Va falloir se mouiller !

Oui se mouiller pour ces musulmans qui défendent au prix de leur vie notre République laïque contre le monstre innommable de l’islamisme politique,  sa détestable charia,  sa sinistre cohorte de femmes et fillettes voilées et d’imprécateurs au totalitarisme arrogant. Ou plus sournois par des mentalités déjà asservies à un communautarisme du quotidien qui passe par des getthos, des pratiques alimentaires, vestimentaires, culturelles et, bien sûr, est-il besoin de le préciser, religieuses.

Oui se mouiller pour Mohamed Louizi, dont la vie est en danger. Sachez le !

En danger par le véritable appel au meurtre dont il a été l’objet mais aussi par la faute de notre système juridique démocratique qui donne des armes à ses ennemis pour l’abattre par un véritable jihad judiciaire que nos autorités contemplent d’un oeil trop neutre, pour ne pas dire complice, et qui l’a conduit à entamer une grève résolue de la faim.

Lisez son appel, c’est émouvant comme rarement de voir cet homme se tuer ainsi à petit feu pour notre laïcité, pour notre liberté, pour nous.

Alors mouillons nous ! Signons la pétition  qui conduira les pouvoirs publics à se mouiller eux aussi. Qu’attend-on pour créer le délit de harcèlement judiciaire que certains ont proposé ?

Le lien pour vous mouiller pour Mohamed et vos libertés :

http://www.ufal.org/laicite/appel-a-la-fraternite-laique-ne-laissons-pas-mourir-mohamed-louizi/?utm_source=mailup&utm_medium=courriel&utm_campaign=flash

Merci !

Publicités

6 Commentaires

Classé dans Accueil

Là, ça ne va plus !

 

Ici, dans ces colonnes, on a l’habitude de s’engager contre les misères que les populistes prétendent nous infliger.

Et, ami lecteur tu le sais, ils ne nous épargnent rien dès qu’ils ouvrent la bouche !

Mais à la putréfaction intellectuelle qu’ils épandent voilà que, maintenant, ils vont infecter aussi nos corps par leurs positions rétrogrades sur la vaccination. Et les morts commencent à tomber comme en Aquitaine avec le décès d’une jeune femme pour une maladie que l’on croyait désormais jugulée et bénigne, la rougeole !

Ils instillent le doute et la peur et génèrent des comportements asociaux en termes de santé publique. L’ex professeur Joyeux, banni de la médecine par sa propre confrérie, en tête des tristes cohortes qui le suivent.

Alors, il faut se réveiller et pour cela, pour vous aider à vous faire une conviction solide il faut que des gens plus éclairés que moi livrent leur analyse. Car il en va de notre santé à tous.

La santé publique ne se joue pas à la zapette à neuneu :  « c’est mon choix », j’aime ou j’aime pas, je like ou je like pas, je tweete ou je tweete pas et personne ne peut me contraindre. Et puis quoi encore ? Non mais !

Donc deux textes pour ce faire, l’un de l’ami Pierre Saliou, médecin épidémiologiste, sur la grippe, un papier scientifique donc, et l’autre de Laurent Joffrin sur la rougeole, plus politique. Les deux se complètent admirablement.

Pierre Saliou edito grippe SPE

Rougeole et populisme

Et si on arrêtait leurs conneries ?

Envoyons donc les obscurantistes se faire voir ! Encore plus lorsque notre santé est en jeu.

 

Poster un commentaire

Classé dans Accueil

Faut-il élargir l’objet social des sociétés au delà de l’intérêt économique commun des associés ?

Vous pouvez aussi trouver cet article sous une forme plus synthétique, co-signée avec mes compères habituels (les amis Jean et Bruno), sur le site de Marianne :

https://www.marianne.net/debattons/forum/faut-il-elargir-l-objet-social-des-societes-au-dela-de-l-interet-economique-commun

 

C’est un grand, vrai et beau débat qui se profile[1] : faut-il laisser l’objet social  des sociétés cantonné par la loi à « l’intérêt commun des associés » défini par celle-ci comme exclusivement économique ? Ou bien faut-il dépasser cette approche doublement séculaire et que, donc, l’objet social prenne en compte les intérêts qui sont dans l’air du temps désormais, y compris dans les entreprises (salariés, clients, environnement…) ?

Le droit actuel, malmené par Hulot dans une proposition mal ficelée

En droit français actuel, l’objet social d’une société est défini par l’article 1833 du code civil, déjà présent tel quel dans le code Napoléon de 1804, qui établit que « toute société doit (…) être constituée dans l’intérêt commun des associés ». L’article 1832 (lui légèrement amendé depuis 1804) le confirme en indiquant que « la société est instituée par deux ou plusieurs personnes qui conviennent par un contrat d’affecter à une entreprise commune des biens ou leur industrie en vue de partager le bénéfice ou de profiter de l’économie qui pourra en résulter ».

Autrement dit, une société vise légalement à procurer du profit pour ses actionnaires ou propriétaires. Point. Il n’est donc nullement question légalement d’intérêt autre que celui, économique, auquel les associés de la société prennent part. Attention donc au danger sérieux de zozoterie qui peut surgir très vite sur un tel sujet très politique.

Nicolas Hulot a annoncé dans les médias qu’il voulait modifier  l’article 1833 du code civil, qui définit le contrat de société de droit commun, pour qu’il prenne en compte aussi une responsabilité sociale et environnementale. Les journalistes, toujours aussi compétents, ont commenté la proposition Hulot et se sont partagés entre « pour » et  « contre », ce qui est avant tout, comme on va le voir, une ânerie juridique…

En effet, l’objet de l’article 1833 du code civil (« Toute société doit avoir un objet licite et être constituée dans l’intérêt commun des associés »), un des plus anciens et classiques de ce code est simple : définir ce qui relève du droit des sociétés et ce qui n’en relève pas et correspond donc à d’autres contrats spéciaux (association, travail, courtage, etc.).

Pourquoi d’ailleurs s’arrêter en si bon chemin et ne pas demander aussi que ce qui constitue une condition de validité du contrat de société, soit assorti d’une obligation, de par l’objet social lui même, de respecter tout notre droit (Constitution, les lois et règlements en vigueur) ? Ainsi en cas de contravention au code de la route commis avec un véhicule de société, tout associé mécontent pourrait faire annuler le contrat de société et entraîner, pourquoi pas, l’annulation rétroactive de tous les contrats de vente ou de travail signés par cette personne morale ainsi annulée ipso facto

Il ne faut pas confondre, ce qu’a fait Hulot, la légalité qui s’impose à tous et y compris aux sociétés, et l’objet social de ces dernières. En clair, la légalité surplombe l’objet social sans que ce dernier doive se l’approprier comme finalité de l’action des associés susceptible d’être sanctionnée d’une nullité. Nicolas Hulot a manifestement confondu les deux dans une proposition mal ficelée.

Mais, la question philosophique de fond, qui se trouve ainsi posée de travers, a, en réalité, une grande importance

En effet, au delà de sa formulation sous forme d’une « huloterie », elle n’est pas, on va le voir, une ânerie. Loin de là. Et, elle appellerait un traitement sérieux.

Elle est importante d’abord pour les sociétés dans une économie capitaliste de marché, car l’objet social est ce qui est poursuivi par les associés, ce qui motive et finalise leur action commune et la légalité de l’existence de leur société ainsi que celle des actes de celle-ci. Le juge peut déclarer illégale aujourd’hui une société dont l’objet social n’est pas conforme à la prescription législative de poursuite d’un intérêt commun économique. Demain, ne devrait-il pas sans doute faire de même avec un objet social défini par la loi d’une manière beaucoup plus large ? Certains prennent donc peur et ne veulent même pas en parler. Sans aller jusque là, ce qui est idiot, il ne faut pas tomber dans l’élucubration et être prudent au sujet d’une éventuelle modification.

Sous une apparence technique (du droit des sociétés), c’est en fait un débat comme ceux qu’on aime. Nous sommes à un tournant. Allons nous, nous Français, d’une manière ou d’une autre, rejoindre de grands pays capitalistes (comme l’Allemagne ou d’autres pays du nord de l’Europe) qui ont su, eux, par exemple, se doter de dispositifs associant les salariés à la gouvernance des entreprises ? Ou bien allons-nous, au contraire, avec notre inénarrable Gattaz, rester dans de vieilles espadrilles achetées dans les années 1800 ?

Le code civil napoléonien (article 1833) prévoit en effet, comme on l’a vu, que toute société doit être constituée dans l’intérêt commun des associés et on serait tenté d’ajouter « et de personne d’autre ». En effet, on ne compte pas, en France du moins, parmi les associés les salariés ou les clients[2], ni encore moins la planète, mais seuls sont visés ceux qui mettent en commun des biens ou leur industrie en vue de réaliser et d’en partager le bénéfice, ou de profiter de l’économie qui pourra en résulter[3]. Bref, on fait « société » pour réaliser des profits (ou des économies), dans un intérêt particulier capitalistique.

Pour le reste circulez, y a rien à voir. La main invisible du marché[4], voire celle du ruissellement pour les plus niais, s’en occupe et pourvoira à l’intérêt général en conduisant, par la somme des réussites économiques individuelles, à l’optimum[5]. Bien sûr…

Ainsi, main invisible et théorie du ruissellement sont dans l’ombre, en arrière boutique, de l’objet social des sociétés ainsi conçu depuis deux siècles. Cette philosophie juridique est la traduction d’un capitalisme qui ne s’encombre que peu d’autres préoccupations ou du moins ne veut pas s’y voir contraint par le contrat de société dont ses acteurs se dotent. On ne mélange pas les torchons éculés (de l’intérêt général) et les serviettes encore brodées finement, le plus souvent à l’or fin (des intérêts économiques particuliers).

Le droit des sociétés ainsi conçu est l’expression juridiquement, à la fois, de l’exploitation (sans limite posée par l’objet social) de l’homme – le salarié mais aussi le client qui sont hors course car non propriétaires et non associés – et de la planète comme champ ouvert à la libre exploitation de ses richesses.

Laissant aux associés la bride très lâche sur le cou, l’objet social n’en dit rien et seule la loi peut y mettre d’éventuelles bornes lorsqu’elle le juge utile mais sous forme d’une contrainte qui est externe à l’objet social. Nulle contrainte donc exigée par la loi pour l’objet social et les associés eux-mêmes (autre que l’intérêt commun économique) dans une telle philosophie juridique.

C’est une philosophie qui a deux siècles, voire plus. Peut-il y en avoir aujourd’hui une autre ? Telle est la question soulevée par Nicolas Hulot. Cela mérite une réflexion très approfondie et on attendra avec impatience les conclusions de la mission confiée à Nicole Nota et Jean-Dominique Ménard sur ce sujet (Cf. supra note 1).

Mais sans attendre quelques réflexions de bon sens semblent s’imposer par rapport à un débat qui s’enflamme déjà, avec les alcools durs de l’incompétence et de la bêtise dans les médias et les réseaux sociaux.

Comment atteindre intelligemment et efficacement les objectifs pointés par Nicolas Hulot ?

1) D’abord, la technique juridique (le droit des sociétés), n’est qu’un outil, pas un totem, ni un tabou, même avec son âge canonique. La technique ne dicte pas notre conduite quant aux choix politiques que nous pouvons collectivement faire sur ce que nous voulons traduire dans notre droit. L’objet social des sociétés est défini par la loi et ce qui a été fait en 1804 peut être modifié au XXIème siècle. C’est l’évidence, utile à rappeler vis-à-vis de certains toujours le pied sur la pédale de frein dès qu’il s’agit d’empêcher les entreprises de profiter en rond.

L’alternative est donc soit d’en rester à une vision « smithienne » très libérale de l’économie au sens classique du XIXème siècle, soit d’évoluer vers une vision plus moderne intégrant les apports d’économistes contemporains qui ont travaillé sur ce sujet[6].

Sur ce plan, en prenant la précaution d’un droit qui ne soit pas écrit avec les pieds, nous sommes politiquement libres de nos choix dans le respect de nos engagements communautaires et internationaux. La technique juridique doit être respectée mais elle n’est que seconde. On ne peut donc s’abriter derrière un article bicentenaire pour soutenir que rien ne doit changer.

2) Observons, ensuite, que si les salariés des sociétés devaient avoir demain, de par la loi, des représentants administrateurs en nombre suffisant dans les instances dirigeantes des sociétés, une grande partie du problème serait réglée. Ils pèseraient dès lors dans les décisions des organes dirigeants en faveur de leurs intérêts et les propriétaires du capital ne seraient plus en situation de monopole décisionnel exclusif. Inutile dans ce cas de modifier l’objet social des entreprises, il suffit de faire des salariés des alter ego des actionnaires propriétaires du capital.

En effet, chose essentielle, les administrateurs représentant les salariés le seraient alors en tant que représentant d’une partie des associés, les salariés, partie prenante à l’avenir de l’entreprise, et pas seulement d’un point de vue catégoriel, ce qui change tout. D’ailleurs, il est prévu dans le programme du candidat Macron d’agir en ce sens pour développer l’actionnariat salarié et sa représentation et il va appartenir au projet de loi porté par Bruno Lemaire de mettre en œuvre cette promesse électorale[7].

Nul besoin d’assigner à l’objet social des sociétés, qui reste avant tout naturellement économique dans une économie de marché libre (même si ce dernier y est régulé), une mission sociale qui n’a rien à y voir. En effet, il existe d’autres modes de gestion (associatif, coopératif, mutualiste, etc.) pour y pourvoir si les acteurs concernés souhaitent afficher une autre finalité qu’économique. Nul besoin, d’en « encombrer » le droit des sociétés et de produire de la confusion.

Ce serait donc bien une ânerie juridique que de faire ce qu’a proposé Nicolas Hulot et d’assigner une mission sociale à l’objet social des sociétés pour prendre en compte les intérêts des salariés. Il suffit de créer comme d’autres l’ont fait dans de grands pays capitalistes qui réussissent parfois mieux que nous, une représentation de « l’intérêt salarié » au sein des organes dirigeants. Gageons cependant que ni le Medef, ni la CGT ne le voudront…

3) Enfin, s’agissant de l’autre idée de Nicolas Hulot, faire prendre en compte l’intérêt environnemental, l’intérêt de mieux protéger la planète et donc l’Homme, par l’objet social des sociétés, elle mérite plus qu’un sourire spontané, aussi affectueux que goguenard. Elle mérite également un traitement sérieux et une solution adaptée car elle est louable et souhaitable.

Le militant de l’environnement qui sommeille en lui et le ministre qui ne peut tout canaliser, n’ont pas été en mesure de la préparer techniquement de manière satisfaisante. C’est dommage. Les pistes de solution pour la prise en compte d’un tel objectif existent pourtant mais elles se situent au niveau des principes constitutionnels dont nous devrions nous doter et pas seulement au niveau de l’objet social des sociétés…

Si l’on suit Hulot dans sa proposition d’intégrer l’objectif environnemental dans l’objet social des sociétés que fera-t-on pour les structures associatives, coopératives, mutualistes, pour les entrepreneurs individuels, etc. ? Il faudrait le prévoir aussi dans les lois concernant ces types de structures ou de personnes. On va à tout coup en oublier et on ajoutera l’incompétence au ridicule. On le voit bien, la mesure est si improvisée qu’elle en devient pathétique.

Il paraîtrait beaucoup plus opérant de situer le principe auquel Nicolas Hulot est, comme nous ici, attaché au niveau de nos principes constitutionnels caractérisant notre République, ce qui le rendra obligatoire pour tous les acteurs, personnes physiques et morales, et pas seulement les sociétés commerciales.

Nous avions proposé, avec l’ami Jean, dans un article publié dans Slate[8] d’ériger au niveau constitutionnel un principe fondamental nouveau : « Placer l’homme et la protection de sa planète au centre de toutes choses ». On complèterait ainsi notre bloc de constitutionnalité et nos principes les plus généraux à l’occasion d’une réforme constitutionnelle[9]. De la sorte, tous les acteurs devraient prendre en compte un tel principe et le législateur pourrait être conduit à le traduire en obligations plus concrètes.

C’est cela que devrait plaider Nicolas Hulot et il devrait aussi se battre pour une reconnaissance internationale d’un tel principe, plutôt que de s’égarer sur l’objet social des sociétés commerciales. Ce qui est parfaitement vain sans consécration préalable de cet objectif louable au plus haut niveau de notre ordre juridique.

Il est particulièrement bête de donner trop facilement à ses adversaires l’occasion de ricaner de propositions parfaitement légitimes et souhaitables.

Et, souvent, cela revient à les condamner[10].

 

 

Notes de bas de pages

[1] Les réflexions foisonnent : Nicolas Hulot a fait des propositions, Bruno Lemaire prépare un projet de loi dit P.A.C.T.E., une proposition de loi ambitieuse a été déposée à l’Assemblée nationale (voir à cet égard les premières réflexions qu’elle a inspirées au Professeur Dondero dont on suit ici le blog très intéressant : https://brunodondero.com/2018/01/13/la-proposition-de-loi-entreprise-nouvelle-et-nouvelles-gouvernances/) et le gouvernement a confié une réflexion à Nicole Nota et Jean-Dominique Sénard, président du groupe Michelin, qui doivent rendre leur copie d’ici deux mois, bref ça va bouger ; on dirait presque « enfin ! »

[2] Ou même le consommateur ; il peut arriver que l’intérêt des associés soit de tendre aux respects des valeurs sociales et environnementales dans un intérêt commercial bien compris et de plus en plus nombreux sont ceux qui s’orientent vers des sociétés éco-responsables et des produits en circuits courts. Certaines entreprises l’ont compris et cela devient un argument de vente; il est tout à fait possible que les intérêts des associés, des salariés et des consommateurs se rejoignent même si ce n’est pas la pente naturelle ni encore dominante ; raison de plus pour œuvrer par le droit en ce sans car l’autorégulation et la génération spontanée de l’intérêt général est une blague…

[3] Comme faute de cela l’objet social n’est pas licite et la nullité du contrat de société est encourue, nombreux sont les spécialistes du droit qui sont réticents sur une évolution de cette disposition du code civil pour en élargir le champ à d’autres catégories d’intérêt que celui des associés propriétaires

[5] Voir à ce sujet l’excellent article paru dans Médiapart le 11 janvier dernier « Et si l’entreprise n’était pas qu’une machine à profits » de Romaric Godin qui fait l’analyse au regard de la science économique de l’objet social des entreprises – Cf. document média joint  Et si l_entreprise n_était pas qu_une machine à profits ; merci à l’amie M.Ba de nous y avoir donné accès !  

[6] Voir à ce sujet l’excellent article précité en note 3 supra de M. Godin

[7] Sur les mécanismes de représentation des salariés au sein des conseils d’administration des sociétés commerciales, on ajoutera qu’il existe aussi actuellement un mécanisme dont le développement est envisagé : l’actionnariat salarié. Il consiste pour une société à donner gratuitement à ses salariés une partie de ses actions ou parts sociales, notamment lors d’une augmentation de capital. Dès lors, les salariés sont aussi actionnaires, peuvent participer aux Assemblées générales annuelles de la société et peser sur l’élection des membres du conseil d’administration. Un accroissement important de cet actionnariat serait très intéressant et permettrait (comme le Général De Gaulle l’avait proposé en 1969) de réconcilier en partie les intérêts du capital et du travail dans les sociétés. Le projet de loi dit P.A.C.T.E. porté par –B. Lemaire doit comporter des dispositions en ce sens…

[8] Voir l’article publié il y a un peu plus de trois ans et qui conserve toute son actualité : http://www.slate.fr/story/95099/sixieme-republique

[9] Ce peut être fait, comme nous l’avions proposé dans notre article, à l’occasion d’une réforme consistant à refonder une nouvelle République, la VI en l’occurrence, mais ce peut être fait également à l’occasion d’une réforme constitutionnelle dans le cadre de la République actuelle si l’on n’entend pas en changer ; la France donnerait ainsi un signal fort au monde sur sa philosophie économique et politique non exclusivement libérale…

[10] Désespérante incompétence résultant avant tout d’une idéologisation des consciences…

 

Article en fichier joint en document média : Faut il élargir l’objet social des sociétésVD

3 Commentaires

Classé dans Accueil

La météo Ducon…

Là Ducon la joie est en Loden, comme son alter ego popu d’été était, lui, en calcif de bain…

La fameuse météo Ducon qui nous prévoit, depuis Reagan et Thatcher au moins, que la richesse ruisselle depuis le haut (les riches lorsqu’on les épargne) vers le bas (les pauvres qui attendent les miettes qui retombent). Et ben, ça ne marche pas du tout comme ça et les effets inégalitaires commencent à se voir comme deux nez au milieu de la figure, celui d’un milliardaire et celui d’un pauvre.

Vous en doutez ? Bravo le doute est salutaire, mais allez donc voir :

Le rapport annuel d’Oxfam,

ONG mondiale qui publie chaque année un bilan des inégalités avant le symposium suisse de Davos, est effectivement vertigineux. Les adeptes de la météo Ducon vont y  apprendre que l’inégalité est un des traits essentiels de cette mondialisation tant célébrée à ce sommet des huiles essentielles.

L’année dernière, 82% des richesses créées dans le monde sont allées aux 1% les plus riches, tandis que le revenu de la moitié des humains n’a pas bougé. Par un étrange phénomène physique, depuis cinquante ans, les richesses ont tendance à ruisseler… vers le haut.

Certes, la croissance mondiale a divisé par deux, sur la même période, le nombre des personnes qui sont dans une extrême misère. Mais l’ONG précise qu’avec une meilleure répartition, quelque 200 millions de personnes supplémentaires auraient pu échapper à la grande pauvreté.

Alors à Davos, va peut-être falloir qu’ils se bougent un peu, non ?  Sinon un de ces quatre ça pourrait bien leur péter à la figure en mode insurrection brunâtre ou rouge sortie des urnes.

Ou en mode plus brutal qui sait ? Depuis le temps que je dis que les jeunes des cités et autres quartiers sont des cons de brûler les bagnoles d’autres pauvres, ils vont bien finir par se diriger vers les beaux quartiers, non ?

Faudra pas venir pleurnicher du mauvais temps. C’était une météo de m…. !

5 Commentaires

Classé dans Accueil

Ne comptons que sur nous…

Notre article récent commis avec les amis Jean et Bruno sur les propos étonnants de notre Président de la République, dont DECODA a eu la primeur ici même (https://francoisbraize.wordpress.com), a été repris sur de nombreux médias et sites :

Faites le vous aussi connaître !
En effet, nous apprenons que E. Macron aurait différé « sine die » son discours attendu sur la laïcité…. preuve qu’il y a un souci avec lui sur ce sujet.
Après le président des riches, encore à démentir, le président des curés…
On est beau en ce début 2018. Et le Jeunot a du boulot.
Il va donc falloir en 2018 redoubler d’énergie et ne pas lâcher le morceau, ni même rester bêtement l’arme au pied, en laissant le champ libre, sans même parler des xénophobes et autres racistes, au lobby des confessions, aux bobos communautarisés en forme de laïcité béante…
et autres engeances médiatiques qui font le lit du FN tout en se plaignant de sa progression et en redoutant, ou faisant semblant de redouter, son accès au pouvoir…
Ne comptons que sur nous !

1 commentaire

Classé dans Accueil

Laïcité, République et société… Il y aurait une intruse ?

Billet archivé en rubrique « Billets d’Actu »

 

3 Commentaires

Classé dans Accueil

Ca part en brioche…

Billet archivé en rubrique « Billet d’Actu »

 

3 Commentaires

Classé dans Accueil

DECODA(NA)GES n°60 – 15 décembre 2017

JOYEUX NOEL ET MES MEILLEURS VOEUX POUR 2018 !!!

 

Et voilà un beau clap de fin, et non pas un clip de fan, avec ce n°60 en cinq ans.

Il fallait bien que ça arrive et j’explique pourquoi dans l’Edito de ce dernier numéro du billet mensuel de DECODA.

Mais le blog va continuer, pas d’inquiétude. Sans billet mensuel, c’est tout.

Voilà profitez bien, c’est le dernier ! Belle lecture,

En un ou deux colonnes :

DECODA(NA)GES n°60 – 1C

DECODA(NA)GES n°60 – 2C

 

ou en texte d’accès direct ci-après :

SOMMAIRE du n°60 et dernier

Edito                                                                          

Un beau matin fatigué…

Thème du mois                                                

MEDIAPART contre CHARLIE

Dernière(s) minute(s)                                          

  • DAECH au tapis, le califat éradiqué, mais… chut
  • Gilles Clavreul, prix de la laïcité 2017
  • Une approche territoriale renouvelée
  • La Cour de cassation se fiche le voile dans l’œil

Les nouvelles des fronts bébêtes                 

La Corse en bonne voie ?

Chiffres clés                                                   

Les chiffres qui tuent…

266

Le crétin du mois                                              

Gégé Filochard

La P’tite Biblio                                                                        

Giacomo Todeschini

 

Texte intégral du n°60

Edito

Un beau matin fatigué…[1]

Il fallait que cela arrive : je suspends après ce numéro 60 et cinq années pleines – putain, cinq ans – la publication du billet mensuel de DECODA. J’arrête, parce que plus envie. C’est dit.

Ca me pesait grave, vous ne pouvez même pas imaginer. Malgré le succès qui ne se dément pas avec ses 250 abonnés, ses dizaines de milliers de vues sur le Net dans près de 40 pays (eh oui !) et plus d’un millier de pages noircies depuis 2012… Grosse fatigue…

N’essayez pas une grève, surtout pas de la faim et encore moins de la soif, vous perdriez votre temps. N’adhérez pas à la « FI », hein ? Ca ne changerait rien… Même à « En marche »… Rien n’y fera !

Vous ne pouvez pas savoir la corvée qu’est devenu le devoir de sortir dix pages (ou plus, ou moins) à date convenue et de remplir mes huit ou dix rubriques obligées et, ça, chaque mois…[2] J’ai l’impression d’aller au bureau et ça ce n’est pas possible ! Pas ça, Stop !

En plus, l’indignation, les coups de gueule, les coups de cœur, s’articulent mal avec une périodicité à date fixe et peinent à se ranger en huit ou dix rubriques, de « l’Edito » à la « P’tite Biblio » en passant par le bonheur du « Crétin du mois », même entouré de toute l’affection de sa centaine de lauréat.e.s sur cinq ans.

Les pains, les parpaings, je veux pouvoir les distribuer par tous temps, dès qu’il le faut, à la minute où il le faut, sans attendre le 10 ou le 15 du mois. Dans ce monde, il n’y a plus que l’immédiat qui peut peser et je ne veux pas seulement pisser dans un violon…

Donc exit DECODA mensuel, on fait une pause, on arrête la publication rythmée comme la lune. On reverra ça plus tard, qui sait ? Peut être qu’on y reviendra lorsque la matière le justifiera pour de grands sujets de fond, un numéro de temps en temps comme un cadeau, mais plus selon une périodicité fixe. Sinon, ça devient la marguerite effeuillée dans le pot au feu du bon Brassens.

Du même coup je libère de sa besogne mensuelle mon admirable Comité de publication qui fut héroïque à relire sans faiblir mes élucubrations. Mais ne vous réjouissez-vous pas trop mes cher(e)s[3], y aura encore les billets à se coltiner ! Et souvent dans des délais encore plus brefs, mais en plus succinct que les numéros mensuels, ça c’est sûr. Promis.

Chers abonnés, de votre côté non plus, pas d’affolement pour l’heure, ou de joie excessive à cette mise en extinction du mensuel, les « Billets » impromptus vont fleurir et ils ne seront pas doux. Ils vont fleurir sans contrainte comme au printemps les mille fleurs ! On continuera aussi, bien sûr, les Brèv’vertes du bon Lucas. L’enjeu « Planète » est là et bien là, il ne faut donc pas mollir. Vous allez pouvoir continuer à vous en régaler. Tous ces futurs Billets sortiront du bois comme les « bourre-pif » du Lino des Tontons Flingueurs pour les cons lorsqu’ils ouvrent leur porte ou leur gueule, comme Blier, sans s’y attendre.

Et puis, après tout, les billets impromptus constituent les plus beaux succès d’audience de ce blog avec le record du millier de vues sur le Net au printemps dernier pour « La Blonde, la brute et le truand ». D’autant, en même temps dirait notre Jeunot, que l’audience du billet mensuel devient un peu poussive. Comme si vous vous emmerdiez vous aussi. On jurerait que, comme moi, vous fatiguez. Alors, qu’est ce qu’on attend pour être heureux ?

Un tout petit peu triste certes, mais quand même : enfin libre, bordel !

Joyeux Noël !

 

Thème du mois

MEDIAPART contre CHARLIE

Il n’y a pas d’entre deux !

Un combat dantesque oppose deux canards et leurs rédacteurs en chef : CHARLIE/MEDIAPART, RISS/PLENEL. Tout le monde s’en mêle, chacun avec ses petites ou grandes arrières pensées, ses options idéologiques et personne ne peut prétendre arbitrer ou décider entre les deux, ni même appeler les combattants à cesser le combat au nom, par exemple, d’une appartenance commune à la gauche. Pourtant beaucoup le font. Risibles.

En effet, ce combat est essentiel et tout ce que l’on peut suggérer ici c’est que ce n’est surtout pas d’un compromis dont on a besoin, mais d’un beau combat idéologique, bien mené, argument contre argument. Pour cela nul besoin d’injures, mais pourquoi pas des caricatures même cruelles et injustes. Pourquoi devrait-on mieux traiter MEDIAPART et Plénel en caricatures que Mahomet ? Surtout quand on est CHARLIE. CHARLIE déconne et il est drôle, MEDIAPART est sérieux et il est triste, et assez con au fond.

DECODA fera donc comme les autres avec ses idées mais sans prétendre à une objectivité fondant une capacité d’arbitrage qui ne serait qu’une mystification. Juste dans la clarté et l’honnêteté intellectuelle en disant les faits, ses choix et les valeurs sur lesquelles il se fonde.

Un combat où tous les coups sont permis et qui est né, allahu akbar, par la bite de notre bon frère Tariq. Résumé des épisodes précédents. Frère Tariq se fait prendre la main dans quelques petites culottes  qui s’en sont plaintes et CHARLIE, notre cher CHARLIE, se régale en mettant l’oiseau en « UNE » le pantalon déformé par le soi-disant VIème pilier de l’islam, la quéquette du susnommé. Excellent, non ?

Au lieu de se marrer derrière sa moustache et de fermer sa gueule compte tenu du soutien quasi indéfectible apporté à Ramadan qu’il a sans cesse légitimé sans jamais chercher à savoir la vérité alors que le monde médiatique bruissait de rumeurs, Plénel/MEDIAPART enfourche sa vaillante monture prénommée « Indignation » et monte au créneau pour fustiger ceux qui, ainsi s’attaquent comme toujours, aux pauvres opprimés musulmans contre lesquels CHARLIE et quelques autres (Valls par exemple) mèneraient une guerre.

Non mais vous vous rendez compte de l’ineptie et de l’horreur ? Un quasi appel au meurtre, pour des tas de fadas qui s’en sont régalés sur les réseaux sociaux, contre les gens de CHARLIE qui ont été il n’y a pas trois ans encore massacrés.

Les pauvres musulmans que notre République maltraite tous autant qu’ils sont, n’est-ce pas ? Demandez donc à des musulmans laïques, à des Bidar, Sifaoui, Guirouz et quelques autres, ce qu’ils en pensent, eux menacés de mort, lâchés par nos fameux sociologues de l’oppression amis de MEDIAPART et d’une confession rétrograde.

Ces idiots utiles de l’islamisme se sentent obligés de ne pas laisser quelqu’un s’attaquer à frère Tariq. Tellement il est « aimable » le Tariq. Comme si les musulmans devaient assumer les déviances de ce malade et se sentir solidaires des errements de sa libido détraquée, boostée par son mépris des femmes et son idéologie totalitaire de frère musulman.

CHARLIE donc ne se démonte pas et publie une « UNE » rigolarde qui cloue MEDIAPART dont le rédac chef et ses moustaches légendaires sont caricaturés selon l’iconographie chinoise du fameux « Ne rien voir, ne rien entendre, ne rien dire », ses bacchantes faisant office de mains des trois singes du proverbe devant les yeux, sur les oreilles et sur la bouche…

Bref, CHARLIE laisse entendre que MEDIAPART n’a pas voulu voir, ni entendre, et encore moins dire, ce qu’il aurait pu savoir s’il n’avait été « autiste ». Qu’au fond il privilégie frère Tariq et les musulmans aux victimes de celui-ci, les femmes abusées par ce triste salaud. Lui si prompt, dans d’autres domaines, à enquêter tous azimuts sur toutes les injustices avec quelques roquets, tel le bon Arfi, qui ne lâchent jamais les basques qu’ils empoignent[4]. Quelle étrange mansuétude !

Dans ce combat qui oppose ainsi CHARLIE à MEDIAPART certains à gauche prétendent jouer aux petits Ponce Pilate en invitant tout le monde au calme et à la raison. En vrac : Laurent Neneu Joffrin de Libé[5],  l’éditorialiste lambda de service du Monde, quelques ouailles de Macron et de la REM et tutti quanti… Tous aussi laïquement vertébrés que des mollusques.

Sur ce sujet en effet, Médiapart n’a pas le monopole de la tartufferie comme le montre si bien Caroline Fourest dans Marianne. Lisez la, elle est lumineuse dans son analyse (Voir document média joint « Tartufferies médiatiques » – Tartuferies médiatiques-).

Il n’y a guère que des républicains sincères comme elle, E. Badinter, Valls et quelques musulmans laïques indéfectibles qui soutiennent CHARLIE dans ce combat. On a vite fait le tour…

En effet, pour ne pas risquer de vomir, je laisse évidemment de côté tous les ânes et salauds estampillés FN qui habillent leur haine des arabes d’une conviction laïque bien commode mais de pure opportunité. Et je laisse à sa mouise la droite dure, parée du label « LR » désormais derrière l’anorak rouge venu du Puy et de la Manifpourtous, qui a la laïcité sélective puisqu’elle ne s’étend surtout pas jusqu’à l’exclusion des crèches des locaux des services publics.

Les deux aujourd’hui, FN et LR, lorsqu’ils ne sont pas racistes, défendent en fait par une laïcité instrumentalisée, l’occident chrétien, la chrétienté. Au fond, leur combat ne vaut pas mieux ontologiquement que celui d’un intégriste salafiste, il est même tout pareil.

Nous ici, avec CHARLIE, on défend les valeurs de la République qui sont en effet occidentales mais on n’a pas besoin du petit Jésus pour ça ni de sa clique ecclésiale qui ont toujours été un obstacle à l’émancipation des femmes et des hommes. L’islam aujourd’hui essaie de le faire à son tour et dans le mode régressif. On ne laissera pas faire.

Et puis sur quel « entre deux » au juste conviendrait-on d’un cessez-le-feu entre CHARLIE et MEDIAPART ? Quelle position médiane imaginer qui ne soit pas une nouvelle abdication… On a l’impression d’avoir déjà beaucoup lâché sur les principes dans ce pays afin de ne pas désespérer les nouveaux opprimés[6]. Donc pas de cessez-le-feu, mais « Allumer le feu », au contraire, comme aurait pu le crier notre bon Johnny. Le feu idéologique et sans faiblesse !

Donc rien. Rien de rien. Que la guerre ait lieu et jusqu’au bout : on a à combattre un totalitarisme idéologique exécrable qui ne doit bénéficier d’aucun ménagement et, ce, qui que ce soit que l’on peine. Comme il eût fallu combattre le nazisme en son temps avant qu’il ne fût trop tard. Pensons au cortège des millions de morts que la lâcheté munichoise (avec le soutien actif d’une bonne partie de la gauche) a coûté….

Evidemment, il ne s’agit pas que du terrorisme contre lequel tout le monde s’accordera à la nécessité de la lutte. Là n’est pas au fond le sujet. Le vrai sujet, le seul, est une confession, l’islam politique et sa doxa intégriste qui portent une barbarie antidémocratique et qui doivent être combattus et éradiqués. Pour l’heure, cet islam avance ses pions partout où il le peut dans certains quartiers comme dans un ventre mou et certains, non contents de lui faciliter la tâche, crient à l’islamophobie dès qu’un républicain sincère se dresse contre cette entreprise immonde qu’on n’aurait admise, à gauche, d’aucune autre confession.

Soyons clair. Il ne s’agit pas des musulmans, individus libres qui comme les autres citoyens par chez nous peuvent croire, ou ne pas croire, et, en même temps, être républicains. Il s’agit d’une religion qui est éminemment critiquable compte tenu de sa nature ou de celle que lui donnent certains de ses fidèles[7].

Il n’y a donc pas, et en rien, à se ranger avec « Moustaches » derrière les musulmans et interdire que l’on critique leur confession pour les ménager au motif qu’ils sont les nouveaux opprimés. Dans ce combat on est « Pour » ou « Contre » cet islam exécrable. Sans milieu possible.

Plénel et toute une partie de la gauche se trompent donc aussi dans l’intelligence basique de la situation car, selon que l’on est « Pour » ou « Contre » cet islam contraire à nos valeurs et principes démocratiques, on n’est pas pour autant « Pour «  ou « Contre » les musulmans.

Trop facile et trop con à la fois : que fait-il ce triste sire des musulmans qui sont « Contre » cet islam et le critiquent aussi vertement que CHARLIE et au risque de leur vie, eux, en combattant tous les Ramadan qui profitent des indulgences de tous les « Plénel » du monde. Ils sont eux aussi « islamophobes » ?

MEDIAPART contre CHARLIE : il ne peut donc y avoir d’entre deux…

Le combat idéologique est à mort et MEDIAPART a choisi son camp, celui de l’obscurantisme et toute une partie de la gauche avec lui. Nous aussi on a choisi.

On est avec CHARLIE et avec la République (lisez à cet égard le beau credo de Laurent Bouvet sur la République, ça fait du bien[8]) et on est contre tous ceux qui s’égarent avec leurs misérables convictions, ou leurs tristes postures électoralement ou médiatiquement opportunistes. Définitivement et résolument !

 

Dernières minutes…

1) DAECH au tapis, le califat éradiqué au Levant, mais chut… l’Irak a reconquis l’intégralité de son territoire

Promesse tenue ! Un seul regret, que trop aient pu s’échapper pour aller semer leur haine ailleurs ou bien puissent revenir chez nous faute que nous ayons pu les déchoir de la nationalité française ni même avoir pu leur appliquer une quelconque indignité nationale. Chez les crétins mous du bulbe que nous sommes collectivement devenus on peut prendre les armes contre son pays et ses soldats, comme on choisit sa tablette à l’Apple store, sans plus de conséquences.

On a niqué DAECH, mais chut faut pas trop le dire on va encore peiner MEDIAPART et tous ses amis !

Vous avez noté la facilité avec laquelle les médias ont peu fait de cas de cette victoire militaire éclatante contre la barbarie?

 

2) Gilles Clavreul, ancien délégué interministériel à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme, un haut fonctionnaire sans peur et sans reproche distingué du prix de la laïcité 2017

Plénel devrait lire son discours plein d’enseignements[9]. Et si on le lisait dans les écoles ? Cela ferait peut-être même pas de mal à certains profs et instits qui ont tout oublié vu l’état dans lequel ils mettent les jeunes consciences….

Mais, ça m’étonnerait, la Macronie vient de le débarquer, alors que JL Bianco[10] est resté lui…

 

3) Nos cadres mentaux sont dépassés sur l’approche des territoires

Comme le montre une équipe de géographes nos visions sont trop figées par des bornes et des frontières, comme d’un ancien monde, et il faudrait savoir penser la fluidité du réel et des échanges que favorisent les mobilités locales ou plus larges et, bien sûr, le numérique. A défaut de quoi on passe à côté des dynamiques[11].

Pour une excellente synthèse de cette nouvelle approche vivifiante voir :

http://www.lemonde.fr/smart-cities/article/2017/11/16/une-nouvelle-lecture-des-dynamiques-territoriales_5215709_4811534.html

 

4) La Cour de cassation, dans la foulée de la CJUE, se fiche le voile dans l’œil…[12]

Comme il fallait le craindre la multiplication des compétences juridictionnelles traitant d’un même sujet ne produit que du désordre. On en a parlé dans un billet précédent (voir notre Billet d’Actu qui pressentait le pire : https://francoisbraize.wordpress.com/messieurs-les-barbus-la-cour/).

L’arrêt de la CJUE, saisie par notre Cour de cassation pour interpréter la portée d’une directive européenne de 2000 tendant à promouvoir l’égalité en matière de travail, conduit cette dernière à prendre une décision à la gomme d’un point de vue laïque. Elle n’avait qu’à pas poser la question à la CJUE, direz-vous à juste raison ? Rien ne l’y obligeait en effet. Mais dès lors qu’elle l’a fait, elle avait malgré tout le droit d’être courageuse et de ne pas se comporter en toutou bien servile de la CJUE. Surtout qu’elle aurait pu s’appuyer pour ce faire sur la convention européenne sur les droits fondamentaux et son article 9.2.

En effet, la Cour de cassation, tout en prenant bonne note de l’arrêt de la CJUE, aurait pu prendre une décision plus proche des positions de la CEDH plus ferme manifestement que la CJUE sur les signes religieux ostensibles (Voir la décision récente CEDH, Dakir contre Belgique commentée dans un récent numéro de DECODA).

Que nenni ! Notre juridiction suprême de l’ordre judiciaire emboite le pas de la CJUE et donne une lecture restrictive des dispositions du code du travail applicables à un litige né en 2008 qui autorisait déjà les entreprises à réglementer par leur règlement intérieur le port de signes religieux, philosophiques, politiques ou autres, en leur sein.

Aux termes de cette décision récente de cassation, seules les personnes en contact avec le public ou la clientèle peuvent se voir interdire le port de signes religieux ostensibles tel le voile islamique… La Cour de cassation semble ainsi, en dépassant le jugement du cas d’espèce par un considérant de principe sur lequel elle communique, avoir une lecture du droit plus étroite que celle formulée par la CEDH. Bref, un désastre.

Manifestement, elle se tape comme de la guigne de la disposition du code du travail introduite par la loi du 8 août 2016, dite loi El Khomri. Cette disposition ouvre une possibilité d’interdire les signes ostensibles en entreprise au delà du seul cas des salariés en relation avec public et clients. Aujourd’hui cette nouvelle loi autorise des interdictions plus larges dans l’entreprise dès lors que de telles restrictions sont conformes à l’article 9.2 de la Convention européenne des droits de l’Homme. L’arrêt de la cour de cassation ne serait donc que le vestige d’interprétation de dispositions qui n’existent plus, celles applicables à un litige né en 2008. Mais les commentateurs n’en disent rien et font comme si c’était désormais le droit applicable, erga omnes.

En conséquence, l’arrêt de la Cour de cassation est soit un arrêt dépassé par les évolutions législatives récentes et ne juge qu’une situation de droit passée, soit, il a une durabilité au delà des dispositions qu’il a interprétées et que vient traduire le principe posé par la Cour.

Il est alors un scandale qui doit être dénoncé et combattu pour obtenir un revirement ou complément à cette jurisprudence à la première occasion. Dans les deux cas, il n’introduit que de la confusion et conduit les commentateurs à se fourvoyer. J’espère bien que Saint Yves nous en a gardé !

 

Les nouvelles des fronts bébêtes        

Sont toujours des nouvelles d’effroi…

La Corse en bonne voie de « catalanisation » ?

Environ un quart des électeurs corses[13] se sont prononcés pour l’autonomie ou l’indépendance et J.G. Talamoni, le Puigdemont du pauvre (c’est dire), s’emballe et parle de raz-de-marée nationaliste.

Tous les médias continentaux lui emboitent le pas, après avoir servi la soupe aux mystificateurs catalans et finalement avoir dû manger leur chapeau en quelques jours une fois les conneries pliées par une droite espagnole qui en a dans le calcif.

« Raz-de-marée », « triomphe » (à un quart des suffrages…), et on en passe. Sans arrêt les mêmes sornettes, l’avide de sensationnel, même sur France Inter ou sur France Culture. C’est dire où l’on en est rendu.

Alors qu’il ne s’agit que ce soit en Espagne, en France ou ailleurs, que de nationalisme et de déconstruction des Etats vers le bas, vers les roitelets locaux et une sorte de tribalisme moderne. Alors également que c’est par le haut, le supra national et la régulation mondiale qu’il faut dépasser les limites des Etats[14]. Les intérêts économiques mondialisés et financiarisés peuvent sabrer le champagne, le poil à gratter catalan ou corse les fait doucement rigoler. Mieux ils en redemandent. Les peuples sont assez cons au fond doivent-ils se dire… Peut-on vraiment les détrumper ?

Là, pour la Corse, je vous le dis il ne s’agit pas de l’opérette catalane et il pourra y avoir des morts. Ils ont déjà tué un préfet de la République de sang froid et dans le dos. Les Corses, c’est comme ça depuis toujours à ce que l’on dit. Alors oui, améliorons encore l’autonomie, mais la voie de l’indépendance pour permettre à des Talamachin ou des Siméonchose de jouer au roitelet, au chef d’Etat ? C’est non.

 

Chiffres clés

Les chiffres qui tuent… 

266

Le nombre de concerts de Johnny à l’Olympia, respect.

 

Le crétin du mois….

Filochard, Gégé de son p’tit nom… autrement dit Gérard Filoche.

Incroyable dérapage, il va en prendre plein la musette le Filochard pour son dérapage antisémite sur tweeter.

http://www.huffingtonpost.fr/2017/11/21/gerard-filoche-exclu-du-ps-apres-son-tweet-antisemite_a_23284533/?utm_hp_ref=fr-homepage

Filochard viré du PS pour ce retweet antisémite… Il va pouvoir rejoindre les Obono et autres racialisés de la France Insoumise dont il partageait déjà les idées de vrais marxistes attardés…

Mais en même temps il nous rend service par une belle leçon de droit sans le faire exprès :

https://brunodondero.com/2017/11/23/apprendre-le-droit-avec-gerard-filoche-le-retweet/

Eh oui, quand ce n’est pas humoristique, comme ici dans ces colonnes, le droit de l’injure et de la diffamation de la loi sur la presse, qui date de 1881 et qui a connu d‘autres évolutions technologiques, s’appliquent sur le Net qui n’est pas un espace de non droit…

Au fond, merci Gérard !

 

La P’tite Biblio

 De Giacomo Todeschini,

« Les Marchands et le Temple », chez Albin Michel, collection « L’évolution de l’humanité », sous la préface enthousiaste de Thomas Piketty. Enfin traduit en français 15 ans après sa sortie en Italie, ce grand ouvrage tord le cou à toutes les idées convenues en histoire économique selon lesquelles les 10 siècles du Moyen-âge chrétien, ennemi de l’argent, n’auraient pas connu de pensée économique car celle-ci ne pouvait éclore que dans le monde sécularisé que permit la Réforme. Ben voyons.

Il démontre au contraire que les processus économiques ont été au cœur de la pensée médiévale et que des liens étroits unirent, dans les sociétés médiévales, religion et économie, richesse matérielle et spiritualité. Mais comment a-t-on pu croire qu’il en fut autrement ? Seule un pensée mystifiée par la paresse intellectuelle a pu produire chez la plupart des intellectuels et universitaires, aveuglés par les atours de nouveauté de la Réforme, un tel résultat.

Vous verrez ils nous referont le coup dans l’autre sens, cette fois avec l‘islam anticapitaliste… Je vous le disais, les religions pervertissent tout.

 

Notes de bas de pages

[1] D’après le bon Souchon :

« Tu verras bien qu’un beau matin fatigué

J’irai m’asseoir sur le trottoir d’à côté,

Tu verras bien qu’il n’y aura pas que moi

Assis par terre comme ça… »

[2] Sortir un papier argumenté et qui se veut de qualité prend du temps ! Ce travail devrait être fait par des gens dont c’est le métier, à temps plein et avc des moyens autres que ceux d’une personnes seule. Le billet mensuel de DECODA a existé parce que ce type de publication n’existe que très peu dans l’ensemble du paysage médiatique

[3] A., A., M., J.M. et L. en vous remerciant par vos seules initiales pour préserver votre anonymat et votre sécurité d’avoir mensuellement ainsi lié votre sort à mon billet !

[4] D’ailleurs c’est bien Arfi et Médiapart qui ne lâchant rien viennent de flinguer un journaliste de France Inter, Patrice Bertin, pour harcèlement sexuel, au terme d’une longue enquête sans concession… allez Edwy même effort pour Ramadan ou un de ses condisciples, ce serait bien le diable si vous n’arriviez pas à un dégoter un pour faire vos preuves …

[5] Joffrin qui dans un de ses billets récents vient d’affirmer que le voile ne pouvait être interdit aux accompagnatrices de sorties scolaires, contrairement à ce que veut faire Blanquer, car il n’est pas interdit dans l’espace public… Et à l’école il faut peut être aussi le rétablir ? On ne peut pas être plus stupide…

[6] Voir notre article dans le magazine SLATE, indépassable, http://www.slate.fr/tribune/80101/laicite-loi-1905-peau-de-chagrin

[7] Relisez donc à cet égard les analyses de Gildas Richard sur la nature de l’islam et de sa violence intrinsèque comme si la dernière née des trois religions monothéistes avait, comme dans une sorte de paroxysme indépassable, parachevé le travail des deux précédentes, passablement violentes aussi dans certains des passages de leur Livre mais ayant su à l’époque moderne sauf exception minoritaire dépasser cette nature (voir Document média joint –  Gildas Richard – L_esprit de l_islam et la violence– qu’on ne se lasse pas de lire et de découvrir progressivement toute la richesse d’un texte difficile)

[8] Vous savez sans doute pour quels motifs puisque vous connaissez votre petit DECODA sur le bout des doigts, mais si vous voulez récapituler ces motifs, lisez la récente profession de foi de Laurent Bouvet dans laquelle on se retrouve complètement (Voir en Document Média joint – La République aujourd_hui) et que l’on pourra même publier en billet spécial en début d’année 2018 avec nos vœux tant il y dit tout ce qu’il faudrait que la partie de la gauche qui trahit la République se souvienne…

[9] https://medium.com/@printempsrepublicain/discours-gilles-clavreul-prixlaicite2017740dae72994a

[10] Le légendaire président de l’Observatoire aveugle de la laïcité qui est plus souvent avec le CCIF qu’avec les laïques exigeants

[11] Un exemple, mais il y en aurait mille autres, le cas du Nord Isère oublié par Grenoble et qui se tournerait vers d’autres métropoles (Lyon ou même la Savoie), ce que l’organisation administrative territoriale ne facilite absolument pas bien au contraire

[12]Le blog de Miche Huyette, qu’on aime pourtant bien, en rend compte objectivement de manière correcte mais sans aucun esprit critique : http://www.huyette.net/2017/11/le-port-d-un-voile-islamique-en-entreprise-et-ses-limites-le-mode-d-emploi-de-la-cour-de-cassation.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

[13] Un électeur corse sur deux a voté, tant au premier qu’au second tour des élections pour la Collectivité territoriale unique, et sur ces 50% les autonomistes alliés aux indépendantistes comme la carpe se marie avec le lapin ont représentés 56% des voix au second tour, donc moins d’un quart des électeurs, soit en divisant bestialement par deux un huitième chacun pour les indépendantistes d’un côté et les autonomistes de l’autre… un raz-de-marée ? Où ça ?

[14] Même si, conformément au point précédent (point 3), il faut aussi tenir compte des dynamiques de développement local 

 

5 Commentaires

Classé dans Accueil

Brèv’vertes de Lucas, n°15

Brèv’vertes n°15 archivées en rubrique « Sauvons la planète ? »

1 commentaire

Classé dans Accueil

Le Maire de Ploërmel a les lobes qui pendent…

Billet archivé en rubrique « Billet d’Actu » 

4 Commentaires

Classé dans Accueil