Une très belle année 2020 !

Rien de tel, pour espérer retrouver la banane en 2020, qu’une bonne vieille citation en cette période de voeux et de l’illustrer devant une glace, de préférence ouverte sur le monde. Si la citation est de Talleyrand-Périgord, ce peut être encore mieux !

« Quand je me regarde, je me désole…
Quand je me compare, je me console…  »

En cette période de défilés et de blocages incessants dans un pays qui est pourtant au top des dépenses publiques et des prestations sociales (à 1300 milliards d’euros l’an pour un PIB de 2300 milliards),il est bon de rappeler à la raison et à la retenue certains égoïsmes corporatistes qui, s’agissant de privilèges divers, ne semblent connaitre qu’un seul mot « pas touche ! ». Même lorsque la raison et la justice commandent d’y toucher…

Alors lisez et faites lire l’article de Speranta Dimitru, maître de conférences à l’université Paris Descartes, article lumineux et bouleversant comme peut l’être une analyse dont l’intelligence éblouit. Une sorte de contrepoint magique face à toutes ces consciences mystifiées en brun ou en rouge par des temps où dans les défilés l’on raisonne avec la finesse d’une banderole.

http://theconversation.com/gilet-jaune-la-majorite-des-francais-fait-partie-des-10-les-plus-riches-au-monde-110665?utm_medium=email&utm_campaign=La%20lettre%20de%20The%20Conversation%20France%20du%2028%20dcembre%202019%20-%201490614164&utm_content=La%20lettre%20de%20The%20Conversation%20France%20du%2028%20dcembre%202019%20-%201490614164+CID_30011a0b7d505479b3ea0ad63bdc04d7&utm_source=campaign_monitor_fr&utm_term=Gilet%20jaune%20%20%20La%20majorit%20des%20Franais%20fait%20partie%20des%2010%20%20les%20plus%20riches%20au%20monde

Après avoir lu cet article remarquable, unique, regardez les défilés et les récriminations contre la réforme des retraites, qu’est ce que vous y voyez ?

Pour ma part, je n’y vois aucun sans culotte ni aucun damné de la terre; ils ne sont plus chez nous. Juste des privilégiés qui s’accrochent à leurs petits avantages. Au surplus, ensauvagés comme sont certains, ils sont prêts à renverser la table. Prêts à se rallier au premier autoritarisme qui leur promettra des salades. Prêts en prime à piétiner la République et la démocratie dont ils n’ont à battre au fond que lorsqu’elles leur servent des prestations intouchables. Le pire est que la majorité dans le pays, selon les sondages, semble penser comme eux et les médias mesurent chaque jour l’état de ce soutien navrant qu’il s’agisse l’an passé des gilets jaunes ou aujourd’hui de l’action des troupes de Martinez et Cie.

Il est vrai que si je voulais être méchant, je dirai bien que le premier peuple de l’histoire qui a refusé une Constitution pour un projet qu’il construisait pourtant depuis 50 ans (la France en 2005) alors que beaucoup de peuples ont donné des vies pour en avoir une, ce peuple, animé des mêmes tares et des mêmes vices bruns et rouges, ne peut après tout que s’adosser à tous les corporatismes qui passent pour refuser un régime de retraite à vocation et portée universelles. Mais l’heure n’est pas à l’aigreur….

Une très belle année 2020 donc !
Avec l’espoir quand même qu’elle soit, à l’instar de cet article de Mme Dimitru, celle du ressaisissement contre toutes les bêtises.

1 commentaire

Classé dans Accueil

Le message de Lucas…

Des « Brèv’vertes »… à l’action écologique et solidaire…

Il n’y avait qu’un pas… qui peut devenir un grand pas pour l’Humanité. Il ne tient à chacun que d’y apporter sa pierre !

 

« Bonjour à toutes et à tous,

Cette année avec Récup et Gamelles, nous avons animé plus de 120 ateliers et événements, nous avons préparé près de 40 buffets, ce qui nous a permis de rencontrer et de sensibiliser plus de 12 000 personnes ! Nous avons aussi accompagné plus d’une dizaine de restaurants, formé plus d’une quarantaine de personnes en tant qu’ambassadeurs et accompagné des dizaines de projets sur le territoire sur la réduction des gaspillages tout en sauvant plus de 5 tonnes d’aliments.

Nous lançons donc une campagne de financement pour développer nos actions et aller encore plus loin dans la démarche !

Nous comptons sur vous pour nous aider à travers vos dons, petits et grands, chaque don compte ! Pour vous remercier, nous vous proposons également en contrepartie de profiter de « lots » (paniers garnis, places d’ateliers…), qui vous permettront de partager votre engagement lors de ces fêtes de fin d’année !

[possibilité de les récupérer avant Noël]

Ci-dessous le lien pour accéder à la campagne et aux différents projets que nous souhaitons développer sur l’année 2020 :

https://www.helloasso.com/associations/recup%20et%20gamelles/collectes/toujours-plus-loin-en-2020-avec-recup-et-gamelles

N’hésitez pas à revenir vers moi pour plus de détails, ainsi qu’à diffuser largement la campagne !

Je vous remercie d’avance pour votre soutien !  »

Lucas Bodet

Chargé de projets Récup et Gamelles
07.86.09.03.78

Poster un commentaire

Classé dans Accueil

Le « Grand Remplacement », un virus français… suite et fin

Les données chiffrées disponibles

Après la déconstruction idéologique de la fadaise « Grand remplacement »

(voir le billet du 27 novembre dernier : https://francoisbraize.wordpress.com/2019/11/27/le-grand-remplac…n-virus-francais/), 

un complément sur les données chiffrées relatives à ce sujet peut être apporté.

Même si les adeptes de la théorie récusent les chiffres officiels car ils ne corroborent pas leurs fantasmes (et même si une approche fantasmagorique se combat très mal avec des données chiffrées sérieuse), il est toujours utile, malgré tout, de mesurer la réalité des phénomènes. Il n’y a pas que les fantasmes d’une partie du corps social d’extrême droite, il y a aussi la nécessité de considérer les chiffres.

Il faut donc le faire dans deux objectifs : pour lutter contre la contagion sur des esprits sains des fantasmes de l’extrême droite mais, aussi,  pour combattre en toute connaissance de cause les visées des islamistes. Ceux-ci  se sont fait, de leur côté, du « Grand Remplacement » le but politique de l’islam conquérant, en investissant d’ores et déjà certains territoires qualifiés désormais de « perdus » pour la République par les analystes lucides. On pourrait même ajouter contre tous ceux qui ne voient rien ou ne veulent rien voir, faisant aussi le lit du RN.

Mais, pour mesurer quelque chose, il faut définir de quoi l’on parle. A propos du « Grand Remplacement » de quoi nous parlent ses prophètes et ses adeptes ?

Très clairement pour eux, il s’agit de la substitution progressive d’une culture (ou d’une civilisation), la nôtre, par une autre et on mesure bien à leurs propres propos que c’est bien celle du monde islamique qui, selon eux, tendrait à prendre progressivement le dessus jusqu’à la substitution finale.

On comprend dès lors que les données chiffrées de l’immigration, pourtant incontestables, ne satisfassent pas prophètes et adeptes de la théorie puisque bon nombre des immigrés qui viennent sur notre sol ou des étrangers qui y résident ne sont pas d’une autre culture que la nôtre et n’ont rien à voir avec celle supposée par eux nous envahir (voir à cet égard, les chiffres de l’immigration en France, Données 2019 du ministère de l’Intérieur : Les_principales_donnees_de_l_immigration_au_12_juin_2019).

Ces données sur l’immigration, ainsi que les données démographiques sur les populations présentent sur notre sol, ne montrent aucun signe tangible accréditant la thèse d’un « Grand Remplacement » islamique puisque les étrangers restent complètement minoritaires dans notre pays (4,4 millions sur 66 millions) après des décennies d’immigration et, en stock, la partie de la population culturellement ou confessionnellement non islamique est une majorité écrasante (86 à 90%). N’en déplaise. On ajoute que les données admises sur l’immigration clandestine ne changent pas radicalement cette situation et l’appréciation que l’on a pu porter[1].

C’est la raison pour laquelle grands prêtres et adeptes de la théorie convoquent l’irrationnel et l’indémontrable au soutien de leur thèse du « Grand Remplacement », d’ores et déjà en cours selon eux.

D’abord par  l’hyper fécondité supposée des femmes musulmanes. Hyper fécondité qui, contrairement à toutes les autres femmes du monde, ne serait pas réductible par le développement économique et social. Ensuite, par le fait que les enfants français d’immigrés musulmans ne seraient pas de véritables français compte tenu de leur culture héritée et concourraient ainsi eux aussi au « Grand Remplacement ». Au passage à la seule relecture de ce que l’on écrit ci-dessus on se rend compte qu’une telle théorie est faite pour des neuneus ou pour tous ceux qui, bestialement, ne raisonnent qu’avec leurs tripes qu’ils ont au demeurant bien encombrées.

En fait, si l’on souhaite traiter un tel sujet de manière sérieuse et pas uniquement fantasmagorique, il ne suffit pas de comptabiliser les personnes de religion ou culture musulmanes présentes sur notre sol. C’est une escroquerie intellectuelle des prophètes de la théorie que de le faire et il faut le dire. Il est impératif  en fait tenir compte du ratio de pratiquants.

En effet, certaines personnes, qualifiés de musulmans ou d’origine musulmane, ne sont pas ou plus en fait pratiquants, d’autres sont pratiquants mais parfaitement intégrés à nos valeurs et principes républicains et les considèrent comme au dessus de celles et ceux de leur confession, ou de leur culture héritée.

Si l’on est honnête intellectuellement, on ne peut pas, dès lors, faire masse du tout et ne pas faire de tri. Il est en effet indispensable de faire ce tri en essayant de dénombrer, parmi les populations de religion ou culture islamique (héritée ou par conversion) présentes sur notre sol les personnes qui, par volonté ou croyance s’opposeraient à nos principes fondamentaux et aux valeurs de notre culture et tendraient à vouloir les supplanter par les leurs propres, celles de l’islam et de la charia. C’est en effet très sérieusement le seul « Grand Remplacement » que l’on voudra bien ici considérer car il s’agit d’un objectif politique déclaré comme tel. Comment et pourquoi ne pas les croire ?

A cet égard donc, quoi de mieux que leur propre parole. Elle a été mesurée par une étude  récente qui a mesuré à 27% les musulmans qui déclaraient eux mêmes se situer en dehors de nos clous républicains en plaçant (ce qui au passage est inadmissible) leurs lois religieuses et notamment la charia au-dessus des lois de la République (voir Etude IFOP 2019 sur les musulmans en France, 30 ans après l’affaire du foulard de Creil en document PDF joint : 116646_Rapport_Ifop_le_Point_FJJ_2019.09.11).

Clairement cette part de moins d’un tiers peut être considérée comme un chiffre fiable pour mesurer  le nombre maximum des partisans d’une forme de « Grand Remplacement » puisque, pour eux, il s’agirait peu ou prou de remplacer, en tout ou partie peu importe, par l’islam et sa Charia notre système de valeurs démocratiques et de principes fondamentaux qui, politiquement, fondent notre République et plus globalement même notre philosophie de vie en société.

Si l’on souhaite chiffrer cette part pour quantifier plus précisément le problème, il faut pouvoir déterminer parmi les personnes de confession ou culture musulmanes présentes sur notre sol, françaises ou étrangères, celles croyantes. En effet,  les non croyants,  ne peuvent pas être des intégristes d’une confession qu’ils délaissent.  Il faut donc en toute rigueur intellectuelle  n’appliquer qu’à la proportion de musulmans croyants  le ratio de 27% pour trouver approximativement le nombre d’adeptes du « grand remplacement » islamique présents sur notre sol.

Le nombre de personnes de confession ou culture musulmane présentes en France varie selon les estimations sérieuses de 6 à 10 millions de personnes sur 67 millions d’habitants (6 millions de musulmans croyants, pratiquants et non pratiquants, auxquels on peut ajouter 4 millions qui, sans être croyants, se reconnaissent dans une identité culturelle musulmane)[2].

C’est donc, a priori, au nombre de 6 millions de musulmans croyants présents sur notre sol qu’il faudrait appliquer le ratio de 27% adeptes du grand remplacement religieux et culturel islamique, soit 1,6 million de personnes puisque les non croyants d’identité musulmane ne peuvent être des intégristes d’une confession qu’ils ont abandonnées[3].

On mesure ainsi à tout coup que nous avons un problème bien réel et identifié, puisque certains, en nombre, se font un objectif religieux et/ou culturel d’un véritable remplacement de nos valeurs et principes par celles et ceux de la charia.

N’ayons aucune mansuétude à cet égard, notre combat est juste et incontestable et même la CEDH, pourtant peu suspecte de sévérité vis-à-vis des confessions,  a proscrit de telles visées politiques inacceptables[4].

Mais ce remplacement que les islamistes appellent de leurs vœux n’a pas plus de chance d’advenir, si nous continuons à lutter contre lui sans baisser la garde laïque et sur les droits des femmes notamment,  que le « Grand Remplacement » fantasmagorique agité par certains xénophobes et racistes patentés dont la généalogie bien de chez nous a montré,  au détriment de nos compatriotes juifs, ce dont ils pouvaient être capables.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Notes de bas de pages

[1] Un chiffre de 400 000 étrangers clandestins présents sur notre sol est le chiffre communément admis ; il s’agit d’un « stock » permanent  et non pas d’un flux annuel

[2] Les approximations les plus farfelues circulent sur le Net et dans les publications de la « fachosphère » ou assimilées qui évaluent le nombre de musulmans en France à 20 millions… pourquoi pas 30 millions, on se le demande ? On jurerait que lorsque l’on parle à des ânes toutes les inepties sont permises…

Pour des sources sérieuses, voir :

https://factuel.afp.com/20-millions-de-musulmans-en-france-ils-sont-environ-4-fois-moins-selon-les-estimations-les-plus

https://www.marianne.net/debattons/editos/musulmans-en-france-lenquete-qui-devoile-tout-enfin

Voir aussi les travaux de Patrick Simon, socio-démographe : 

http://icmigrations.fr/2019/04/17/defacto-6-005/

[3] On peut discuter ce pourcentage (27%)  car il a été déterminé par un sondage qui a pris comme échantillon représentatif un panel de musulmans et de personnes dites «d’origine musulmane»  englobant donc pratiquants et non pratiquants et même sans doute des personnes d’origine musulmane non croyantes ; si l’on avait dans cette enquête pris comme panel que des musulmans croyants et pratiquants peut être que le ratio de personnes considérant que les règles religieuses islamiques (la charia)  passent avant les lois de la République,  eût été supérieur ; mais nous n’en savons rien ; il est quoi qu’il en soit hors de question de considérer que  des non croyants peuvent être des intégristes de la confession qu’ils ont abandonnée ; il y a des limites et ce sont celles du bon sens.    

[4] Voir à ce sujet : https://francoisbraize.files.wordpress.com/2019/11/cedh-arr_c3_aat_20refah_20partisi_20c_3a_20turquie_20_28grande_20chambre_29_20du_20_3a2003.pdf

 

 

Texte du billet en fichier PDF : Le « Grand Remplacement » données chiffrées VD

8 Commentaires

Classé dans Accueil

Retraites, à quelle sauce au juste ?

 

C’est pas le tout de défiler, de geindre ou d’éructer, même si c’est la mode dans ce pays. Il faut essayer de comprendre et plutôt hors des circuits qui n’ont d’autre objectif que de nous enfumer.

Vous voulez vous faire une idée de ce qui est dans le projet de réforme des retraites et de ce qui n’y est pas ?

Vous en avez comme moi assez de ces interminables débats stériles de pseudos experts de plateau TV, ou de ces dizaines d’articles qui ne disent même pas l’essentiel.

Tous ces « C dans l’air » sur le sujet lors desquels il n’a jamais été dit sur quoi portait exactement la réforme Macron.  Qui y a fourni une réponse claire à la question de savoir si la réforme porte sur le régime général de retraite, dit de sécurité sociale, ou bien aussi sur les retraites complémentaires et dans quelle mesure ? Ou et quand cela a t-il été dit ou écrit  clairement ? Comment prévoir un nouveau  régime général de sécurité sociale à points et l’articuler avec des retraites complémentaires elles aussi déjà à points ?

Chacun peut avoir son opinion mais que prévoit le projet ? Qui le sait ? Même plutôt bien informés nous étions incapables de le dire ainsi que quelques uns de nos amis réunis il y a encore 72h… Lequel de mes lecteurs le sait clairement aujourd’hui avant de lire ce qui suit ?

Vous en avez assez aussi de ces défilés comme aujourd’hui où l’on ânonne des slogans qui raisonnent avec la puissance intellectuelle de banderoles devant des micros trottoirs complices de toutes les bêtises dès lors qu’il y a de l’émotion ou du black ou jaune bloc qui traîne…

Vous en avez assez aussi de ce gouvernement où l’on tire à hue et à dia et où les ministres venus de la droite, en bons petits libéraux incontinents, flinguent la réforme systémique en la polluant avec leurs ajustements dits paramétriques de petits comptables, qui seront peut-être nécessaires compte tenu des réalités économiques, mais qu’il eût été intelligent de laisser de côté quelques temps, comme s’y était engagé le candidat Macron…

Alors lisez le document joint préparé par « Le courrier des retraités » dans son  n°54 à l’initiative de Christian Bourreau. Tout y est et il est précisé clairement ce qui est dans la réforme et ce qui n’y est pas et qui reste à définir. Vous aurez tous les éléments.

Ainsi vous pourrez vous faire un jugement éclairé et documenté et décider d’une position qui ne soit pas que le résultat d’un enfumage médiatique ou idéologique. Enfumage qui est, dans le monde dans lequel nous vivons désormais, un risque permanent.

Dans le document ci-après, vous aurez la synthèse en quelques pages du rapport Delevoye avec une excellente présentation des problématiques.

retraiteRapport Delevoye

Bonne lecture !

6 Commentaires

Classé dans Accueil

Le « Grand Remplacement », un virus français…

 

Signalé : Cinq podcasts de Roman Bornstein[1], réalisés par Thomas Dutter, disponibles sur France Culture au lien donné ci-dessous pour chaque épisode de cette série remarquable sur le « Grand Remplacement » dont on s’est inspiré ici pour préparer ce billet.

NDLR :

  Ne vous y trompez pas, ici on est favorable à ce que Eric Zemmour, Renaud Camus et  leurs coreligionnaires puissent s’exprimer sur les sujets et avec les idées de leur choix et c’est d’ailleurs la même liberté qui nous permet de dire, ici, que ce qu’ils soutiennent est une honte pour l’esprit. Comme leurs prédécesseurs antisémites,  ou encore ceux qui fantasmaient fin 19ème début 20ème siècle sur le péril jaune, ou noir d’ailleurs, la bêtise et le déshonneur sont toujours de mise pour une extrême droite qu’on dirait cuite et recuite des mêmes haines tout au long de l’histoire. On le dit et on le prouve en démontant ci-après la construction idéologique du « Grand Remplacement ».     

Pour ce  faire, on ne va pas perdre notre temps à  mener une bataille de chiffres car nos adversaires, tout à leurs fantasmes, n’acceptent pas les données statistiques objectives, type INSEE ou OCDE, et ne sont pas accessibles à l’exigence et à la rigueur scientifiques. Rien n’y fait ni n‘y suffit : si l’immigration régulière ne répond pas à leurs « attentes fantasmagoriques », ils convoquent l’immigration irrégulière (dont la quantification est par définition indémontrable) et, si c’est encore insuffisant, ils comptent culturellement alors comme « étrangers » certains français du fait de l’origine de leurs ascendants ou frappent les populations immigrées d’une constance dans le pullulement démographique que toutes les données sérieuses contredisent ; en effet, pour eux les couples immigrés,  a fortiori s’ils sont musulmans, persistent, même s’ils accèdent à un mode de vie et un développement de type occidental, à se reproduire en masse ?! On leur prête ainsi une fécondité « naturelle » constante qui est nécessaire à la réalisation de la théorie. CQFD !

Que l’on ne s’y trompe pas non plus, on est ici partisan de l’application de nos engagements internationaux sur le droit d’asile des réfugiés et  d’une immigration économique raisonnée – pas à la politique de « bisounours » des portes grandes ouvertes –  notre exigence étant assortie de la plus grande fermeté vis-à-vis du prosélytisme islamiste, ainsi que d’une tolérance zéro dans la vigilance laïque et sur les droits de la femme. Que celles et ceux à qui cela ne convient pas aillent voir ailleurs si d’autres cieux leur conviennent davantage.

 Tout ceci étant précisé, allons-y,  avec France Culture en métronome, pour la déconstruction historique et idéologique de la théorie du « Grand Remplacement » expression à laquelle on met des guillemets comme à toute théorie fumeuse ou chose qui n’existe pas (telle que revendiquée par ses adeptes), à l’instar de ce que l’on a déjà fait ici pour « l’islamophobie ».

 

Sous le nom de « Grand Remplacement », le mythe d’une invasion migratoire orchestrée par les élites mondiales est devenu le cri de ralliement des identitaires de tous les pays.

Car, pour tout identitaire qui se respecte  la « vague migratoire submersive » n’est pas une simple donnée factuelle, ce serait trop simple. Elle ne peut être qu’organisée par ceux qui veulent  nous remplacer. En ce sens, la théorie du « Grand Remplacement » n’est pas qu’une hostilité à l’immigration,  elle participe des innombrables théories du complot. Même si certains des auteurs adeptes de la théorie se défendent d’adhérer à une forme de théorie du complot (tant c’est sans doute idiot, même à leurs yeux), le remplacement est pour eux quand même sciemment organisé… Mais reprenons du début.

Le mythe d’une invasion migratoire orchestrée n’est pas un thème nouveau. A intervalles réguliers, il traverse la France depuis près d’un siècle. Belle époque, Années folles, Grande dépression, décolonisation : chaque décennie a connu ses prophètes de la submersion étrangère qui lancent leurs carrières littéraires et politiques sur le dos de l’immigration. Dès les années 1910, le mythe prend forme.

1 – Le « Grand Remplacement », un virus français : à l’origine d’un mythe

La peur d’un changement de population à la suite d’une invasion migratoire n’est pas un thème nouveau dans le discours public français. Avant même la première guerre mondiale, des hommes politiques et des romanciers agitaient le spectre d’une invasion venue des colonies asiatiques et africaines. Les livres qui s’emparent de cette psychose se vendent à des millions d’exemplaires.

Après la saignée de 14-18, la France  est durablement affaiblie. Avec près de 1.5 millions de jeunes français qui ne reviennent pas du front, ce sont autant d’enfants qui ne naissent pas. Ce sont les « classes d’âge creuses ». Parallèlement, des immigrés arrivent des pays pauvres du sud et de l’est de l’Europe. L’angoisse démographique et identitaire prend forme, un climat xénophobe se développe. La petite communauté juive est accusée de s’infiltrer dans les grandes entreprises, les banques, le gouvernement.

A la veille de la seconde guerre mondiale, les immigrés représentent moins de 6% de la population. Mais pour certains, c’est déjà trop : la France serait en passe d’être détruite par ces nouvelles minorités. Une police des étrangers se forme. Ses hommes fourniront les cadres du Commissariat général aux questions Juives de Vichy. Après 1945, il faut reconstruire le pays. Les travailleurs venus des colonies arrivent en métropole. Immigrés, ils sont néanmoins Français. Mais les guerres d’indépendance vont les faire changer de statuts et faire naître des rancœurs tenaces. Bientôt, des partis politiques extrêmes prospèreront sur ces fractures.

https://www.franceculture.fr/emissions/mecaniques-du-complotisme-saison-2-les-instructions-secretes-et-le-faux-complot-des-jesuites/le-grand-remplacement-un-virus-francais-episode-1-a-lorigine-du-mythe

2 –  Le « Grand remplacement », un virus français : Le Front national

Reprenant le flambeau de la peur migratoire, le Front National s’installe dans le paysage politique français. Après 1945, la France fait appel aux travailleurs venus des colonies pour participer aux chantiers de la reconstruction.

En 15 ans, 1 million d’étrangers supplémentaire s’installent. Malgré les difficultés d’intégration et la formation des bidonvilles aux portes des grandes métropoles, la prospérité économique de l’après-guerre assure un emploi à l’immense majorité d’entre eux. Mais des troubles politiques apparaissent.

La guerre d’Algérie marque la fracture entre la France et ses anciennes colonies. Les immigrés algériens continuent de s’installer, mais ce sont désormais des étrangers. On les regarde avec rancune et méfiance. Surtout, au tournant des années 70, les Trente Glorieuses touchent à leur fin. Le chômage décolle. Les places sur le marché du travail deviennent plus chères.

On découvre de plus que la cohabitation avait démarré sur un malentendu : ces travailleurs étrangers qu’on pensait de passage décident finalement de rester en France pour y fonder leurs familles. Les immigrés sont alors 3,8 millions. Un homme se saisira de ce nouveau contexte pour monter les Français contre eux : Jean-Marie le Pen. Comme ses prédécesseurs du début du 20e siècle, il dépeint une France envahie par les étrangers sous l’effet d’une natalité déclinante et d’une immigration galopante. Le pays serait en danger de mort.

D’une élection à l’autre, ses scores progressent, ses idées se normalisent. La crise des années 80 avait alimenté les rancœurs économiques. Avec les années 2000, la panique sécuritaire du terrorisme prend le relais. Une formule va résumer toutes les angoisses de l’époque : le grand remplacement. Elle est née sous la plume d’un homme que rien ne prédisposait à devenir le porte-étendard des extrêmes droites européennes : Renaud Camus.

https://www.franceculture.fr/emissions/mecaniques-du-complotisme-saison-2-les-instructions-secretes-et-le-faux-complot-des-jesuites/le-grand-remplacement-un-virus-francais-25-le-front-national

3 – Le « Grand Remplacement », un virus français : Renaud Camus

Au début des années 2000, un écrivain français jusque-là principalement connu pour sa contribution à la littérature gay des années 70 s’invite dans les débats sur l’immigration, dont il est convaincu qu’elle amènera la disparition des Français. Il résume sa pensée en deux mots : le “Grand Remplacement”.  D’une formule, Renaud Camus parviendra à cristalliser les angoisses de l’époque.

Né en 1946, Renaud Camus voit peu à peu changer les paysages de son enfance. Bientôt âgé de 70 ans, il met son talent d’écrivain au service de sa nouvelle obsession : stopper l’immigration et renvoyer chez eux les étrangers pour enrayer la transformation de la France.

En 2010, il trouve la formule qui va résumer son mal-être : le grand remplacement. L’immigration en hexagone aurait pris de telles proportions que la France serait sur le point de disparaître, et avec elle son peuple, sa langue et sa civilisation. Parallèlement à ce qu’il tente de faire passer pour constat démographique factuel, Renaud Camus développe un discours complotiste : le grand remplacement ne serait pas un phénomène naturel, il résulterait d’une volonté, il servirait des intérêts.

A la manœuvre,  des forces « remplacistes » orchestreraient l’islamisation et l’africanisation de l’Europe. Si les chiffres des démographes le contredisent, c’est justement parce qu’il dit vrai, estime Renaud Camus : le gouvernement manipulerait les chiffres officiels pour cacher aux Français la réalité du phénomène migratoire. Pour empêcher la population française de devenir minoritaire sur son propre sol, Renaud Camus ne se contente pas d’écrire. Il entre en politique, fonde un parti, tente de se présenter aux élections présidentielles.  Sa candidature de témoignage n’aboutit pas, mais sa formule fait son chemin. Le Front National se la réapproprie.

Invité en 2012 à s’exprimer devant ses élus, l’ancien militant du PS appelle désormais à voter pour Marine le Pen.  Retiré dans son château, Renaud Camus n’est pas sur le devant de la scène, son rôle se joue dans les coulisses. Si ses livres sur l’invasion migratoire se vendent peu, il dispose néanmoins d’une poignée de lecteurs particulièrement influents. Parmi eux, un homme jouera un rôle crucial pour médiatiser et populariser le mythe du « Grand Remplacement » : Eric Zemmour.

https://www.franceculture.fr/emissions/mecaniques-du-complotisme-saison-2-les-instructions-secretes-et-le-faux-complot-des-jesuites/le-grand-remplacement-un-virus-francais-35-renaud-camus

4 – Le « Grand Remplacement », un virus français : la décennie Zemmour

Pour populariser son concept du « Grand Remplacement », Renaud Camus peut s’appuyer sur un homme, Éric Zemmour, et sur un contexte. En 10 ans, le polémiste médiatique devient une référence intellectuelle dans une France qui se crispe sous le coup de la crise économique, des attentats islamistes et de la vague des réfugiés syriens. En moins de 10 ans, le « Grand Remplacement » est sur toutes les lèvres

A la rentrée 2006, les téléspectateurs de France 2 découvrent sur leur écran un nouveau visage : Éric Zemmour.  Journaliste politique au Figaro, essayiste en croisade contre la féminisation de la société, ce fils de pieds-noirs est désormais le chroniqueur d’On n’est pas couché. Dès la première de ce talk show du samedi soir basé sur la polémique, il est invité à débattre de la politique d’expulsion des sans-papiers. Le ton est donné.

Pendant cinq saisons, au milieu des acteurs à la mode et des chanteuses du moment venus faire de la promotion, il disposera chaque semaine d’une tribune pour asséner un discours de plus en plus hostile à l’égard de l’immigration et des musulmans.

Son talent de polémiste est réel. Il lui ouvre les portes de tous les plateaux où il enchaîne invitations, chroniques et émissions à son nom : 5 ans sur France 2,  8 ans sur Paris Première, 9 ans sur RTL, 11 ans sur iTélé. Sa surface médiatique assure l’immense succès de ses livres où il dépeint une France décadente en passe de céder sous le poids de son immigration incontrôlée. Lecteur de Renaud Camus, il fait inlassablement la promotion de son « Grand Remplacement », jusqu’à gagner l’oreille de nombreux responsables politiques de droite, déjà lancés depuis le quinquennat Sarkozy à la poursuite des électeurs du Front National.

Le contexte de la décennie est particulièrement porteur pour les idées de Camus et de Zemmour. Crise de 2008, chômage, attentats islamistes et crise des réfugiés syriens alimentent les colères, les tensions communautaires et les angoisses identitaires.  En France comme à l’étranger, la figure de l’immigré devient le réceptacle de toutes les frustrations.

https://www.franceculture.fr/emissions/mecaniques-du-complotisme-saison-2-les-instructions-secretes-et-le-faux-complot-des-jesuites/le-grand-remplacement-un-virus-francais-45-la-decennie-zemmour

5 – Le « Grand Remplacement », un virus français : les mots finissent par tuer

La France n’est pas le seul pays travaillé par l’angoisse migratoire. Par internet et Amazon, les mots de Renaud Camus traversent les frontières. Dans une extrême droite américaine traumatisée par la présidence Obama et désinhibée par les discours de Trump, le « Grand Remplacement » résonne. Inspirés par les appels à résister au “génocide par substitution”, certains vont prendre les armes. Les mots tuent.

Depuis le début des années 2010, Renaud Camus s’emploie à alerter la France sur le « Grand Remplacement ». A la faveur d’un contexte économique et sécuritaire favorable, ses idées se sont propagées. Mais la France n’est pas le seul pays occidental à être travaillé par les angoisses identitaires.  Bientôt, le nom et les mots de Renaud Camus arrivent aux Etats Unis. Dans une extrême droite américaine traumatisée par la présidence Obama et désinhibée par les discours de Trump, le « Grand Remplacement » résonne. Dans un pays où les armes sont en vente libre, les appels à la guerre civile ne restent pas longtemps sans conséquences.

A l’été 2017, Richard Spencer, un des leaders de l’alt-right qui aime à citer les travaux de Renaud Camus, organise un défilé néonazi à Charlottesville, en Virginie. Flambeaux à la main, des milliers de crânes rasés défilent au cri de “You will not replace us.”, « Vous ne  nous remplacerez pas ». Une contre-manifestante est tuée.

Quelques mois plus tard, Trump lance une polémique sur l’invasion migratoire pour remobiliser sa base en vue des élections. Persuadé que les juifs sont derrière cette invasion, un américain ouvre le feu dans une synagogue de Pittsburgh le 28 octobre. Il tue 11 personnes.

Le 15 mars 2019, un australien s’attaque à deux mosquées de Christchurch, en Nouvelle Zélande. Il tue 51 musulmans. Il laisse derrière lui un manifeste pour justifier son geste. Son titre : le grand remplacement.

Le 3 août 2019, un américain attaque un centre commercial fréquenté par des hispaniques à El Paso, au Texas. Il tue 22 personnes. Il laisse un texte rendant hommage au terroriste de Christchurch et affirme agir pour lutter contre le remplacement ethnique et culturel en cours aux Etats Unis. A chaque fois, les tueurs deviennent des héros sur les forums d’extrême droite. En France, certains rêvent de les imiter. Les mots tuent.

https://www.franceculture.fr/emissions/mecaniques-du-complotisme-saison-2-les-instructions-secretes-et-le-faux-complot-des-jesuites/le-grand-remplacement-un-virus-francais-55-trump-camus-les-mots-tuent

*

« Le Grand Remplacement » est donc une construction idéologique d’extrême droite destinée à justifier le refus de l’immigration et à déclencher et entretenir les haines, et en particulier des immigrés de confession musulmane,  au nom de la sauvegarde de nos valeurs et de notre civilisation qui seraient  menacées d’être remplacées…

Paradoxalement, alors que cette théorie n’est en fait qu’une lubie et une fable, une partie des musulmans eux-mêmes en accréditent néanmoins le début de réalisation et la menace de son extension. Pour plusieurs motifs qui agissent sur les esprits dans ce sens : les visées expansionnistes d’une confession qui est fondamentalement une religion de la conversion au besoin par la violence et qui est, par sa charia, une religion anti-laïque, le refus d’intégration et de certaines de nos valeurs, telle l’égalité homme/femme, qui caractérise les musulmans rigoristes, la visibilité agressive et organisée des convictions religieuses ou culturelles pour satisfaire une ambition prosélyte militante et virulente, et in fine la mise hors du champ républicain de certains territoires passés sous leur coupe.

Ce sont donc deux mâchoires d’un seul et même piège qu’il faut refuser et combattre sans rien lâcher aux uns et aux autres.  Pour cela il nous faudrait un Pacte républicain réaffirmé. Un pacte constitutionnel clarifié par lequel la république, récusant les thèses d’extrême droite, assumerait ses obligations vis-à-vis des droits des réfugiés et prendrait sa part en matière d’immigration économique (ou même de simple recherche d’un avenir meilleur).

Un pacte  constitutionnel par lequel aussi elle s’imposerait davantage et sans concession face au communautarisme et par lequel elle ferait, avec beaucoup plus de fermeté, repasser sous son boisseau ceux qui n’ont d’autre objectif que de s’en affranchir pour atteindre leurs objectifs de conquête religieuse et culturelle, ou pour d’autres de conquête politique.

La constitutionnalisation intégrale des principes de la loi de 1905 ferait partie de ce Pacte renouvelé, ainsi que les principes rappelés par la Cour européenne des droits de l’Homme dans son arrêt du 13 février 2003 quant aux exigences qu’une démocratie peut imposer à l’islam politique ou d’ailleurs à tout parti aux ambitions totalitaires[2].

Ce Pacte réaffirmé, complété et clarifié[3], on en a aussi tracé l’esquisse à l’occasion du Grand débat national lorsqu’on a marqué les limites à apporter à l’exercice de la souveraineté populaire, qui pas plus qu’aucune autre souveraineté ne peut être absolue, dans l’hypothèse de création d’un Référendum d’Initiative Citoyenne[4].

La question du Pacte républicain devrait ainsi être approfondie dans une nouvelle perspective : rechercher un cadrage républicain plus efficace de nos adversaires  pour les empêcher de poursuivre leurs visées et de nuire. Nous ne sommes pas une démocratie à l’anglo-saxonne béate d’admiration devant toute  opinion pourvu qu’elle s’exprime et même si elle porte l’horreur. Notre République fait des choix et peut proscrire l’expression de certaines opinions contraires à la vision d’émancipation et de liberté qu’elle porte[5]. En effet, seule la liberté de penser est absolue, la liberté d’expression ne l’est pas.

 

Mais, ne nous y trompons pas, si le « Grand Remplacement » est un mythe idiot en l’état de notre situation et des perspectives d’évolution (évaluées avec un minimum de sérieux), le mythe droitier est aussi accrédité par les fous d’Allah eux-mêmes qui en font leur objectif déclaré jusqu’à, pour en poursuivre la chimère avec toutes les vierges qui l’accompagnent, se faire sauter à chaque fois que possible avec des centaines d’innocents, ou un couteau à la main en frappant les gorges qui passent.  Ceci n’est peut–être pas étranger à cela.

 

 

 

Notes de bas de pages

[1] Roman Bornstein, auteur également de « L’immersion numérique avec les gilets jaunes » présentée ici même il y a quelques semaines : https://francoisbraize.wordpress.com/immersion-numerique-avec-les-gj/

[2] Voir l’arrêt CEDH 13 février 2003 Refah Partisi c/Turquie : https://francoisbraize.files.wordpress.com/2019/11/cedh-arr_c3_aat_20refah_20partisi_20c_3a_20turquie_20_28grande_20chambre_29_20du_20_3a2003.pdf

[3] Voir nos articles dans  SLATE qui traitent de la question du Pacte républicain et de son contenu :

http://www.slate.fr/tribune/83673/iconoclastie-principe-constitutionnel

http://www.slate.fr/story/89331/fn-dissolution

 http://www.slate.fr/story/95099/sixieme-republique

[4]  Voir à ce sujet mon billet publié sur MEZETULLE sur les bornes à mettre à la souveraineté populaire s’exprimant par référendum :  https://www.mezetulle.fr/ric-ta-mere-par-f-b/

[5] Ainsi, nous avons déjà interdit l’expression de certaines convictions racistes ou discriminatoires ou d’incitation à la haine ; nous avons aussi proscrit le port de signes, insignes ou emblèmes de l’idéologie nazie compte tenu de l’horreur que porte cette idéologie ; nous pourrions faire de même avec l’idéologie islamiste qui récuse suffisamment nos valeurs démocratiques et nos principes fondamentaux pour que nous lui infligions la même punition sans que ses thuriféraires puissent se prévaloir de la protection des principes démocratiques qu’ils veulent abattre  (voir arrêt CEDH ci-dessus en note 2)  

 

Pour le texte de ce billet en fichier PDF voir :

« Le grand remplacement »VD

 

 

5 Commentaires

Classé dans Accueil

N.D.J. n°8

Archivée en rubrique NDJ

Poster un commentaire

Classé dans Accueil

Stupide, aveugle ou voyou, le Jojo ?

Billet archivé en rubrique « Billets d’Actu »

2 Commentaires

Classé dans Accueil

Mezetulle rejoint Decoda !

Signalé :

La philosophe Catherine Kintzler publie notre article « Islamophobie, un racisme ? » sur son blog MEZETULLE
Article co-écrit avec l’ami Bruno B.

Voir :

« Islamophobie » : un racisme ?

Quelle en soit remerciée !

1 commentaire

Classé dans Accueil

« Islamophobie », un racisme ?

Billet archivé en rubrique « Billets d’Actu »

5 Commentaires

Classé dans Accueil

Immersion numérique avec les gilets jaunes !

Billet archivé en rubrique « Billets d’Actu »

1 commentaire

Classé dans Accueil