Wikipedia, wikimedia, wikimierda…

Comme un WIP, « Work in progress »… comme on dit quand on est branché

Ou comme la fresque de l’évolution de l’Homme qui se redresse, sauf que là il se courbe et s’enfonce…

Wikipedia, l’Encyclopédie pour les nuls  ?

On compterait bien parmi ces nuls, et au premier rang, ceux qui se paraient hier de bonnets rouges, aujourd’hui de gilets jaunes, et bientôt pourquoi pas demain de strings verts…

Parenthèse au passage, comme un énorme « Sansmoile17 ! » qui retentirait dans ces colonnes. 

Faut pas nous prendre pour des ânes, on voit bien la manoeuvre politique quoi qu’il en dise le gilet jaune. Pourquoi il pleure sur son diesel dont on lui surtaxerait le carburant, alors qu’il le laisse tourner devant le boulanger ou à l’entrée de l’école ? Pourquoi il pleure, alors qu’on l’a subventionné pour qu’il nous empoisonne pendant des décennies ? Il devrait plutôt dire merci et se cacher. Qu’il aille faire son plein chez Leclerc et autres qui le lui vendent désormais à prix coûtant, donc moins cher qu’avant même qu’il ne ramène sa fraise ? Qu’il passe donc à l’essence, ou à l’éthanol, s’il ne veut pas de l’électrique, le gilet jaune et qu’il nous lâche !

 On reprend où on en était resté : la nullité des Nuls. Mais, même exacte, l’assertion, dans un pays qui vote à près de 50% pour les extrêmes frontistes (insoumis de gauche ou droitiers) peut être jugée sévère car le peuple ne peut devoir endosser seul la responsabilité du désastre qui semble désormais se dessiner. C’est bien aussi que « ses » élites, ou supputées telles, politiques, économiques, sociales et médiatiques ont elles-mêmes failli dans l’appréciation et le règlement des problèmes du pays.

A ce propos, on savait les médias massivement composés d’ânes et de fainéants, mais peut-être pas à ce point.

Voilà-t-y pas que, cerise sur le gâteau, s’ajoute à  l’immense course médiatique à la nullité, la substance vénéneuse de l’internet (ses « fake news » et grosses manip[1]), surtout dès lors qu’elle se pare des vertus d’une soi-disant encyclopédie numérique. Une encyclopédie dont nous n’avions jamais eu, tout au long de notre histoire, le bonheur d’être dotés…

On a coutume de nous faire gober qu’avec internet et le numérique on a toute la science, toute la doc, toutes les idées du monde à disposition, là sous la main par un simple clic.

Et, dans cet enfumage, dans ce déluge informationnel sans intermédiation autre que des algorithmes qui ne nous servent que ce que nous aimons (pour mieux nous vendre les saloperies qui les font vivre), nous avions Wikipedia, une sorte d’encyclopédie collaborative semblant mettre un peu d’ordre dans le grand bazar, dans ce souk mondial géant dans lequel on ne pouvait que se perdre. La plupart d’entre nous s’en servait, avouons le, malgré les suspicions qui couraient d’inféodation à tel ou tel opus. Une apparence de sérieux s’en dégageait et c’était une source, un  gage d’une certaine garantie sur l’exactitude des faits. Bref, notre quasi Diderot et D’Alembert contemporain à plusieurs dizaines de milliers de collaborateurs contributifs… en fait, pauvres de nous !

Patatras ! La « grande guerre », celle de 14-18, est venue nous tuer notre ineffable Wikipedia ; un siècle plus tard elle vient de faire sa dernière victime et de taille, l’Encyclopédie du XXIème siècle, qui n’est plus guère désormais que celle de Neuneu et de ses semblables, les gens des médias.

Des historiens sérieux, eux, viennent de s’en apercevoir. Wikichose s’est planté dans le décompte des victimes de la grande guerre et dans les grandes largeurs, pas d’une paille. Il est vrai que tant qu’à faire, autant faire gros. Et c’est ainsi que Wikichose a « chiffré » à 18 à 20 millions de morts les victimes de ladite « grande guerre » et tous nos bons benêts de journalistes ont repris cette bourde jusque dans leurs gros titres ces jours de commémoration du centenaire sans rien vérifier.

Chez les historiens, les vrais, l’info solide et incontestable était pourtant connue (8 à 10 millions de victimes) et il y avait même dû y avoir, à une époque où on était encore sérieux, des articles de journaux qui avaient dû donner la véritable information.  Mais non pourquoi vérifier, pourquoi recouper ? Perte de temps…

Donc, le bon Neuneu des médias wikicopie et se plante. Il est ridicule et discrédité ? Même pas, personne n’en parle mis à part DECODA dont le seul mérite est d’être abonné à un excellent site d’histoire (herodote.net) qui a levé le poteau rose, comme disait Bérurier à l’époque préhistorique où je le lisais assidûment à la lampe électrique le soir, en cachette.

Alors, laissez tomber Wikichose, franchement c’est même plus bon pour les Nuls !

La question qui reste posée reste celle de savoir si Wikichose s’est trompé ou bien s’il participe par cet article d’une entreprise « révisionniste ».

Lisez l’article ci-après vous vous ferez votre jugement :

https://www.herodote.net/Wikipedia_reecr-actualite-369.php

Nous ici on n’a plus de doute car ce n’est pas par erreur qu’on laisse dans son encyclopédie un article qui range les millions de victimes du génocide arménien parmi les victimes de la guerre de 14-18 ! Ce n’est pas un point de vue historique c’est du révisionnisme. Wikipedia a commis une faute et sa crédibilité en est affectée, gravement[2]. Comment, sur un quelconque sujet, faire confiance à l’avenir à une source pareille ?

Outre DECODA, comme une autre évidence, abonnez vous donc à la lettre d’Herodote !

 

 

 

Notes de bas de pages

[1] A cet égard parmi des milliers d’exemples en voici un très récent : https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2018/11/13/ca-doit-se-savoir-alter-sante-libre-info-un-seul-homme-derriere-un-reseau-de-desinformation_5382951_4355770.html

[2] Avec Wikipedia ne faudrait-il pas faire un distinguo entre la technique et l’usage qui viendrait disculper le site ?

Techniquement  Wikipedia permet à chacun de d’apporter sa contribution sur un sujet donné et de la mettre à disposition du plus grand nombre. Les équipes de Wikipédia, relativement modestes par rapport à la volumétrie de contenus partagés, gèrent le multilingue, l’hébergement des articles, le squelette des articles et modestement des règles de modération.

L’usage maintenant, Wikipedia se base sur le fait que plus il y a de personnes capables de vérifier, moins il y aura d’erreurs. Il en est de même pour toutes les plateformes basées sur les avis utilisateurs (TripAdvisor…). Il y aura des exceptions  et c’est là que l’usage est mauvais. Les seules personnes à blâmer seraient les personnes qui ont utilisé tel quel ces informations, sans les recouper avec d’autres sources. Cela ne tient pas. L’hébergeur est aussi responsable de ce qu’il offre ou laisse à disposition sans regard sur un contenu quasi révisionniste en l’occurrence sur le génocide arménien rangé parmi les victimes de la guerre de 14-18…  Il ne suffit pas pour se dédouaner d’afficher quelque part que l’article n’a pas été vérifié…