jugé opposables à l’islam radical et à la charia et dont ces derniers, pour cette Cour, ne sauraient revendiquer la protection puisqu’ils les récusent.

Mais Danièle Sallenave, comme beaucoup de ses semblables, ne sait rien de tout ça ou s’en contrefiche. Aveuglée par son idéologie, la pauvre ne voit plus rien hors de sa grille de lecture univoque qui lui fait préférer toutes les identités qui se pointent, quelles qu’elles puissent être dans le concours des horreurs, et nous récuse en même temps la possibilité d’en revendiquer une, surtout si elle se prétend universaliste… Vous soyez le tableau ? C’est celui d’une forme de décadence intellectuelle.

Et Sallenave[4]ainsi, avec et après d’autres, éteint tristement la lumière et nous navre.

Laurent Bouvet, fondateur du Printemps Républicain, vient de lui répondre en quelques lignes cinglantes dans Le Monde. On lui donne ici la parole et notre soutien.

Vous trouverez le texte de cette réponse en Document Média joint[5].

Réponse Bouvet à Sallenave

 

 

Notes de bas de pages

[1]On met des guillemets à l’expression non pas qu’on doute de l’existence de « notre » identité au sens d’un ensemble de valeurs universelles depuis les Lumières, mais parce que le débat sur ce sujet est biaisé par d’un côté  les identitaires racialisés et, de l’autre, par tous ceux qui, par bêtise ou veulerie en faveur d’autres systèmes de valeurs, nous nient la possibilité d’affirmation d’une identité; pourtant notre identité existe tout autant et au même titre que celle de tout autre ensemble d’individus que réunissent un certain nombre de valeurs et de principes fondamentaux ; à cet égard aussi le « benchmarking » est de rigueur et notre choix est vite fait entre les systèmes que l’on connaît et avec une ambition universaliste  

[2]Au besoin avec l’aide d’inventions bien  commodes tel que le concept « l’islamophobie » ; en effet être islamophobe, comme être anticlérical, est sous nos cieux un droit puisque le blasphème est lui aussi un droit : le non croyant devant en effet pouvoir traduire en mots son hostilité aux croyances religieuses et donc parmi elles à l’islam ; il ne faut pas confondre une position contre une confession en tant que système idéologique et de croyances, qui est un droit, et une position d’hostilité contre des individus musulmans qui peut être un délit raciste ; la finalité de cette confusion et du concept d’islamophobie lui même est de mettre l’islam à l’abri de toute critique ; nous ne sommes pas dupes d’autres avant ont emprunté cette voie avec l’anticommunisme…  

[3]Par honnêteté intellectuelle,  mais sans sympathie, on renvoie, et grâce à l’amie Monique B., à  l’interview en Document Média joint 

Sallenave interview 

[4]DECODA en forme optimale eut pu écrire « Sallenaze » sans trop de difficulté…. mais on veut ici ne pas inutilement ajouter de la violence à un débat qui l’est déjà beaucoup trop, donc on s’abstient de la facilité du jeu de mots…

[5]On vous met aussi en Documents Média joints un autre papier intéressant de Laurent Bouvet intitulé « Laïcité, principe républicain » 

Bouvet – La laïcité, principe républicain

 

Et, enfin, le texte du présent billet en document pdf joint :

N_en jetez plus

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